Citations et mots de sagesse

Citations et mots de sagesse

Je lis beaucoup de livres de plein de styles différents, mais je ne prends pas de note, je ne surligne rien. Du coup, énormément de ce que je lis s’évapore, en tout cas, je ne saurai pas forcément d’où me vient un concept, où je l’ai lu, et où y revenir. J’essaie peu à peu d’évoluer à ce sujet, et de prendre le temps de noter une phrase qui m’inspire au moment où je la croise dans les pages (souvent virtuelles) des ouvrages de je dévore.

Parce que ces phrases clés qui nous viennent en tête, les fameuses citations qu’on croise tellement sur les réseaux sociaux, je vois à quel point ça peut me servir, au quotidien : de beaux mots, joliment tournés, poétiques ou impactants, qui résonnent profondément.

Certaines de ces citations vont nous donner envie d’explorer l’œuvre d’une autrice, certaines vont nous inviter à faire des recherches sur un sujet, certaines vont être comme des talismans qu’on va porter en soi et qui vont guider nos actions.

Voilà quelques-unes des citations qui m’accompagnent au quotidien :

  • « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » Gandhi

  • « En laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres le pouvoir d’en faire autant. » Marianne Williamson (extrait de « Notre peur la plus profonde » que je vous ai lu récemment en cours de yoga)

  • Les accords toltèques, notamment « Ne faites aucune supposition » et « N’en faites jamais une affaire personnelle. » (Les quatre accords toltèques, un superbe livre à lire, qui mériterait un article à lui tout seul, quand je saurai mieux parler des livres, ça viendra !)

  • « Fait est mieux que parfait »

  • « Vint un temps où demeurer à l’étroit dans un bourgeon était plus douloureux qu’éclore. » Anaïs Nin

  • « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. » Marc-Aurèle. Je dois dire que je l’ai en tête plutôt dans un format de questions : « est-ce que cette situation-là, je peux la changer ou pas ? Si oui, qu’est-ce que je fais ? Si non, lâche prise, et mets ton attention ailleurs » (avec la nuance, toujours importante, que certaines choses, je ne peux pas les changer seule, mais à plusieurs, on peut avoir l’espoir de les faire évoluer, d’où mon engagement associatif)

Fait est mieux que parfait

Chacune de ces phrases m’aide à un moment à un autre, à me rappeler pourquoi je fais quelque chose, pourquoi ce que je suis en train de faire ne correspond pas à mes valeurs (ça arrive !), elles m’aident à avancer, à relativiser ou à prendre du recul sur un de mes comportements.

D’autres m’apportent de la poésie ou m’aident à comprendre une émotion. Dans les périodes de transition, celle-ci m’est par exemple très précieuse : « Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c’est une partie de nous-mêmes ; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre. » Anatole France

Et plein d’autres encore m’inspirent :

  • Celles pour le fun : « and so it begins! » (le Seigneur des Anneaux), que j’utilise principalement au pied d’une montagne à gravir, en rando, en m’imaginant avec l’allure de Gandalf à monter courageusement ma montagne. Et c’est suivi, à un moment ou à un autre, de la musique du Seigneur des Anneaux, fredonnée très faux, ça fait avancer (pour de vrai, un jour où nous étions en difficulté [sur le papier, ça passait bien de combiner deux étapes ensemble, mais en vrai, c’était la cata], ça nous a vraiment permis d’arriver avant la nuit)

  • Celles pour le fun – bis : « not all those who wander are lost. » (« Tous ceux qui errent ne sont pas perdus. »)

  • Celles pour philosopher : « C’est un grand bien à notre avis que de se suffire à soi-même, non qu’il faille toujours vivre de peu, mais afin que si l’abondance nous manque, nous sachions nous contenter du peu que nous aurons, bien persuadés que ceux-là jouissent le plus vivement de l’opulence qui ont le moins besoin d’elle. » Epicure

  • Celles pour se donner le courage d’aller de l’avant pour faire quelque chose qui nous fait peur et/ou qu’on n’a jamais fait : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on l’ait fait » Nelson Mandela

  • Le fameux Yoga Sutra II-16 : « la douleur à venir peut être évitée ». Il m’aide à ne pas me faire vivre par anticipation les émotions que je crains de vivre à l’avenir, à rester dans l’instant présent, et à lâcher prise sur l’avenir.

