J’aimerais bien aller toujours bien

J’aimerais bien aller toujours bien

« Je ne suis pas à plaindre ». C’est ce que j’entends beaucoup autour de moi. Des gens qui se sentent mal et qui se rabâchent à longueur de journée « je ne suis pas à plaindre, y a plus grave ». C’est sûr, il y a plus grave. Et puis il y a vous, ce que vous ressentez ici et maintenant, et ça, c’est ce qui est (se dire « on n’est pas à plaindre » vous aide peut-être à relativiser, et c’est top si c’est le cas !

On a tendance à se le dire à soi-même pour essayer de réfréner une émotion en soi, et on a aussi tendance à le dire aux autres quand ils expriment une émotion difficile. Et typiquement, la personne d’en face peut se sentir rabaissée, pas écoutée quand on lui dit ça. Attention, je ne dis pas que vous êtes le mal incarné si vous l’avez déjà dit. On a tous dit des variations de tout ça, parce que des fois, on est juste désarmés.
 

A la liste des choses qu’on dit et qui généralement n’aident pas, il y a « ça va aller ». Je l’ai beaucoup entendu à une période de ma vie, et tout ce que ça me donnait envie de faire, c’était de hurler « mais qu’est-ce que t’en sais ? » (je vous épargne la version peu polie).  

On (se) dit ce genre de chose avec une bonne intention. En vrai, on ne sait pas quoi dire, donc on dit un truc facile à dire. Généralement, l’autre personne n’attend rien d’autre que d’être écoutée. Puisque de toute évidence, à certains moments de la vie, il n’y a rien d’autre à faire qu’à attendre et voir, et donc on voudrait juste parler et qu’on nous serre dans ses bras ou qu’on nous écoute vraiment. Sans nécessairement nous comprendre. Quand on est la personne qui écoute, c’est un exercice très périlleux (je trouve).

Bref, on sort ces phrases toutes faites, à nous ou aux autres, parce que les émotions difficiles, on ne les aime pas, ni chez nous ni chez les autres. On n’a pas envie de les vivre, on n’a pas envie que les gens qu’on aime les vivent, on veut aller bien tout le temps, on veut que tout le monde aille bien tout le temps.

Et clairement, en 2021, je pense qu’on a compris que non, on ne va pas bien tout le temps. Et c’est totalement normal. Covid ou pas Covid (pourquoi on lui donne une majuscule à celui-là, sérieusement ?), confinement ou pas confinement, crise ou pas crise.

A l’intérieur de nous, il y a une myriade de trucs qui se passent. En écho à ce qu’il se passe à l’extérieur, mais aussi, juste à l’intérieur, avec nous-même. Parfois, on ne sait même pas pourquoi, mais une émotion est déclenchée. Elle est désagréable à vivre. D’ailleurs, on dit souvent « émotion négative ». Je n’aime pas utiliser ce terme-là. Il n’y a pas d’émotion qui soit négative. C’est ce genre de qualificatif qui nous les fait fuir encore plus : « je ne vis que du positif, love and light, tralalala youpi » (et j’enfonce au passage ce qui ne me plait pas bien profondément en moi).

L’expérience humaine est composée d’émotions agréables, douces, enchantantes. Elle est composée aussi d’émotions difficiles, désagréables, dures. On est humains, on vit toute cette palette d’émotions.

Mais on n’a pas appris à vivre avec. Et ce n’est pas du tout naturel pour beaucoup de monde de rester avec nos émotions difficiles. Moi la première. Je suis la reine des solutions, et donc s’il y a un problème, il y a une solution : s’il y a une émotion qui m’embête, je vais la ratiboiser au sécateur, qu’on en finisse une bonne fois. Bon, a priori, ça ne marche pas comme ça. Le sécateur, ça ne fait que renforcer la pousse : si je ne prends pas le temps de la déraciner avec délicatesse, et donc de voir bien quelles sont toutes ses ramifications, jusqu’où elle va, dans mon corps, mon cœur, mon esprit, elle va pousser comme une plante tropicale invasive.

Prendre le sécateur pour couper l’émotion, c’est la fuir. Et ça ressemble à quoi de fuir une émotion ? On va sentir monter la tristesse par exemple, et on va chercher à s’en divertir absolument : on va manger un truc qui nous fait plaisir, on va regarder des vidéos de chats sur YouTube, on va aller se noyer dans les méandres des réseaux sociaux (ou plein d’autres choses encore, et on peut faire toutes ces choses là). On ne veut pas voir, on ne veut pas aller regarder, on fuit.

