Quand on est en panne…

Quand on est en panne…

Lundi soir, on rentrait de long week-end, et après avoir tout débarqué de la voiture (excuses aux confiné-e-s de vous faire miroiter le concept de week-end en dehors de chez vous), j’ai sorti mon ordinateur et j’ai commencé à travailler. Mon mari était mi-admiratif, mi-«pourquoi tu bosses, là ? » J’avais juste un pic de créativité, probablement généré par le week-end, et il avait besoin de s’exprimer, parce qu’après, c’est perdu (pour moi ça marche comme ça en tout cas). Et je préfère en profiter, car, oui, il m’arrive d’être « en panne ». En panne d’inspiration. En panne d’idées. En panne d’envies. En panne quoi. 

Il y a mille raisons pour lesquelles il nous arrive d’être en panne. Pour moi, c’est quand les pensées ont trop de prise sur mon quotidien, quand je suis trop fatiguée, ou que j’ai mis toute mon énergie dans une tâche qui me vide après. Pourtant, peut-être que je ne suis pas si en panne que ça. Simplement besoin de « m’y mettre ». En panne d’inspiration > j’écris. En panne d’envies > je fais ce que je sais que j’aime faire. En panne de motivation générale > je fais l’urgent.

Et généralement, le reste suit. L’article prend naissance, l’important est traité après le lancement de l’urgent etc. Mais pas toujours. J’essaie de ne pas trop stresser par rapport à cela, mais clairement, la culpabilisation reste très présente chez moi. Je vais devoir me faire un programme de yoga anti-culpabilisation et contre l’auto-flagellation 😊 Je suis sûre qu’on est nombreuses à en avoir besoin !

Et oui, votre jeune prof de yoga a toujours beaucoup de pain sur la planche pour progresser, grandir et s’améliorer. Mais j’essaie aussi de me ficher la paix. Ben oui, je culpabilise, et alors ? Chaque chose en son temps, je réussis à franchir des barrières que je croyais infranchissables (coucou les articles à cœur ouvert et les lives face au monde entier [en vrai 4 personnes au pic du visionnage, mais quand même, ça AURAIT PU être le monde entier]). Alors si je culpabilise parce qu’un jour je manque d’inspiration pour écrire un magnifique article ou pour animer une séance de yoga extraordinaire, je peux aussi juste écrire un article-tout-court et animer une séance de yoga toute douce. Et avoir la satisfaction de l’avoir fait, quand même. Tout en culpabilisant, parce que bon, quand même, « j’aurais pu faire mieux » (et pourtant, non, j’ai fait de mon mieux avec ce que j’avais, c’est ce que j’essaie de m’expliquer à moi-même !)

On peut apprendre à « se reprogrammer » pour dépasser ces pannes d’inspiration ou de motivation avec des techniques de coaching, de programmation neuro-linguistique (PNL) etc. Je découvre peu à peu, mais n’empêche, je pense qu’il est très intéressant d’explorer, pour soi, par nous-mêmes, les techniques qui peuvent marcher pour nous. Pour moi, pour l’instant « m’y mettre » reste la clé. Tout en culpabilisant, et je serai prête, je le sens, bientôt, à m’attaquer à ce chantier de la culpabilisation !

Cet article est sponsorisé par mon manque d’inspiration du jour et mon absence d’anticipation. Les deux vous saluent et vous prient de noter que, sans eux, on n’aurait pas eu accès à toute cette sagesse 😊

Traverser des émotions difficiles

Traverser des émotions difficiles

Je vous dis souvent, en séance de yoga, d’observer vos sensations dans votre corps, d’observer votre respiration, votre énergie, etc. En fait je ne le dis pas souvent, je le dis à chaque séance. Et faire cela sur le tapis permet de le faire dans la vie aussi.