Et vous, quelles sont les citations qui résonnent à vos oreilles, qui guident vos pas, et qui vous servent de bouclier à l’occasion ?

Une nouvelle année s’offre à nous

Une nouvelle année s’offre à nous

Etes-vous de la team bonnes résolutions ? De celles et ceux qui pensent qu’entre le 31 décembre 2020 et le 1er janvier 2021, ce n’est qu’une histoire de chiffre ? De celles qui disent « aaaahhhh casse-toi 2020, 2021 sera bien mieux »… ?

De mon côté, je ne suis rien de tout ça. De toute ma vie, je n’arrive pas à me rappeler avoir pris une bonne résolution. Peut-être il y a quelques années quand j’avais décidé de faire un nouveau truc chaque semaine, mais je ne suis même pas sûre que c’était pour début janvier. Pas trop branchée résolutions, plutôt branchée petits changements au quotidien, petits 1% qui s’accumulent et changent la vie. Par exemple, quand j’ai commencé le yoga tous les matins, c’était quelque chose comme le 22 mai, aucun signe annonciateur, aucune décision, j’ai juste déroulé le tapis. Puis j’ai pris la décision, en mode « c’est chouette de faire ça, maintenant, avant de prendre mon petit déjeuner, je vais faire du yoga ».

Ah, si, un changement que je me rappelle avoir opéré le 1er janvier 2015, c’est mon petit déjeuner. Mais ce n’était pas en mode résolution, c’était en mode « mon petit déjeuner, maintenant, c’est ça, pour ne pas avoir faim entre 6h30 et midi » (ça a marché !). J’ai un côté un peu radical qui ressort parfois, parce que je sais que c’est ce qui marche sur moi. La demi-mesure et les exceptions chez moi, ça marche pas trop bien : quand j’en fais trop, je reviens au point de départ, donc si quelque chose est important pour moi, j’y vais, en mode « c’est ainsi désormais ». Deux choses avec lesquelles j’ai des difficultés en ce moment et pour lesquelles j’aurais pu adopter des bonnes résolutions : le téléphone qui envahit trop mon quotidien malgré mes tentatives, et le retour de la farine blanche dans mon alimentation (parce que j’ai fait une exception, deux, trois, 24, 347 exceptions… mon eczéma ne me remercie pas). Je sais que ce sont des sujets pour moi en ce moment, mais pour l’instant je laisse planer parce que je sais que je vais trouver une solution qui me convient dans les mois qui viennent et que venir plaquer une solution qui vient de l’extérieur, à une date arbitraire, ça ne fonctionne pas. Je vais plutôt trouver le bon moment (l’année dernière, une semaine de vacances m’a permis d’éloigner mon téléphone en matinée et en soirée pendant environ 2 mois, puis l’habitude est revenue), la bonne formule, me reconnecter à pourquoi je souhaite évoluer sur ces deux chantiers, et m’armer des outils nécessaires !

Ce que j’ai fait, pour clôturer 2020 et entamer 2021, c’est que j’ai écrit les choses que j’ai aimées l’année dernière. Et il y en a eu un paquet ! J’ai écrit mes défis, ceux que j’ai relevés, ceux qui m’ont bousculée. J’ai écrit ce que j’ai appris, et j’ai choisi ce que j’emmène en 2021 avec moi, et ce que je laisse à 2020.

Ces dernières années, j’avais essayé de trouver « le mot de l’année » à travers une approche assez structurée (de Susannah Conway, si vous comprenez l’anglais). Mais en fait, pour moi, c’est trop carré. C’est très chouette, mais je perds l’intérêt rapidement de répondre à toutes ces questions et de faire « tout ça » pour trouver un mot qui va guider mon année. Et vu qu’une chose que j’ai apprise en 2020, c’est d’apprendre à faire avec mon mode de fonctionnement, et pas contre, j’ai décidé de me laisser porter. Par les réponses aux quelques questions sur 2020 et 2021 auxquelles j’avais répondu, par mes lectures du moment, par mon intuition. J’ai choisi de me laisser arrêter par les mots qui me parlent, par ce que j’envisage pour l’année, par mon état d’esprit du moment.

