Prendre soin de sa santé mentale au quotidien

Prendre soin de sa santé mentale au quotidien

Je vis une période de changements, tous positifs et choisis, qui entrainent, malgré tout, leur avalanche d’émotions. Et non, l’excitation lié à notre changement de vie n’est pas toujours celle qui est à la surface. D’ailleurs, elle est souvent ensevelie sous une certaine anxiété qui s’exprime de différentes façons. Associée au syndrome prémenstruel, c’est un cocktail puissant que je vous déconseille 😂

La tentation fatale est de fermer les yeux, les oreilles et le cœur surtout et fuir les émotions, les fermer à double tour. Mais je sais très bien que ça refera surface, et probablement à un moment crucial… Ca fait un moment déjà que j’ai choisi en toute conscience de faire pleine place à mes émotions, et d’être là avec elles. Je prends le temps de ressentir ce qui se joue, c’est déjà pas mal.

Pour être en capacité de faire cela, j’ai toute une panoplie de petites pratiques, trucs et astuces pour prendre soin de ma santé mentale au quotidien. « Santé mentale », j’ai l’impression que c’est encore un « gros mot » en français. Quelque chose qui ne se dit pas vraiment, alors que personne n’a de mal à parler de prendre soin de sa santé tout court (santé physique donc). Quelque chose qui sous-entendrait automatiquement qu’une personne qui prend soin de sa santé mentale est forcément en dépression. Non, loin de là !

Prendre soin de sa santé mentale, c’est important pour tout le monde (encore plus en temps de pandémies et autres catastrophes). Et pour moi, ce sont des micro-choses du quotidien… On n’a pas besoin d’aller chez le psy toutes les semaines ou de s’allonger sur de divan d’un psychanalyste pendant 10 ans (mais bien sûr, allez y si vous en ressentez le besoin, ou l’envie [oui l’envie, plonger à la rencontre de soi avec un psy, ça peut être une question d’envie aussi, pourquoi pas ?]).

Ce qui est clé, pour moi, pour être bien dans ma tête :

  • M’entourer des bonnes personnes

Bon, j’ai gagné la loterie du mari, il est vraiment clé dans le dispositif. Et il est venu comme ça : à l’écoute, disponible, ne prend pas personnellement si un jour je suis triste sans raison apparente, capable d’entendre que sa façon de me répondre là ne me convient pas et réajuster en fonction… Puis débriefer après.

Ça peut être n’importe qui de votre entourage, le principal, c’est que ce soit une personne absolument de confiance en qui vous pouvez vous confier (confier/confiance, y a comme un lien). Ça ne veut pas dire leur déverser tout dessus à la moindre occasion, ils/elles sont humain-e-s aussi ! Mais cette personne (ou ces personnes) vous aime a priori, et en leur demandant si elles sont dispos, ça devrait bien se passer. Et puis on peut jouer ce rôle là aussi pour d’autres personnes (ou la même d’ailleurs) autour de nous !

Et bien sûr, voir/parler avec mes proches en général, famille, amies, copines, anciennes collègues (je mets tout au féminin, parce qu’elles sont majoritaire, mais je n’oublie pas mes amis gars !). Bien sûr, ça demande un effort d’être régulière, surtout quand c’est à distance… Mais ça reste capital et à entretenir ! Une simple conversation peut changer une journée !

  • Revenir au corps encore et toujours

Attention, grand scoop, la prof de yoga vous dit que faire du yoga lui fait du bien !! Haha, quelle originalité ! En réalité, ce n’est pas une baguette magique, loin de là. Il y a des jours où je fais mon yoga, parce que c’est ce que je fais avant le petit déjeuner. Par habitude, c’est tout. Je déroule mon tapis, et oui, parfois, ça peut être un peu machinal, un peu robotique, mais avant de commencer, et pendant, je me demande quand même tout le temps « comment je me sens aujourd’hui ? J’ai envie de quoi ? » donc quand même, rien que ça, ça aide énormément…

Donc parfois, oui, c’est une pratique purement physique pendant laquelle j’ai du mal à ramener mon mental dans le corps… Mais après tout, personne n’a jamais dit qu’on ne devait pas pratiquer dans ces cas-là, au contraire ! C’est pour ça que je crois en la force de l’habitude, parce qu’il y a plein de matins où j’ai bien besoin du yoga où j’aurais « grave la flemme » si ce n’était pas ancré.

Revenir au corps, bien sûr, ça passe par n’importe quelle activité physique qui vous conviennent, de la course à pied au rameur en passant par la boxe… C’est vous qui voyez ce qui vous fait du bien, et la bonne nouvelle c’est qu’on peut varier !

  • Déconstruire l’origine de l’émotion

Si je me sens moyen bien, j’essaie de voir pourquoi : que se cache-t-il derrière cette émotion qui me fait me sentir mal ? Quelle pensée ? Des fois, elle est bien cachée, et on a besoin de l’aide de nos personnes-soutiens, voire carrément de personnes extérieures dont c’est le métier. J’ai appris à faire ça justement en coaching : « OK, tu te sens comme ça, pourquoi ? ».