Et ça va peut-être bien marcher sur le très court terme. Et attention ! Des fois c’est vital de faire ça : on pète un plomb et on a besoin d’un truc pour ne pas voir l’émotion, ne pas la traverser maintenant parce que ce n’est pas le moment.

Si on est en confinement avec 3 enfants, dont 2 à l’école primaire, des devoirs par-dessus la tête, la maitresse qui fait des commentaires pas les bienvenus sur le manque de qualité des devoirs, et les cris d’enfants qui n’ont pas le droit de sortir jouer dans la rue : on fait ce qu’on peut pour arriver à la fin de la journée, on est bien d’accord. Donc on n’est pas là en train de se dire qu’on ne va plus jamais fuir une émotion désagréable de notre vie. On peut essayer d’être plus consciente. On peut essayer de prendre 30 secondes, au milieu du chaos pour respirer 3 fois profondément, décrisper nos muscles et essayer de voir ce qui se passe là.

Donc, bien sûr, je parle des cas où on a le choix. Dans ma vie idéale, j’ai toujours le temps de traverser une émotion difficile. Dans ma vraie vie, ce n’est pas qu’une question de temps : parfois je n’aurai pas envie, pas le courage, juste envie de m’évader, oublier ce qui me tourmente, et c’est parfaitement OK. Mais j’ai bien remarqué, sur les quelques mois écoulés, depuis que j’essaie vraiment de le pratiquer, que c’est ce qui m’apporte le plus d’alignement avec moi-même : me laisser vivre ce qui est, traverser, et en ressortir grandie. Une copine dans mon groupe d’entrepreneures m’a dit « tu as eu un passage à vide, et depuis, je te trouve sereine et posée, tranquille et déterminée ». La seule chose qui a changé, c’est que j’ai vécu une déception et au lieu de faire style (auprès de moi-même) « ouais ça va, tout roule », j’ai accepté que j’étais déçue, que j’étais triste, pas contente. Ça ne veut pas dire que je pleurais toute la journée ni que tout le monde autour de moi le savait. Non, ça veut juste dire qu’à l’intérieur de moi, j’ai respiré plein plein de fois, j’ai relâché mon corps plein plein de fois, j’ai ressenti tout ce qu’il se passait dans mon corps (et il s’en passe, des choses, dans nos corps), j’ai observé, et j’ai dit « OK. OK tout ce qui est là est là. OK mon estomac est lourd, ou ma gorge est nouée ou mes jambes sont tendues. OK. »

Et puis peu à peu, c’est passé, c’est devenu plus léger, plus fluide, et je peux dire que j’ai grandi. C’était pas le but, le but c’était juste de me permettre d’être et d’arrêter de me contraindre, et surtout d’arrêter d’essayer d’être bien tout le temps ce qui fait qu’après j’explose à un moment pas du tout approprié. Quand l’émotion qu’on fuit / qu’on enfonce bien profondément en nous / qu’on coupe au sécateur (en fonction de la version qui nous parle le plus), quand cette émotion là rejaillit, c’est plus fort, plus dur, plus violent peut-être. En tout cas pour moi. Pour certaines, ça va être une explosion lors d’une discussion avec leur partenaire, au travers des devoirs des enfants, ou dans une réunion avec les collègues : on va réagir démesurément (par rapport à nos réactions habituelles, pas par rapport à un supposé standard), on va s’enflammer, nou pou sap lor kal (on va pêter un plomb).

La façon de traverser mes émotions qui marche le mieux du mieux pour moi, c’est… le yoga. Haha grande surprise ! Même si je pratique de plus en plus RRSOP sans mouvement, dans mon quotidien, rien de tel, pour moi, que de passer par le corps. Soit je me laisse porter par mes envies, soit je choisis une séance douce, proche du tapis. Mais pour vous ce sera peut-être au contraire une séance plus active ou carrément autre chose.

Dans tous les cas, on s’assure de :

  • placer notre attention sur la Respiration, en respirant de plus en plus profondément…
  • …Relâcher notre corps, pour pouvoir…
  • …Sentir ce qu’il s’y passe…
  • …Observer ce qui est…
  • …et Permettre à ce qui est d’être, tout simplement

Et des fois, oui, les larmes montent. Des fois, oui, le simple fait de déposer le front sur le tapis et déjà tout est différent. Faire circuler l’énergie dans le corps n’a pas son pareil, pour moi, pour vivre mes émotions difficiles. J’ai déjà déroulé mon tapis dans la rage absolue, en revenant du travail. Le yoga, c’est ça aussi. Nous aider à traverser des moments d’inconfort profond.