Une amie proche par le cœur, éloignée par les milliers de kilomètres, m’a dit qu’elle pense avoir fait un burn-out dans les semaines passées. Au moment où je lis son message, mille choses se bousculent en moi : mon cœur se serre (ça se joue plutôt au niveau de l’estomac chez moi, mais la sensation fait vraiment cœur serré), mes pensées s’emballent : ai-je été présente pour elle ces dernières semaines ? Non pas trop, j’ai été en vacances, et avant cela j’étais à fond dans plein de contrats et j’avais très peu de temps. Et ça continue : comment je peux être prof de yoga et ne pas empêcher une personne que j’aime de faire un burn-out ? Et là, heureusement, le « témoin », celui qui observe en moi, ou plutôt celle, c’est une femme, me dit « halte-là, comment ça ? » Je ralentis le flot des pensées, je laisse de la place à mes sensations et à mes émotions. Je prends un peu de distance. Et je réalise que je n’ai pas à me sentir coupable.

Pour arriver à ce résultat, je n’ai rien fait de conscient. Mon esprit a emprunté des chemins sur lesquels je l’invite régulièrement, dans ma pratique de yoga. Des chemins d’observations de mes sensations physiques, de mes émotions, de mon énergie. Ça marche ainsi parfois, et j’adore voir les « progrès » que je fais. Du tapis à la vie.

Mais parfois, ça ne marche pas du tout ainsi. Vendredi dernier, chez l’un de mes clients dans ma vie de consultante associative, je me suis un peu énervée. J’ai senti la colère monter. Est-ce que j’ai respiré ? Non, je me suis laissée emporter par le flot de ma colère. J’y étais bien et confortable. J’ai senti la colère arriver, j’y ai plongé dedans : « Ben oui, il n’avait pas qu’à faire ça comme ça, celui-là, non mais. » Je me suis observée noter que je m’énervais et que je me complaisais dans l’énervement. Je n’ai pas pris le temps de me poser et de prendre du recul.

Et c’est OK. Bien sûr, j’aimerais bien flotter sur un petit nuage de paix et de tranquillité, mais non, après 4 ans et demi de pratique quotidienne, toujours pas. J’aimerais bien pouvoir m’arrêter à chaque fois que je ressens une émotion remonter pour prendre le temps de voir ce qu’il se joue en moi et prendre soin de moi (pour moi et pour les autres qui en prennent parfois pour leur grade, heureusement c’est de plus en plus rare). Je n’y suis pas encore. Je progresse, je trébuche, je tombe, je me relève, et j’ai plaisir à partager cela avec vous, car je pense qu’on a tou-te-s à apprendre les uns des autres.

Quand j’arrive à prendre le temps de consciemment m’arrêter et observer une sensation désagréable, j’aime appliquer la méthode RRSOP issue de la tradition de Yoga Kripalu. Je suis loin de la pratiquer autant que j’en aurais besoin, car je n’y pense pas forcément dans le feu de l’action, mais quand je la pratique, ou quand il m’est arrivé de guider des personnes (merci pour votre confiance ❤), j’ai ressenti sa force et sa puissance. C’est une méthode en 5 étapes que je vous avais déjà présentée en vidéo :

  • On commence par respirer profondément et en conscience. On prend quelques profondes respirations en s’assurant de vider les poumons complètement à l’expiration, et de les remplir profondément à l’inspiration. Et des fois, rien que de prendre ce temps là permet d’évacuer un peu de vapeur de la cocotte-minute, de calmer les pensées…
  • Puis on va relâcher les muscles : des pieds à la tête, on passe en revue les moindres recoins de notre corps des orteils aux oreilles, et on détend le corps, en conscience.
  • Nous allons ensuite sentir ce qu’il se joue en nous, au niveau du corps, surtout, sans venir poser de mots. On observe nos sensations physiques, sans juger, sans chercher à les changer : ont-elles une forme ? une texture ? Sont-elles en mouvement ou sont-elles figées (peut-être un nœud dans l’estomac, un poids dans la gorge…) ? Ont-elles une couleur ?
  • On va ensuite observer : comme un observateur extérieur, on va observer ce qu’il se passe en nous.
  • Et enfin, on va permettre. Permettre à l’émotion qui existe d’être, permettre à nos sensations et nos émotions d’exister, telles qu’elles sont. A cette étape, on lâche prise, on accepte, on fait confiance.