Souvent, on passe d’une circonstance absolument neutre à l’émotion, et on n’arrive pas à voir qu’il y a une pensée, une croyance, un jugement sur cette circonstance qui donne naissance à l’émotion.

Exemple très personnel : quand j’ai lancé mon premier programme, j’ai mis 2 semaines à le vendre. DEUX semaines. DEUX épuisantes semaines avant de faire une première vente. A me faire un drama incroyable dans ma tête. La circonstance, absolument neutre, était que je n’avais pas vendu le programme pendant 2 semaines. Neutre. Je me sentais triste et découragée.

Quelle pensée se cachait derrière ces émotions ? « Mon programme est top, les gens devraient l’acheter. S’ils ne l’achètent pas, c’est qu’il est nul » (oui, championne de raccourcis incroyables). Rien que d’avoir vu ça, déjà, ça m’a énormément aidée. Je ne la voyais pas comme ça, j’ai du faire un effort pour la voir.

Dans ce cas précis (mais ce n’est pas toujours ni possible, ni souhaitable), j’ai pu déconstruire immédiatement la pensée, puisque j’ai pu me dire très facilement : « comment les gens pourraient savoir comment il est ? Personne ne l’a vu. Donc non, il n’est pas nul, cette pensée est totalement fausse ». C’était facile à voir, et cette pensée a pu être dégommée sur place. Ca m’a apaisée, et permis de voir d’autres choses qui m’ont donné la base pour noter ce sur quoi j’allais pouvoir travailler après, une fois que j’aurais digéré tout ça… (et j’ai pu par la suite en tirer des leçons qui m’ont aidée à lancer mon deuxième programme, que j’ai vendu dans la première heure. Alleluia !)

L’avantage de faire cet exercice avec une personne extérieure, comme une coach, c’est qu’elle ne va pas vous lâcher jusqu’à l’origine de la pensée, et ça permet souvent d’aller plus loin, plus vite… On peut cependant tout à fait le faire par nous-même, avec un cahier et un crayon, le téléphone ou l’ordinateur. Et des fois on a des surprises, parce qu’on réalise que ce qu’on vit là, c’est pas du tout ce qu’on croyait, c’est en fait en lien avec complètement autre chose. Et rien que de le voir déjà, c’est énorme. Juste le voir. S’asseoir avec et réaliser… Et déjà, de voir la pensée, les choses auront évolué…

  • Se ficher la paix !

Pendant le deuxième confinement, j’ai eu une passion chocolat au lait aux noisettes. Une passion intense, partagée par des centaines de Mauriciens je pense, car le rayon était souvent en rupture. C’est sûr que le chocolat au lait aux noisettes, c’est bon, mais à petite dose, après on perd un peu le goût. Et puis on se sent pas forcément très bien après avoir mangé plein de chocolat au lait aux noisettes. J’aime manger équilibré, mais j’aime aussi grandement me ficher la paix, et voir mes priorités. Donc j’ai mangé relativement équilibré, mais avec du chocolat tous les jours. TOUS LES JOURS. Il faut ce qu’il faut. Manger ses émotions, c’est pas le top, mais manger ses émotions en conscience, bah, pourquoi pas ? (bien sûr, dans le respect de ce qui est possible dans notre corps, j’ai la chance d’être sans diabète ni cholestérol

  • Faire tous les jours quelque chose que j’aime

Dans les choses que j’aime, il y a lire, faire du yoga, écrire. Donc déjà, on est bien, c’est des activités faisables tous les jours, n’importe où, n’importe quand. Passer des moments de qualité avec mon mari et les gens que j’aime en général, randonner, me promener…

  • Et la liste continue…

Fixer et respecter mes limites, manger équilibré, prendre soin de mon énergie, contrôler mon exposition aux médias, ne pas boire plus d’un café par jour… Il y en a des choses sur cette liste ! Je suis sûre que j’adorerais y ajouter la “ronronthérapie” avec un chat si je n’y étais pas allergique !

 

➡️ Chacune a sa liste, conscientisée ou pas, de petites et grandes choses qui lui permettent de garder le cap. Il y a quoi dans votre liste à vous ?

Le modèle de Brooke Castillo

Le paragraphe sur les pensées et les émotions est inspiré du modèle conceptualisé par Brooke Castillo. Je l’ai découvert à travers un programme de coaching pour les profs de yoga. Selon ce modèle :

  • Nous vivons des circonstances qui sont toujours toujours toujours neutres
  • Nous avons des pensées, croyances, jugements à propos de ces circonstances, nous leur attachons des significations
  • Ces pensées génèrent des émotions 
  • Ces émotions entrainent des actions et leurs résultats (je ne vous parle pas vraiment de cet aspect là dans cet article)

Quand on ressent une émotion (quelle qu’elle soit), on peut se demander “quelle pensée me fait ressentir cette émotion ?”