Superposition des émotions (mon interprétation) - Photo de Callum Skelton

Superposition des émotions (mon interprétation) 

Photo de Callum Skelton

Mes petits trucs pour changer mon énergie

Mes petits trucs pour changer mon énergie

Il y a des matins où on se réveille, on est un peu raplapla. Non qu’il y ait quoi que ce soit qui aille particulièrement mal, ni qu’on vive des émotions désagréables, non. On est juste un peu grognon, pas très bien, mal au cou peut-être, pas la grande forme. Blah.

On peut se laisser enfoncer dans ces sensations et peut-être juger ce qu’il se passe : « je suis jamais en forme », « je dors 8h et je me débrouille quand même pour me réveiller à côté de mes pompes » (ce qui est OK aussi). Et/ou on peut prendre un instant pour observer, en toute neutralité (ou presque) ce qui ne nous va pas : OK, j’ai mal au cou, et un peu à la tête, j’ai le visage tout froissé, oh là là on dirait une carte de France, j’ai la flemme intersidérale de faire quoi que ce soit, et pourtant je dois me dépêcher parce que j’ai mille choses à faire.

Après ce petit état des lieux, on peut passer aux actions immédiates pour prendre le taureau par les cornes : la carte de France va disparaitre probablement après s’être lavé le visage, peut-être une petite séance de yoga pour le cou pour relâcher les tensions, peut-être une petite goutte d’huile essentielle de petit grain bigarade sur les poignets si on sent qu’on est dans une phase où on a besoin d’apaisement.

Et ça va déjà mieux. On peut alors penser un peu plus large :
  • Ça fait plusieurs matins que je me réveille avec ce mal de cou, peut-être devrais-je changer d’oreiller ?

  • Je dors 8h mais je me réveille fatiguée, peut-être que je devrais essayer d’aller au lit plus tôt le soir ? Ou moins manger le soir pour avoir un meilleur sommeil ?

  • Je me sens un peu fébrile en ce moment, est-ce que ça fait longtemps que j’ai fait une prise de sang ? Est-ce que je prends bien ma vitamine B12 en ce moment (la vitamine des végétariens, prenez-en si vous l’êtes, c’est important !) ? Ou peut-être je manque de magnésium ?

  • A moins que je sois déjà en période prémenstruelle ? Dans ce cas qu’est-ce que je peux bouger dans mon planning pour accommoder le dragon ? (réponse, on peut toujours faire un petit truc pour accommoder le dragon, ne serait-ce que décaler UN rendez-vous non prioritaire)

J’ai pris l’habitude de faire ce petit scan de moi-même le matin, pour demander à mon corps « on fait quoi ce matin, comme yoga ? ». Des fois, c’est très clair : « les haaaannncchhheesss ». Parfois, c’est juste « chien-chaaaaattt » (oui mon corps parle comme un assoiffé face à une oasis). Et des fois, il négocie, carrément : « bah je sais pas. Pas trop envie là. On a qu’à aller direct au petit déj, non ? On l’a bien mérité, je trouve ». Ces jours-là, vu qu’il est pas tout seul, et que c’est pas lui qui décide au final, je choisis autrement, j’ouvre YouTube et je fais la première vidéo courte qui m’inspire. 

Ça, c’était pour changer notre énergie le matin, quand on dirait que la journée pourrait mal commencer. Au milieu de la journée, mes tactiques sont variées, et incluent :

  • Lever les yeux de mon ordinateur très souvent et chaque fois que je sens comme une lourdeur se déposer sur moi

  • Danser. Ca me vient assez peu naturellement, car j’apprécie généralement plus le silence que la musique (oui, c’est étrange), mais quand ça me vient, ça me fait beaucoup de bien. Si je suis dans une énergie basse, je commence avec de la musique assez calme (mais pas déprimante), puis je monte en gradation jusqu’à pouvoir danser sur Celebration (et là on est un summum de l’énergie). Si je ne passe pas par ces étapes, je ne suis tout simplement pas dedans, et je ne vais pas réussir à bouger mon énergie, ni à apprécier ma musique entrainante.