La prochaine fois que vous faites face à un moment difficile, essayez de penser à cette technique et de l’appliquer. RRSOP. Cinq lettres pour mieux traverser nos émotions. Essayez et dites-moi comment vous le vivez !

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Si vous voulez approfondir votre relation à votre corps, votre énergie, vos émotions, je serai ravie de vous accueillir lors d’un cours de yoga en ligne sur Zoom (première séance gratuite avec le code YOGAPOURMOI).

 

Non, je n’ai pas d’enfant

Non, je n’ai pas d’enfant

Et non, je n’en aurai pas (à moins que mon désir d’enfanter soit en hibernation prolongée et qu’il se réveille un jour. Je pense plutôt que j’en suis dépourvue, ce qui n’est probablement pas bon signe d’un point de vue évolutionniste : j’ai l’impression que c’est comme un signe que non, mes gênes, pas la peine de les passer, merci). Dans un monde tourné vers la reproduction, à 34 ans, quand on n’a pas d’enfant, et aucun signe qu’on est en train d’en vouloir un, ça pose question. Et leurs questions, les gens ne se privent pas de les poser. Et ça, franchement, ça pose problème.

Est-ce qu’il est normal que N., le jour de ses 35 ans, des collègues lui disent « ben alors, il est temps de faire des enfants ! » ? Est-il normal que N. soit jugée sur son âge en mode « tic-toc, le temps passe » parce qu’elle n’a pas rempli le critère enfant avant 30,7 ans* ? Est-il normal que N. qui passait une douce journée d’anniversaire jusque-là se demande comment répondre à ces questions qu’elle vit comme des attaques ?

Alors voilà ce que je réponds dans ces cas-là, avec un sourire que j’espère non crispé (mais vu que ça m’agace passablement, il y a des chances que mes yeux lancent des éclairs. Je ne suis pas la reine du visage impassible). Avant je le faisais surtout parce que ça me faisait du bien, et maintenant je réalise que je le fais pour toutes mes sœurs que cette question vide :

« Non, je n’ai pas d’enfants. Tu sais, il y a mille raisons pour lesquelles je peux ne pas en avoir : peut-être que j’essaie désespérément d’en avoir depuis des années et que je n’y arrive pas. Peut-être que j’en veux, et pas mon mari, ou l’inverse. Peut-être que j’essaie d’adopter et que je ne remplis pas les critères. Peut-être que les choses ne vont pas bien avec mon mari et que l’heure n’est pas à l’enfantement. Peut-être que je ne veux pas en avoir. Tu comprends, quelque soit le cas qui me concerne, puisque je ne t’en ai jamais parlé, peut-être que je n’ai pas envie de t’en parler ».**

Et j’espère, du plus profond de mon cœur, quand je dis ça, que ça s’imprime dans les cerveaux des personnes concernées pour éviter à mes sœurs de l’entendre. Parce que même quand on ne veut pas d’enfant, cette question teintée de jugement porte une certaine violence en elle, on a l’impression qu’on n’est pas vraiment femme en l’absence d’enfant. Alors si j’en voulais et que je ne pouvais pas, si je mourais d’envie d’avoir un enfant dans mon ventre et que ça n’arrivait pas, cette question me percerait de part en part.

Alors clairement, quand Cécile Doherty-Bigara a sorti Nouvelle Mère, je n’étais pas la candidate idéale pour le lire. Bien sûr, Cécile est prof de yoga dont je suis le parcours depuis plusieurs années, donc bien sûr j’allais le lire, d’autant qu’elle est douce et bienveillante et qu’elle a une jolie plume (elle a aussi fait Sciences Po Toulouse, comme moi… ils vont bientôt pouvoir ajouter « prof de yoga » comme débouchés !).

Nouvelle Mère, c’est son récit de découverte de la maternité. Pas les paillettes et les étoiles qu’on nous vend constamment à ce sujet, mais beaucoup plus les expériences que vivent tellement de femmes de mon âge à l’arrivée de leur premier, de leur deuxième, de leur troisième enfant (je n’ai pas d’amies qui ont 4 enfants, mais il y a fort à parier que ça marche pareil). En tout cas, ses récits résonnent énormément avec ceux de mes amies les plus proches. 