Ca nous permet déjà de mieux comprendre pourquoi on se sent mal, ici et maintenant. Parce que oui, des fois, on ne sait pas du tout pourquoi on est triste / en colère / stressé etc.

Faire ce travail (qui demande un véritable effort) va nous permettre de voir, sans pour autant changer la pensée. Dans un premier temps, le simple fait de prendre conscience de la pensée est déjà excellent.

Et peu à peu, dans le temps, on pourra chercher à la changer, si c’est souhaitable et possible (et parfois, comme dans le cas de mon exemple, ce changement est automatique, parce qu’on voit que la pensée était totalement sans fondement, rien que de la voir l’éradique).

Se protéger de l’actualité pour prendre soin de soi

Se protéger de l’actualité pour prendre soin de soi

Je suis sensible. Je peux pleurer devant une pub (faire du ciel le plus bel endroit de la terre, par exemple, mais aussi des moins glamours). Alors je ne digère pas forcément très bien l’actualité.

Se déconnecter des informations pour sa santé mentale

Je vais enfoncer une porte ouverte, allons-y gaiement : se déconnecter de l’actualité, c’est salutaire. C’est devenu très clair et palpable pour moi en 2015, alors que dans l’association dans laquelle je travaillais, nous avions des problèmes importants avec le ministre de la santé. Entendre sa voix à la radio m’envoyait des décharges électriques dans le corps (j’exagère à peine). Entendre parler de ses décisions délétères me mettait dans une rage folle. Apprendre une nouvelle de ses mesures déclenchait une série d’insultes que j’avais du mal à contenir.

Une fois que j’ai pris conscience de tout ça, et du fait que ça n’apportait rien de bon à quiconque, j’ai activement arrêté d’écouter les infos à la radio et de lire le journal. Je n’étais déjà pas très assidue, là ça a été radical.

Professionnellement, j’avais toujours besoin d’avoir accès à un certain nombre de ces actualités bien sûr. Je me reposais sur mes collègues dont c’était le travail de faire de la veille, sans m’infliger ce qui ne me concernait pas professionnellement, et que je n’étais pas capable de digérer, en plus de ce que je devais digérer à cause de mon boulot (oui, ce ministre nous a bien pourri la vie).

En plus de ça, j’ai continué à suivre certaines personnes sur Facebook qui partageaient régulièrement des infos que je jugeais intéressantes. Et c’est ce que je continue à faire depuis, même si je ne suis plus soumise au stress que j’ai vécu à l’époque.

Je ne suis pas tout à fait déconnectée, mais globalement, il y a toute sorte de trucs qui ne m’atteignent pas, tout simplement parce que je ne suis pas au courant.

…et au contraire s’informer en détail quand on en ressent le besoin

J’ai été tout de même obsédée par les actus début mars 2020 quand je commençais à péter un plomb en voyant tous les touristes à Maurice et en me disant que statistiquement, le covid était déjà ici depuis belle lurette. J’ai suivi le décompte des nouveaux cas d’assez près et quand les supermarchés ont fermé, je me suis transformée en reine de l’actu : j’étais sur tous les groupes pour nous permettre d’identifier et commander ce qui nous manquait (dans un pays où la commande en ligne était balbutiante à l’époque et où on n’avait pas le droit de circuler, autant dire que l’info était précieuse, qu’il fallait y passer du temps). Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on se détache des infos que c’est pour la vie, ni qu’on perd toute capacité à les collecter quand le besoin s’en fait sentir. Peu à peu j’ai lâché à nouveau, et je suis à nouveau uniquement ce qui m’intéresse, ou rien du tout.

C’est ma façon de me préserver. Pour d’autres personnes, c’est tout le contraire, ils ont besoin de tout suivre tout le temps et tout bien comprendre pour se sentir bien (comme moi pendant ma phase début covid, ça me donnait une impression de contrôle de savoir, ça me rassurait). Il n’y a pas de meilleure façon de faire, si ce n’est de voir notre mode de fonctionnement et ajuster nos actions en fonction. Et continuer à s’observer.

Choisir ce à quoi on s’expose

Malgré ma consommation plus que raisonnée des infos, j’ai une consommation des réseaux sociaux assez importante. J’y passe du temps, et je choisis avec attention les personnes que je suis : du yoga, du développement personnel, des entrepreneurs, des partages positifs, de l’art, des dessins humoristiques… Malgré tout, ça n’évite pas que parfois je me retrouve face à des infos que j’aurais préféré apprendre différemment.