  • Me mettre au soleil

  • Manger du chocolat (j’ai pas dit que c’était des tactiques parfaites, j’ai dit que c’étaient les miennes)

  • Vérifier si j’ai faim (chez moi, c’est un processus, car très souvent, je ne sens pas que j’ai faim, ce qui peut me faire descendre très bas en énergie, alors que j’ai juste faim)

  • M’étirer et bailler. Bailler et m’étirer. M’étirer et bailler

  • Faire quelques mouvements. Je pense que ça peut être bizarre pour les gens avec qui je suis, mais je peux avoir une tendance à faire quelques mouvements pendant des réunions, ou à être debout (si je suis avec des gens qui comprennent et qui sont open) après le repas, si j’ai besoin d’être productive, parce que j’ai une tendance à avoir envie de faire la sieste après le déjeuner

  • D’accepter que là, je suis pas dedans, je n’ai pas été dedans, je lâche l’affaire, je fais une sieste, je regarde un épisode d’une série, je lis un bouquin, ou je fais rien. Et on verra après. Je dois dire que je suis assez souvent dans cet état d’esprit pendant 2 heures après le repas, ce qui est beaucoup plus facile à gérer depuis que je suis à mon compte, mais qui reste compliqué quand j’ai plein de trucs à faire et parce que j’ai toujours ma petite voix qui me dit « gnagnagna »

Pour certaines personnes, ce sera ranger (pas moi, haha), courir, cuisiner… Vous, quelles sont vos astuces pour faire basculer votre énergie ? On pourrait faire une grande liste de tout ce qu’on fait pour s’inspirer mutuellement, puis je mettrai à jour cet article avec toutes vos astuces !

Merci !

Merci !

Mardi 29 décembre, nous avons célébré 2020, ensemble, autour des belles choses de l’année que vous avez eu la gentillesse de partager avec moi. Je les ai lues pendant la séance, presque toutes. Il y en avait plein plein plein, et toutes m’ont touchée. Toutes. Et d’autres m’ont encore touchée un peu plus. Et l’ensemble était magnifique. Parce qu’on voyait que malgré tout, en 2020, nous avons vécu, nous avons connecté, nous avons grandi, nous avons appris, nous avons rêvé, nous avons réalisé. Je n’ai pas pu tout lire, parce que parfois je sentais que les larmes allaient monter. Pourtant, j’avais tout lu avant, plusieurs fois, j’avais organisé pour tout mélanger, comme si on avait mis toutes les belles choses dans un chapeau et qu’on avait secoué. Et puis, aussi, dans vos belles choses de 2020, certaines m’ont citée. Et je ne m’y attendais pas du tout. Mais alors pas du tout du tout. Quand j’ai vu ça, quand je préparais la séance, je me suis dit que j’allais vous dire merci, pendant la séance. Et puis j’ai oublié. Alors merci !

Merci à vous toutes qui avez fait de moi une prof de yoga ! Nathalie, ma toute première élève, auprès de qui j’ai réalisé que j’étais prof de yoga, quand je lui ai donné mon tout premier cours, fin février. Toutes celles (et ceux !) qui ont répondu présentes dès la première séance en ligne, le 25 avril, sans micro, pour 30 minutes. Merci à toutes celles qui ont transmis mon invitation à leurs copines. Merci à vous toutes qui avez eu la patience de passer à travers les problèmes de son, sans micro, avec le micro mal branché, ou même dernièrement, la séance à la bougie et à la frontale, sans électricité ! Merci à celles et ceux qui me lisent toutes les semaines et qui répondent à mes questions. Merci à celles qui renouvellent leur confiance, mois après mois, en participant aux séances de yoga. Merci de me citer dans vos belles choses de 2020, ça me touche tellement. Merci à vous toutes pour vos messages, les photos et vidéos que vous m’envoyez, et même les cadeaux ! Je me sens connectée à vous.

Merci à vous toutes qui avez offert des séances de yoga autour de vous ! Merci pour votre douce participation à toutes mes inventions, des capsules bien-être au calendrier de l’Avent, en passant par le concours pour Matins Sereins. Merci de m’inspirer, jour après jour, et de me donner de nouvelles idées. Grâce à vous, je (re)découvre le vrai plaisir de créer, d’inventer, d’échafauder. Sans contrainte, juste avec le souhait de vous faire plaisir, dans la joie et le bonheur de créer. Le bonheur de créer. Retrouvé avec vous. Pour vous. Mais surtout avec vous. Alors MERCI !