Elle raconte comment la naissance de son fils a bouleversé sa vie, ses réflexes, mêmes ses pratiques spirituelles. De courts récits qui se succèdent sur différents thèmes, avec en filigrane l’amour inconditionnel qu’elle porte à son enfant. Je trouve que tout le monde devrait lire ce petit livre. Il est beau. Cécile nous y expose les difficultés qu’elle traverse après la naissance de son fils, les interrogations, les doutes, les pleurs, les nuits qui n’en sont plus. Et elle nous dit l’amour, la sororité, la famille. J’ai aimé son approche inclusive, sa franchise, son honnêteté. Ses mots sur ses parents, le travail qu’elle a fait pour se défaire de ce qu’elle croyait bon, mais qui ne l’était pas pour elle. Sa force de faire appel à celles qui pourront l’aider.

C’est un beau livre, à lire, que vous soyez mère ou non, père ou non, que vous ayez des projets d’enfantement ou non, que vous soyez grand-parent ou non. Un récit qui reflète tellement ceux de mes amies. Un récit vrai, fort, profond.

Et aujourd’hui, après avoir dévoré ce livre, j’ai envie de vous dire, à vous, les nouvelles mères, les jeunes mères : je vous vois, je vous entends, je vous soutiens, je ne vis pas vos réalités et ne pourrai jamais comprendre dans ma chair ce que vous traversez. Mais toutes, je vous tiens dans mon cœur ❤️

* âge moyen de la mère à l’accouchement du premier enfant en France selon l’INSEE

** J’aime beaucoup les réponses comme ça. Répondre sans répondre et en exposant, sans blesser la personne, pourquoi la question est problématique en soi. (Je trouve ça nettement mieux que la réponse de mon mari « quand je vois tes enfants, j’ai encore moins envie d’en avoir »). J’ai le même type de réponse pour « allez, mais tu vas bien prendre un petit verre avec nous, le jus d’orange c’est tout pourri » (réponse élaborée suite à un diner professionnel où je me suis fait traiter d’enfant par un mec qui ne comprenait pas que je ne boive pas d’alcool. Les meilleures réponses ne venant qu’après la situation, je n’ai pas encore eu l’occasion de la dégainer, cette réponse, mais je vous la partage) : « Il y a plein de raisons pour lesquelles je peux ne pas boire d’alcool. Peut-être que je n’aime pas le goût. Peut-être que c’est ma religion. Peut-être que je suis alcoolique en rémission. Peut-être que je suis enceinte et que je ne suis pas prête à l’annoncer. Peut-être que je prends un traitement incompatible avec l’alcool. Mais clairement, j’ai dit non une fois, une deuxième fois, et ce simple non devrait suffire. Le jus d’orange, c’est excellent ! »

« Fais de ta passion ton métier et tu n’auras plus jamais besoin de vacances »

« Fais de ta passion ton métier et tu n’auras plus jamais besoin de vacances »

On entend souvent ce genre de choses. Bon. J’entends qu’il est drôlement plus agréable de travailler pour quelque chose qui nous plait fondamentalement, et j’en suis aussi pleinement persuadée.

Mais je ne suis pas du tout d’accord avec ce concept de « pas de vacances ». Comment ça, pas de vacances ? Ce n’est pas parce que notre métier nous passionne que nous n’avons pas besoin de nous ressourcer. D’arrêter quelques temps pour mieux reprendre. De développer notre créativité à travers d’autres activités.

Si je fais encore trop souvent passer ma micro-entreprise après mes activités « sérieuses » de consultante auprès d’associations, je sais déjà que je continuerai à avoir besoin de temps de pause. Après 5 mois d’activité, j’avais déjà très envie d’un break. D’arrêter la course aux articles, aux vidéos, à mieux communiquer, plus communiquer, trouver d’autres élèves, animer des cours, un, deux, trois, à jouer à Madame Météo avec mes séances sur la plage etc. J’adore ce que je fais, mais ça m’a quand même épuisée.