Par exemple l’an dernier, un matin d’août, assise à ma table de petit déj, je regarde quelques stories (des mini-vidéos éphémères) sur Instagram d’une femme que j’aime bien pour ses partages un peu loufoques bien qu’engagés. Et je tombe, sans préavis, sur une explosion immense, au milieu d’une ville. Et je fonds en larmes. Je continue les stories et j’apprends qu’il y a eu une explosion dramatique à Beyrouth. Je suis face à mon petit déjeuner, qui est un moment tranquille pour moi, et j’ai choisi d’ouvrir une fenêtre sur le monde.

Et ce jour-là, à travers cette fenêtre, même soigneusement entrouverte sur une douce sélection, je me retrouve à voir des choses que je ne suis pas prête à voir, à un moment où je ne suis pas disponible à accueillir de terribles nouvelles du monde. Cet épisode m’a motivée à m’éloigner des réseaux sociaux le matin et le soir, et pendant plusieurs mois j’ai évité les réseaux entre 20h et 8h le matin. Rythme que je cherche à retrouver pour un meilleur équilibre.

Se détacher de l’illusion d’être au courant de tout

Tenir les informations à distance peut paraitre égoïste, inconscient ou que sais-je encore. Ce qui est sûr c’est que c’est un vrai privilège de pouvoir m’en passer, c’est certain : si mon pays était en guerre, si j’attendais la réforme d’une loi pour avoir les mêmes droits que mes concitoyens, si j’étais exclue de certains services à cause de mon genre, mon orientation sexuelle ou mon origine, je n’aurais probablement pas ce luxe là.

Une autre certitude : je suis parfois complètement larguée quand je me retrouve dans une conversation où on me parle d’actu (“tu penses quoi de xx ?” “hein ? Ah je sais pas, j’ai pas suivi, il se passe quoi ?”). Au final, soit ça ne m’intéresse pas, et ce n’est pas grave que je n’ai pas d’opinion, soit ça m’intéresse et j’irai explorer plus tard ce qui m’intéresse ou me touche plus. Dans tous les cas, j’ai arrêté d’attacher ma valeur à ma connaissance de l’actualité (en ayant fait Sciences Po où on est supposés être intéressés par toute l’actualité, tout le temps, ne pas savoir tout ce qu’il se passe dans le monde, c’est le pêché suprême).

S’exposer aux opinions contraires

Dans ma consommation de réseaux sociaux, j’ai choisi de garder des personnes qui n’ont pas les mêmes avis que moi. Pas parce que j’adore voir les gens qui ne sont pas du même avis que moi, globalement c’est quelque chose qui n’est pas évident pour moi, mais parce qu’elles partagent d’autres choses qui m’intéressent, et oui, ça ne me fait pas de mal d’entendre des avis contradictoires.

Dans le milieu dans lequel j’évolue (yoga, bien-être, spiritualité), il y a actuellement une grande partie des personnes qui se positionnent contre le vaccin. Or, je me suis fait vacciner, car oui, j’ai étudié la question, et j’estime que c’est la clé de la sortie de la situation actuelle. J’ai été tentée d’arrêter de suivre ces personnes parce que ça me fatigue (je ressens physiquement de la lassitude quand j’entends ce genre de discours, voire de la colère quand ça vient avec un discours “les vaccinés sont des moutons”, ce qui est en totale rupture avec les principes du yoga…).

Mais j’aime tenter de garder l’esprit ouvert et être en contact avec des personnes qui ont des opinions différentes des miennes. Pas parce que c’est agréable, mais parce que ça me challenge : je suis entourée de gens qui pensent comme moi dans la vraie vie, alors un peu de différence dans mes réseaux ne me fait pas de mal (bon, parfois un peu de mal, mais je peux choisir de ne plus regarder le contenu de cette personne pendant quelques jours si besoin).

Choisir ses moments de disponibilité à l’information

Le but pour moi n’est pas non plus de faire l’autruche. Pas du tout. Mais de mettre mon attention là où c’est important pour moi, et aussi quand j’en suis capable. J’ai décidé de mieux choisir les moments où je suis prête à écouter, me renseigner, m’intéresser à des choses difficiles, comme le futur de l’humanité. Qui n’est pas forcément très joyeux. En l’état actuel de nos connaissances en tout cas. Par exemple mon mari en ce moment écoute une série de cours d’un ingénieur qui nous explique, pendant 20 heures, en long en large et en travers, à quel point notre style de vie ne tiendra pas très longtemps. C’est un sujet que je trouve très intéressant, et que j’aime approfondir. Parfois.

Mais certains jours, je n’ai pas envie, je n’ai pas la capacité ni le courage de l’écouter. Parce que c’est dur et que ça fait peur, et qu’il y a des jours où je ne suis pas prête à faire face à ça. Il y a des jours où je préfère regarder des vidéos de petits chats en lisant des romans qui se terminent bien en écoutant les petits oiseaux chanter et en faisant de la respiration alternée…

Une consommation intentionnelle des informations pour préserver son monde intérieur

Choisir notre consommation de l’actualité nous permet de protéger notre santé mentale, de placer notre attention là où ça compte pour nous et d’éviter de se sentir mal au seul son d’une voix. On a chaque jour 60 000 pensées. Et j’ai décidé de mieux choisir les miennes.

