Mieux connaitre la respiration

Mieux connaitre la respiration

La respiration, c’est souvent quelque chose qui fascine pas mal quand on fait du yoga : on apprend à l’allonger, à l’approfondir, à la placer plutôt dans le ventre ou plutôt ou niveau de la cage thoracique, ou plutôt au niveau des clavicules, on bouche une narine, l’autre, on retient notre souffle à poumons vides, à poumons pleins… Et tout le long de la séance, on entend « restez connectées à votre respiration », « respirez profondément », « inspirez… expirez… »

La respiration, c’est la seule fonction du corps qui soit à la fois automatique ET sous notre contrôle.

Automatique, pourquoi ? On n’a pas besoin d’y penser pour respirer (encore heureux, la vie serait un peu compliquée).

Sous notre contrôle, pourquoi ? Parce qu’on peut choisir d’allonger ou d’approfondir la respiration.

FAS-CI-NANT. Fascinant.

Mais comment ça fonctionne ?

Quand on pense respiration on pense… poumons. Oui, c’est clair, faut les remplir ces poumons. MAIS, ce ne sont pas eux qui font le boulot principal. Ce sont même les feignasses de l’équipe, ils sont passifs (bon, s’ils ne sont pas là pour se remplir, les choses se compliquent, donc on est d’accord, ils sont indispensables au processus).

La star méconnue de la respiration, c’est le diaphragme, une beauté suprême de muscle, en forme de parapluie, directement sous le cœur et les poumons : quand le diaphragme se contracte, les poumons se remplissent d’air, quand il se détend, les poumons se vident.

La respiration, c’est donc un processus à la fois actif et passif : à l’inspiration, c’est actif, car le diaphragme se contracte, et à l’expiration, c’est passif, car le diaphragme reprend sa place par lui-même.

Concrètement, quand le diaphragme se contracte, il pousse vers le bas, ça crée comme un appel d’air : on ne va pas chercher l’air avec notre nez, c’est l’espace créé dans les poumons qui fait rentrer l’air. Et à l’expiration, il reprend sa place, et ce faisant, il chasse l’air des poumons.

Donc on aimerait bien laisser le ventre se gonfler à l’inspiration : le diaphragme descend, donc en tout logique la façon de le laisser faire son job, c’est de laisser sortir le ventre.

C’est assez dissonant avec la tendance qu’on a, surtout les femmes, à rentrer le ventre « pour faire joli ». Or, quand on fait ça, on restreint le mouvement possible, et notre respiration s’en trouve contrainte. Dommage, non ?

Regardez cette beauté en vidéo :

Bien sûr, le processus peut devenir complètement actif, inspiration et expiration, si on le souhaite. On peut prendre le contrôle dessus. Et plusieurs muscles au-delà du diaphragme sont impliqués, et notamment les muscles intercostaux (entre les côtes), et en cas d’expiration active, les abdominaux !

Je trouve intéressant de savoir ça, même si au fond ça ne va pas changer votre façon de respirer hein ! Respirer de façon consciente au moins une fois dans la journée (plusieurs si possible), ça permet vraiment de faire baisser le stress, de mieux oxygéner nos organes (dont le cerveau), et de se sentir mieux !

Je vous propose sur YouTube au moins 3 techniques de respiration (en plus de celles qui se cachent à l’intérieur des séances de yoga !)

  • La cohérence cardiaque, à pratiquer idéalement 3 fois par jour, pendant 5 minutes
  • La respiration alternée, à pratiquer pour apaiser le mental galopant et équilibrer le système nerveux…
  • La respiration carrée, pour une relaxation profonde

Bonne respiration ! 

Accessoirise ta pratique de yoga !

Accessoirise ta pratique de yoga !

Les accessoires de yoga, avant, je croyais que c’était le mal incarné. Je l’avais déjà mentionné dans cette vidéo. Quand je parle d’accessoires, je parle notamment du coussin, de la courroie, des blocs et du traversin.

Avant, je pensais que pour « faire du vrai yoga », il me fallait le pratiquer simplement sur mon tapis, sans rien d’autre. D’où venait cette croyance, je n’en sais rien, toujours est-il que je me suis refusée à utiliser les accessoires pendant des années.

Quand j’ai commencé ma formation de professeure de yoga, il m’a été demandé d’acheter courroie, blocs et traversin (bolster), et donc a priori, puisqu’il me fallait m’équiper, il allait falloir que je m’en serve. J’étais loin d’être motivée par cette perspective, mais je me suis dit que c’était pour la formation, et que je pourrais toujours les revendre après. Oui, on peut dire que j’y allais vraiment à reculons !

Et puis, petit à petit, posture après posture, différentes variations avec des accessoires étaient proposées dans les modules de formation. Et souvent, très souvent, c’était pour adapter une posture à un corps qui n’avait pas la flexibilité de la faire telle qu’initialement prévue (moi !) et/ou qui avait de légères disproportions qui nécessitaient par exemple l’usage des blocs (re-moi !).

Donc non seulement j’ai pratiqué, mais en plus, et oui, j’ai aimé ! J’ai aimé ressentir la longueur dans mon dos quand je suis en fente basse avec des blocs sous les mains. J’ai aimé redécouvrir des postures que je n’aimais pas pratiquer avant (la partie des bras de la tête de vache ou encore la posture de la main à l’orteil couchée au sol). Des centaines de nouvelles possibilités de pratiques se sont ainsi ouvertes à moi.

Alors si comme moi, tu butes sur l’utilisation d’accessoires, je t’invite à explorer, lors de tes prochaines pratiques, l’utilisation de ces objets du quotidien :

  • Mets un coussin au sol avant de t’asseoir en tailleur. Voire 2 ou 3 si tu le souhaites. Tu arriveras peut-être à mieux garder le dos droit ou à être plus à l’aise dans la posture. Essaie aussi de mettre un ou deux coussins sous tes genoux en torsion allongée. Peut-être comme moi, tu y gagneras un confort immense !

  • Utilise un foulard (ou tout autre objet pouvant remplacer la sangle) dans la posture de la tête de vache pour que tes mains puissent « se rejoindre » à travers elle, si elles n’y parviennent pas physiquement.

  • Utilise 2 blocs (ou des piles de livres) pour soulever le sol à toi en fente basse. Observe si ton dos est plus droit, ta posture plus confortable. Expérimente aussi la posture du papillon allongé, les deux genoux soutenus par des blocs (ou des coussins), et ressens une détente encore plus profonde.

Teste, pratique, et vois les différences que cela amène dans ta pratique ! Observe toi, sans jugement, le cœur ouvert. Ce que je trouve le plus intéressant dans le processus au final, ce sont les perspectives que cela ouvre, au niveau du corps bien sûr, mais aussi au niveau de la tête : un petit accessoire peut tout changer, une petite aide peut nous offrir un monde de confort, un petit soutien et ce qui n’était pas possible le devient !

Et n’oublie pas : ce qui se vit sur le tapis s’applique à la vie ! Bonne pratique !