Ca m’a épuisée parce que je suis dramatiquement sortie de ma zone de confort (je suis passée de « j’ai peur d’être vue » mi-avril à une chaine YouTube, certes peu consultée, mais totalement publique). Ça m’a épuisée parce qu’il a fallu apprendre à se renouveler constamment, changer de thèmes, varier, offrir des séances qui nourrissent mes élèves, à un rythme soutenu. Ça m’a épuisée parce que jongler avec mes autres activités n’est pas si facile que ça.

Alors ma semaine de vacances à Rodrigues, ça a été une vraie bulle d’oxygène. On ne l’avait pas anticipée, on a réalisé assez tard que c’était notre seule fenêtre de vacances de l’année, mais ça faisait bien 3 semaines que je disais régulièrement « il faut que ce rythme s’arrête ».

Pendant les vacances, j’ai complètement coupé avec les réseaux sociaux. Depuis que j’avais lancé ma page Facebook, j’étais devenue légèrement obsédée (mon mari suggère d’enlever le terme « légèrement » !). Pas très yogique tout ça. Puis j’y ai ajouté Instagram, ce qui n’a rien arrangé. Une semaine sans rien regarder, c’était une super idée. J’avais gardé WhatsApp seulement pour rester connectée à la famille et aux ami-e-s, une connexion le matin et/ou une connexion le soir et c’est tout. 

Depuis qu’on est rentrés, j’ai souhaité conserver une légère distance avec tout ça. Au lieu d’allumer le wifi au lever, je le fais uniquement quand je me mets à travailler ou en tout cas après le petit déjeuner. Au lieu de l’éteindre au coucher, j’essaie de penser à le couper avant de diner. Et ça me va beaucoup mieux. Les élèves qui m’envoient des messages le soir reçoivent une réponse le lendemain et je ne pense pas que quiconque s’en formalise.

Dans cette culture de l’immédiat, j’ai été tentée quelques mois par « je dois être joignable en tout temps si jamais il y a un problème etc. » Et en fait, non. C’est sûr que je m’assure d’être joignable quelques heures avant les cours de yoga, au cas où il y ait un souci technique quelconque, mais sinon, je ne me mets pas plus d’obligations. Ça me va bien mieux, moi qui ai déjà à la base « un esprit qui saute », d’être loin des réseaux, sans notifications incessantes (ou désir de vérifier ce qu’il s’y passe, si ma dernière publication a été appréciée ou pas…).

Et ce sont les vacances qui m’ont permis de prendre cette distance-là. Couper complètement pendant une courte semaine m’a fait réaliser que je pouvais aisément réduire mon temps de connexion au quotidien. Alors oui, quel que soit votre métier, même si c’est votre passion, je recommande des vacances régulières, sans rien faire de spécial, aller se balader ailleurs, voir autre chose.

Ca peut vous donner certains déclics, ça peut relancer votre créativité si elle s’est un peu essoufflée, ça peut tout simplement vous donner, à vous, un temps pour prendre du recul sur votre activité et votre vie. Et mettre en place de nouvelles habitudes qui vous permettent de mieux vivre au quotidien !

 

Commencer une pratique de yoga à la maison

Commencer une pratique de yoga à la maison

On peut penser que faire du yoga chez soi, avec une vidéo YouTube ou un cours sur Zoom, si on n’en a jamais fait, ça ne va pas marcher. C’est sûr que c’est (un peu) plus compliqué.

Avoir déjà suivi quelques cours en présentiel peut aider à vous donner des bases, mais si vous avez envie de faire du yoga et que ce qui est pratique et faisable c’est que ça se passe chez vous, il vaut mieux en faire sans se mettre trop de pression, avec ces quelques conseils :

#1 Commencez par du yoga doux (comme celui que j’enseigne par exemple 😊)

Préférez des séances douces où vous aurez le temps d’entrer dans la posture, de regarder ce que le/la prof fait, de vous réajuster en fonction. Evitez dans un premier temps les séances de vinyasa yoga par exemple, où on enchaine des postures à un bon rythme. Vous pourrez explorer cela quand vous connaitrez mieux les postures. Non seulement, ça pourrait vous décourager, mais surtout vous pourriez vous blesser.