Ce n’est pas du déni, c’est de la préservation. Ce n’est pas un manque d’intérêt pour notre monde, c’est une attention à mon monde intérieur. Et ce monde intérieur, c’est ma base pour œuvrer pour le monde extérieur, pour continuer à impacter positivement, à mon échelle.

Voilà quelques pistes pour réfléchir à votre consommation d’actualités :

  • Est-ce qu’être informée est une valeur importante pour vous ?
  • Quels sont les domaines dans lesquels vous souhaitez être au courant de l’actualité ?
  • Quels sont les canaux par lesquels vous souhaitez être informés ? Télé, radio, réseaux sociaux, journaux, newsletters…
  • Y a-t-il dans votre vie actuelle des informations qui vous parviennent et que vous ne souhaitez pas avoir ? Par quel biais ? Comment les réduire ?
  • Y a-t-il des temps où vous avez plus de disponibilité mentale pour vous renseigner sur des sujets qui vous tiennent à cœur ?

Quand j’essaie de lire le journal en espagnol après même pas trois mois d’apprentissage. J’adore lire les journaux des pays que je visite, ça me donne l’impression d’être une locale ! 

Et vous, quel est votre rapport à l’actualité ?

Se connecter à ses 5 sens en vacances

Se connecter à ses 5 sens en vacances

Vous faites des collections vous ? Pas moi. J’avais avant une collection de timbres, et je peux dire que j’ai beaucoup de livres, mais globalement, je me sens surtout dépassée par les objets que je possède, et je vise plutôt à réduire.

Par contre, j’ai remarqué que j’avais une belle collection interne, grâce à mes 5 sens… Je suis sûre que vous aussi !

Comment je suis arrivée à cette conclusion ? En ce moment, pour les Français, c’est le temps des vacances… mes dernières vacances sont déjà loin et les prochaines ne sont pas pour tout de suite, et du coup, je me suis un peu replongée dans mes souvenirs de vacances…

A travers les photos oui, mais pas seulement… Les photos peuvent servir de porte d’entrée, c’est certain, voire réactiver certaines mémoires enfouies… Mais on peut se rappeler de nos vacances différemment. Et là, je parle de vacances, mais ça marche pareil avec les week-ends, les journées, les soirées, les micro-moments…

De mes dernières vacances à Rodrigues, je me souviens :

  • des plages magnifiques, des lagons bleutés…
  • du goût de l’eau de coco enrichie à la crème de coco
  • des bêlements des bébés cabris juste à côté de notre logement
  • du soleil qui se lève tôt et qui réchauffe la peau
  • de l’odeur d’herbe sèche alors que nous grimpions la colline
  • de la même herbe qui me pique le derrière alors que je m’assois par terre
  • du sable sous mes pieds et dans mes cheveux
  • du goût du poisson de Solange et Robert (oui, j’ai peu de compassion pour les poissons rodriguais, Solange les prépare TROP bien)
  • de la douceur de la couverture qui nous enveloppait au coucher du soleil
  • du vent qui me fouettait le visage quand j’ouvrais la porte le matin
  • du goût du limon pressé, des mines frites encore meilleures qu’à Maurice, du petit déjeuner de notre hôte
  • de l’odeur du marché
  • du clapotis de l’eau alors que nous étions seuls au monde dans une crique
  • de l’épuisement alors qu’on marchait en tongs sur un chemin accidenté et que j’étais affamée…

Tout ça, c’est un bout de ma collection “Rodrigues 2020”, et certaines de ces portes d’entrées m’emmènent plus loin dans le souvenir que certaines photos. J’en ai beaucoup de Rodrigues, parce que j’avais décidé de vivre ce séjour de façon douce et en pleine conscience, sans téléphone ni distraction…

Mais au final, on l’a tous. Cette odeur de l’enfance qu’on n’a peut-être pas sentie depuis une éternité et quand on la sent à nouveau, tout déferle. La fameuse madeleine de Proust. Plus on vit en conscience, plus ces souvenirs s’imprimeront en nous. C’est pour ça aussi, je pense, que j’aime tant marcher, parce que c’est un excellent moyen d’être en parfaite union avec soi-même.

J’ai une odeur dans le nez, de trolle. Non, pas le petit bonhomme vert, mais plutôt une fleur jaune, magnifique, aux pétales épais qui forment un cœur doré. Et qui embaume de façon puissante. Un parfum puissant et délicat à la fois, presque fruité, bien qu’un peu âpre (vous êtes bien avancés avec cette description qui ne veut rien dire). C’est une fleur qu’on trouve notamment dans les Alpes. Je n’en ai pas vu depuis peut-être une quinzaine d’années. Et pourtant, je peux conjurer son odeur à moi, juste en le décidant. Et ça m’amène la fleur bien sûr, mais aussi les vacances dans les montagnes avec mes parents et mon frère. Bon, je pense pas aux trolles tous les matins, mais quand ça m’arrive, je suis touchée par la puissance des souvenirs.