Et trois mots sont venus à moi. Confiance, joie, abondance. Confiance est le mot principal, il est venu à moi encore et encore, sous mille formes. J’ai choisi ces trois mois sans trop y réfléchir, ils m’ont paru justes, je les ai adoptés. Et je les ai beaucoup vécus sur la fin de 2020, je souhaite construire et m’élever dans cette énergie. Je vais revenir à ces trois mots encore et encore dans mon année pour me reconnecter à eux, voir si je les incarne toujours, et s’ils ont toujours la même force. Par le passé, quand j’avais réussi à trouver un mot, je n’y étais pas revenue, je l’avais posé là sans trop de conviction, parce que j’avais lu que c’était bien de trouver un mot. Là, j’ai choisi d’incarner ces trois mots. Je vous en donnerai des nouvelles !

Ce que j’aime bien faire aussi, et que je n’ai pas encore fait cette année, c’est de faire un « vision board ». Vous voyez, ces collages où l’on met des choses que l’on voudrait voir se réaliser dans notre année. En le faisant, je me pose les questions « Quelles sensations je veux vivre ? Quelles expériences ? »

 

Celui-là date de début 2019. C’est l’année où j’ai commencé à travailler à mon compte et où j’ai décidé de faire ma formation de prof de yoga. Deux ans plus tard, il me parle encore énormément. Et pourtant, en me mettant au même endroit, avec les mêmes magazines, je n’arriverais pas au même résultat.

L’idée n’est pas de faire « un truc joli » (même si c’est plus sympa de le faire avec des magazines qu’on aime, ici c’est Happinez, un magazine de rando et peut-être Flow [mais j’aime pas les découper, donc pas sûre]), mais quelque chose qui nous corresponde, qui nous parle et qui est en résonnance avec ce qu’on souhaite vivre pour l’année. Indépendamment des conditions extérieures. Bien sûr, cette année, j’aimerais bien dormir sous la tente face à un lac, après avoir monté 1500 mètres de dénivelé au cœur des montagnes. Mais globalement, si je ne peux pas sortir de Maurice, ça ne va pas être possible. Qu’est-ce que j’aime dans l’expérience de la tente et de la randonnée dans les montagnes comme sensation ? La liberté, la connexion à la nature, l’immensité. Donc en mettant une photo d’une tente au bord d’un lac, ce sont ces sensations que j’évoque, pas l’action elle-même de randonner puis camper au bord d’un lac. Toutes ces sensations je peux les retrouver autrement, au quotidien, dans mille et une choses, et c’est ça qui est important : comment je veux me sentir ?

Je parle de découpage et de collage, mais ça peut aussi être fait sur l’ordinateur : vous allez vous balader sur Pinterest, vous trouvez des images qui vous parlent et vous les copiez/collez dans un document Power Point/Publisher/ce que vous avez sous la main, vous écrivez les mots qui vous parlent… Puis une fois qu’on a notre vision board, on l’affiche. On passe devant tous les jours, et mine de rien, on se connecte à lui encore et encore… Ca va venir guider nos actions.

L’année dernière, je n’ai rien fait. Pas de vision board, pas de tentative de mot, rien. Et franchement, mais quelle année de transformation et d’élargissement de ma zone de confort ça a été !

Tout ça pour vous dire : résolutions, intentions, mot de l’année, vision board, rien du tout, en 2021, vous faites ce qui marche pour vous, ce qui correspond à votre mode de fonctionnement et ce qui vous fait plaisir, vous met dans la joie ! Et, comme dans nos séances de yoga, « ce n’est pas forcément la même chose qu’hier, et ce ne sera pas la même chose demain » 

***

Et si en ce début 2021, vous voulez vous mettre au yoga, vous pouvez essayer un cours en ligne sur Zoom avec moi, le premier est gratuit avec YOGAPOURMOI, visiter ma chaîne YouTube, ou bien faire la séance offerte de mon programme Matins Sereins !