Et bien sûr, en 2021, on va continuer ensemble toute sortes d’expérimentations. Je vous en parlerai plus en détails en tout début d’année, mais je vous dis déjà que je prévois trois programmes au fil de l’année ! Un qui m’a été inspiré par vos retours sur le calendrier de l’Avent et qui n’était pas prévu du tout (comme le calendrier de l’Avent lui-même d’ailleurs !), et deux autres que j’ai en tête depuis plus longtemps… Je laisse poser encore un peu pour vous en parler dans quelques jours !

En parlant de programme, l’offre de lancement à 50 euros pour Matins Sereins touche à sa fin ! J’ai décidé de la prolonger jusqu’au 1er janvier minuit, après quoi le programme passera à 80 euros. 8 séances de yoga sur la plage (20 à 40 minutes), 8 méditations guidées (8 à 12 minutes) et un ebook pour vous guider, pour apporter de la douceur et de la paix à vos matinées ! https://www.yogaavecemilie.com/boutique

Votre future « vous » vous dira merci !

Votre future « vous » vous dira merci !

Des fois, j’ai pas envie de faire quelque chose. Ca m’arrive même très souvent. Vider le lave-vaisselle. Passer le balai. Plier le linge. Oui, bon, d’accord, je suis démasquée, je rechigne à TOUTES les tâches ménagères qui me demandent plus d’effort que d’appuyer sur un bouton. Pourtant, j’adorais ranger quand j’étais petite. J’alignais même les shampoings dans les supermarchés.

Du coup, ce que j’ai trouvé comme parade, c’est de le faire pour « ma future moi ». L’Emilie du lendemain matin qui sera bien contente de trouver la vaisselle rangée, le linge plié, le sol propre. La future moi, on dirait qu’elle est super pénible, faut faire beaucoup d’efforts pour lui plaire et lui faciliter la vie.

Pourtant, grâce à elle, je me bouge parfois un peu plus sur les tâches ménagères (pas en ce moment, je ne fais que respirer, vivre, manger, dormir Yoga avec Emilie. Les symptômes du lancement de programme chez la jeune entrepreneuse sont nombreux et pas tous réjouissants, je vous en parlerai bientôt !). Grâce à l’Emilie du futur, je fais du yoga le matin. Parce que je passe de meilleures journées quand j’ai fait du yoga le matin. Et puis l’Emilie du présent est tellement contente de le faire une fois que le tapis est déroulé. Grâce à l’Emilie du futur, je m’étais même mise à courir l’année dernière. J’étais passée de 3 minutes à 45 minutes en 5 semaines grâce à un programme (Running Débutant de Body by Lucile, super efficace).

Je le faisais pour l’Emilie du futur, randonneuse avec 12 kilos de sac à dos sur le dos qui s’était blessée et avait besoin de renforcer ses muscles pour éviter une nouvelle blessure ainsi chargée. Puis cette Emilie du futur s’est éloignée, Covid oblige, et la motivation de recommencer à courir est retombée.

Pour que ça marche chez moi, l’Emilie en question doit être dans un futur pas trop lointain. J’ai du mal à voir très loin. A me dire « dans 5 ans ». Je suis bien en peine de me dire ce que je veux pour cette Emilie du futur, à part de grands principes, un mode de vie, un type d’activité. Certes, je suis capable de semer des graines aujourd’hui pour dans quelques temps, mais j’ai besoin d’avoir un sentiment assez proche de résultat, de satisfaction de l’impact de mon action.

Donc au quotidien, pour les petites tâches de tous les jours, mais aussi pour le soin que j’apporte à mon corps et à mon alimentation, j’agis pour l’Emilie du futur, de demain ou d’après-demain. L’Emilie de maintenant qui a envie de manger des chips, peut-être, est connectée à l’Emilie de demain qui va lui dire que les chips, franchement, on le sait, c’est pas une bonne idée, pour une raison inconnue, ça n’arrange pas l’humeur. Bon. L’Emilie du futur est sympa, hein, mais elle fait un peu peur à l’Emilie du présent qui a bien envie de faire des efforts pour elle. Mon mari n’aime pas trop l’Emilie du futur. Je crois qu’il la trouve un peu pénible, cette princesse pour qui l’Emilie du présent veut faire quelques trucs et ne pas immédiatement passer à l’étape détente et relaxation.

Et vous, vous faites des trucs pour votre future Vous ?