Alors oui, on veut vivre dans le présent, c’est indéniable. Mais les souvenirs, c’est doux aussi, et se remémorer de ces moments joyeux nous aide parfois à traverser une période compliquée ou tout simplement à “prendre des vacances” quand le temps n’est pas encore venu (petite précision : rien ne remplace les vacances… mais parfois, il faut un peu de patience !)

Si vous allez bientôt partir en vacances, je vous propose de vous ouvrir pleinement à vos 5 sens, et d’apprécier chaque instant. Si vous revenez de vacances, remémorez-vous comment vos 5 sens ont été activés : quelles odeurs, quels panoramas, quelles saveurs, quelles sensations, quels sons… ? Observez peut-être aussi la différence entre les 5 sens, vous êtes peut-être plus sensible avec l’un ou l’autre ? Et si les vacances, ce n’est pas d’actualité pour vous, pensez à votre dernier week-end, votre dernière balade, bref, le dernier moment doux et joyeux, et laissez-vous plonger dans cette exploration… Collectionner nos sensations, c’est un véritable exercice de pleine conscience, et je pense que plus on joue à les ressentir et à se les remémorer consciemment, plus on vit pleinement chaque instant !

Les fameux trolles d’Europe. Des tiges bien épaisses, des pétales d’un jaune profond et ils restent en bouton comme ça. Chaque fois que mes parents en croisent en rando, ils m’envoient des photos (en voilà quelques-unes), dommage qu’il n’y ait pas d’appareil photo olphactif !

Une nouvelle vie pour votre tapis de yoga

Une nouvelle vie pour votre tapis de yoga

Peut-être que vous êtes un peu comme moi et penser à votre vieux tapis de yoga à la décharge, ça vous oppresse ?

De mon côté, ça m’oppresse tellement que j’ai encore mon vieux tapis de yoga tout pourri à la maison. Il a donc survécu à un déménagement, et attend sagement son heure. Mon mari s’en sert de temps en temps, mais il faut le doubler voire le tripler pour avoir l’impression d’être sur un tapis… Et je m’en suis servi quand j’ai filmé Matins Sereins sur la plage, pour isoler mon beau tapis du sable et de l’humidité… Ca n’a pas toujours été le comble de l’efficacité, mais si vous pratiquez à l’extérieur, c’est toujours une bonne idée de vous servir de votre vieux tapis comme sous tapis.

Je vous emmène découvrir le monde merveilleux du recyclage et de l’upcycling des tapis de yoga.

La responsabilité environnementale au coeur de notre pratique de yoga

Pas évident de trouver une solution responsable. Car oui, la responsabilité environnementale est au cœur de notre pratique de yoga : ahimsa, la non-violence, mais aussi saucha, la pureté.

Ahimsa, c’est prendre soin de ce qui nous entoure à travers la non-violence, et ça s’exprime de mille et une manières, notamment dans l’assiette, dans nos relations, mais aussi dans notre rapport à notre environnement. Se préoccuper de l’impact des objets de notre vie après qu’ils ne soient plus utilisables dans leur première fonction, ça contribue à la mise en œuvre d’Ahimsa, le premier et la base des 5 yamas.

Saucha, la pureté, la propreté, de soi, de son environnement immédiat, et, j’aime le penser, de ce qui nous entoure. C’est le premier des niyamas. Les niyamas sont beaucoup plus tournés vers nous-mêmes que vers le monde, à la base. J’aime penser qu’avoir des actions alignées avec nos pensées nous permettent de réaliser Saucha dans notre vie quotidienne.

Votre tapis de yoga, vous pouvez…

…le donner

Si vous changez de tapis pour des raisons de confort et que votre ancien tapis est encore en très bon état, vous pouvez contacter les associations autour de vous pour le donner, pour qu’il soit réutilisé.

Mais s’il est abimé, je vous invite à ne pas surcharger les associations avec des produits dont elles ne pourront de toute façon rien faire : demandez-leur ce qu’elles acceptent ou pas. Tous les dons qui ne peuvent pas être utilisés en association demandent de leur temps, et donc de l’argent pour s’en occuper (les trier, les donner à leur tour ou les jeter, dépendant de l’état des dons), c’est important à garder en tête.

Vous pouvez aussi donner votre vieux tapis à des associations qui accueillent les animaux, ils ont souvent besoin de ce type de matériel pour les chiens et chats (je regarde toujours avec suspicion le chat du voisin s’il s’approche trop de mon tapis de yoga, j’ai comme l’impression qu’il adorerait y enfoncer ses griffes !).

…le recycler ou le composter (attention à sa composition !)

Si vous connaissez la matière de votre tapis de yoga, et qu’il est totalement :

  • en jute ou en liège, ou dans toute autre matière absolument naturelle, vous pouvez le composter
  • en PVC ou TPE, vous pouvez le mettre au tri avec les bouteilles en plastique. Si si.

Mais si vous avez le moindre doute, ou si sa composition est mixte, il n’est ni compostable et ni recyclable, et il faut trouver une autre solution.

…le transformer en chaussures… oui oui !!

Et là, je vais vous présenter ma solution préférée d’utilisation créative de nos vieux tapis de yoga… La transformation en chaussures ! Oui ! Et c’est à Maurice que ça se passe !

Il y a quelques temps, j’ai découvert par hasard cette merveilleuse initiative de Priya Ramkissoon, et j’ai décidé de la rencontrer pour vous en parler (et je précise, au cas où, que cet article n’est pas sponsorisé !)

Pendant le premier confinement, Priya a décidé d’explorer la création de chaussures en matériaux recyclés : pneus, chutes textiles, vieux vêtements et… tapis de yoga ! Et ainsi est née Soleil Footwear, un projet qui s’inscrit au cœur de l’initiative 3030 que Priya a créée en hommage à sa meilleure amie Sheena décédée avant ses 40 ans.

Priya a mûri cette idée pendant de nombreuses années, et le temps libéré pendant le confinement lui a permis de tester, d’explorer et finalement de lancer le projet.

Cette initiative est ancrée des deux pieds dans le XXIe siècle, où l’humain et l’environnement sont au premier rang : non seulement les matériaux sont recyclés, mais en plus, les créatrices sont des femmes issues de milieux vulnérables qui sont formées et accompagnées dans le cadre de ce projet.

Utiliser des matériaux recyclés permet non seulement de diminuer l’empreinte environnementale des créations, mais aussi de réduire les coûts de production, une donnée fondamentale pour cette entreprise sociale.

Chaque matériau utilisé dans la production joue son propre rôle : “l’utilisation des tapis de yoga dans la production de chaussures apporte un vrai plus, elles sont ainsi bien plus confortables.” Et à force d’intégrer de nouvelles matières dans leurs créations, les femmes qui ont été formées et qui produisent les chaussures sont de plus en plus créatives, en proposant de nouvelles techniques à partir de nouvelles matières issues du recyclage.

Pour soutenir l’initiative, vous pouvez donner votre vieux tapis de yoga, en contactant Priya, elle s’organisera avec vous pour le récupérer. Elle est aussi à la recherche de boutiques et studios de yoga qui pourraient servir de relais pour la collecte des tapis de yoga. Si vous en connaissez, n’hésitez pas à faire signe à Priya : plus il y aura de points de collecte, plus il y aura de tapis de yoga qui auront une nouvelle vie !

Et si vous voulez (vous) offrir une paire de chaussures en tapis de yoga recyclé, vous pourrez trouver votre bonheur ici :

➡️ Avez-vous d’autres idées de recyclage ou d’upcycling des tapis de yoga ? Connaissez-vous des initiatives autour de vous qui ont le même type de démarche que Soleil Footwear ?

Les modèles élaborés dépendent des formes des matériaux reçus pour optimiser leur utilisation
On aperçoit sur la semelle le délicat tissé du tapis qui apparait !
Des couleurs et motifs qui dépendent des chutes de tissus reçues à l’atelier !

Un grand merci à Priya d’avoir répondu à mes questions ! 

Retrouvez Soleil Footwear sur Instagram et Facebook

En quête de perfectionnisme ?

En quête de perfectionnisme ?

Souvent, on aimerait que les choses soient parfaites. Exactement comme on voudrait qu’elles soient là. Le cadre bien droit accroché au mur, la lettre sans faute absolument, le rapport idéalement mis en page, le repas de famille convivial, délicieux et sans accroc, la posture parfaite, les journées pleines d’énergie et bien remplies, ni trop ni trop peu.

Mais on vit dans la vraie vie. Dans la vie où la perfection telle que je la vois n’est pas la perfection telle que vous la voyez vous, telle que votre partenaire la voit, telle que la voisine la voit… On a chacun notre propre vision de la perfection… Et du coup, de voir ça, ça m’aide à lâcher prise.

La quête de la perfection dans le travail

“Fait est mieux que parfait” m’aide énormément à passer à l’action, à mettre au monde ce qu’auparavant j’aurais mis des mois à partager. Il y aura toujours quelqu’un pour voir que ce que vous avez produit, cuisiné, préparé, créé, monté, filmé, n’est pas parfait pour lui. Toujours.

Alors certes, avoir produit quelque chose de “parfait” pour vous, c’est la garantie d’aucun regret, zéro, nada…. Hmmm… Vraiment ?

J’ai une tendance au perfectionnisme, que j’ai pu emmener assez loin… Jusqu’à ce que je réalise que non, je me maintenais dans l’immobilisme, et que c’était une belle façon de procrastiner. Et de me protéger. Ne pas me montrer. Me faire croire que je voulais quelque chose de parfait, alors que je me cachais juste derrière.

A partir de là, j’ai décidé que le principal pour moi (et chacun sa définition), c’était :

  • de faire de mon mieux, seulement de mon mieux (un des Accords Toltèques)
  • d’être satisfaite et fière de ce que j’ai produit
  • si c’est un écrit, qu’il n’y ait pas de fautes, si c’est un cours, que je sois en accord avec chaque posture, si c’est une lettre que les alignements soient bons (oui, les alignements, en yoga comme à l’écrit, c’est important), si c’est un gâteau, qu’il soit mangeable (oui mes standards en cuisine sont bas, je m’adapte à mes capacités)

Bref, pour moi, me dire que ce que j’ai produit est beau, bien, bon me suffit amplement. Pas dans le sens “je ne fais plus d’effort à partir de ce moment là”, mais dans le sens “OK, je suis à cette étape, ai-je autre chose à peaufiner, ou bien puis-je mettre mon énergie sur autre chose ?”

Si c’est un plaisir de peaufiner mon ebook, mon article, mon site internet, avec joie pour continuer ! Mais si ça devient lourd, si je sens que je pinaille, si ça prend mon énergie au détriment d’autre chose qui est tout autant important (comme le repos par exemple, oui, c’est important, et non, quand quelqu’un vous propose un rendez-vous à un moment où vous aviez prévu de vous reposer, vous n’avez pas à accepter), je passe à autre chose. Surtout que souvent, je fais ça uniquement pour ne pas faire cette autre chose.

Et d’apprendre à faire ça pour moi m’a appris à le faire pour les autres. Et en fait c’est le plus dur (pour moi) de ne pas attendre des autres le niveau de perfection que j’aurais aimé. Parce que leur niveau de perfection est autre. Ni pire, ni mieux. Différent. Et ça reste un sacré exercice, mais à partir du moment où j’ai pu faire ce shift, j’ai pu lâcher prise sur énormément de situations. Pas toutes. Mais beaucoup.

La quête de la perfection dans nos niveaux d’énergie

Lâcher la quête de la perfection, c’est aussi accepter que mon niveau d’énergie n’est pas toujours au top. Et donc accepter que certains jours je ne produise rien ou presque. Accepter que certains jours je n’ai pas envie de travailler, même sur les choses que j’aime et que j’adore. Accepter. C’est difficile, j’ai une bonne dose de culpabilité en moi. Peu à peu, je fais de la place pour ces journées là et j’accepte que ça fait partie de mon rythme. Des journées “contemplatives”. Si au moins je contemplais vraiment 😂 Ca me challenge beaucoup, car j’ai du mal à accepter ce rythme cyclique. Qui a toujours été en moi. Et le problème c’est que si je ne lâche pas ma quête à vouloir toujours être au top, je culpabilise et je n’accepte pas d’être ainsi. Humaine. Femme. Cyclique. Et je n’arrive pas à voir les cadeaux qui se cachent derrière une journée où je ne fais rien (souvent : de la créativité, une journée pleine d’énergie le lendemain, une conversation agréable avec une amie…)

La quête de la perfection sur le tapis

J’en ai été longtemps coupable : “je veux emmener mes talons sur le tapis en chien tête en bas”. Et le jour où j’y suis presque arrivée, j’étais trop fière. Puis quelques mois après, j’ai du me prendre en photo dans cette même posture dans le cadre de ma formation et j’ai pu voir que ma quête d’une supposée perfection m’avait emmenée dans des travers pas du tout recommandables : j’avais le dos rond, je risquais de me blesser et je ne profitais pas des bienfaits de la posture. J’ai déplacé le curseur de la posture parfaite : d’abord une posture sécuritaire, où je respecte mes alignements, en fonction de mon corps (et pas de celui de la prof), une posture dans laquelle je me sens bien… Bref, la posture parfaite est celle qui est imparfaite 🙂

→ Au final, cette quête de la perfection est, bien souvent, détachée de nous-mêmes, ou plutôt centrée sur ce qu’on croit que les autres veulent. Mais les autres ne veulent rien. Ou si peu. Ils sont dans leur propre film : ma prof de yoga n’attend pas que je fasse la posture la plus avancée, elle souhaite que je fasse la posture qui me convient à moi dans mon corps. Mon client associatif (dans ma vie de consultante) a besoin que je lui rende ses documents à temps et sans faute d’orthographe, pas que je lui fasse des graphiques extraordinaires (j’en fais, aux couleurs de Yoga avec Emilie. Si si !), ça c’est mon obsession, pas la sienne, et pendant que je fais ça, je ne fais pas autre chose. Et je me sens tellement mieux quand je ne m’évertue pas à rester accrochée à mon espace de travail !

Et vous, quels sont les domaines où vous avez du mal à lâcher prise avec votre perfectionnisme ?