#2 Soyez attentifs aux instructions données par l’enseignant-e

Le/la prof va parler d’alignement, de pieds parallèles l’un à l’autre, de garder le dos droit, d’engager les abdominaux etc. Quand c’est vraiment important il/elle va vous dire d’être particulièrement vigilant-e par rapport à une instruction, pour vous protéger d’une éventuelle blessure.

#3 Vous êtes votre meilleur-e professeur-e

C’est vous le capitaine à bord. VOUS. Le/la prof ne fait que vous inviter à faire des mouvements. Si votre corps vous crie sa douleur (ou même vous la chuchote), si votre cou se bloque, ou tout simplement, si vous ne le sentez pas, sortez de la posture, et prenez de profondes respirations ou faites une posture qui convient mieux à votre corps. 

#4 Pas besoin de grand équipement

Vous n’avez pas besoin d’un super legging à la mode pour faire du yoga. N’importe quelle tenue fait l’affaire. Ceci dit, j’ai observé une amélioration dans mes alignements avec le changement de vêtement. Quand je pratiquais avec un pantalon de sport « large » (vous excuserez mon manque de vocabulaire), je voyais bien moins mes alignements (notamment genoux/chevilles). Pour le tapis, vous pouvez pratiquer sans problème sur un tapis premier prix, mais si vous pratiquez très régulièrement, ils peuvent s’abimer très rapidement. Si vous traversez des hivers frisquets, vous pouvez investir dans des chaussettes de yoga avec de petits picots sous les pieds pour ne pas glisser ! (vous pourrez toujours explorer les accessoires quand vous avancerez dans votre pratique).

#5 Essayez des vidéos jusqu’à trouver LA/LE prof qui résonne avec vous

Quand j’ai commencé à faire du yoga, j’ai eu de la chance de tomber directement sur une prof de yoga avec qui j’ai bien accroché. Grâce à elle, le yoga m’a plu de suite. Puis quand j’ai voulu commencer à pratiquer chez moi, j’ai erré quelques jours entre plusieurs profs de yoga en ligne, avant de trouver Adriene qui reste encore LA prof avec qui j’aime le plus pratiquer en ligne. Si un-e prof ne vous plait pas, mais que le yoga en ligne vous attire, continuez d’explorer, vous trouverez le/la prof qui vous convient ! 

#6 Trouvez le moment qui vous convient pour pratiquer

Pour moi, le moment idéal, c’est le matin, avant le petit déjeuner. J’adore pratiquer à ce moment-là, pour me préparer pour ma journée. Choisissez le moment qui vous parle, mais aussi le moment où, logistiquement, vous ne serez pas trop dérangé-e. Testez, explorez, et sachez que si vous vous faites escalader par vos jeunes enfants quand vous êtes en chien tête en bas, ou si votre chien a décidé que c’était le bon moment pour venir vous lécher le visage, vous n’êtes pas la seule !

#7 Respectez votre corps

Ne cherchez pas à faire des postures comme sur Instagram. Nous sommes des millions à avoir des corps qui nous empêchent de faire certaines postures. Ou à faire de jolies postures. Par exemple, mon chien tête en bas est moche comme tout, parce que je dois plier les genoux pour garder mon dos droit.

#8 Suivez votre pratique dans un journal

J’ai pendant quelques temps noté quelle vidéo je faisais, tous les jours, et ce que j’avais aimé dans cette pratique, ce que j’en retenais. Je ne voyais pas vraiment ce que cela m’apportait, alors j’ai arrêté, mais pour de nombreuses personnes, documenter leur pratique leur permet d’observer leur évolution, tant d’un point de vue physique que psychologique ou spirituel. 

#9 Profitez !

Profitez de votre pratique, savourez, observez les changements en vous, au bout de quelques semaines, de quelques mois. Oh, de petits changements, mais qui ajoutés les uns aux autres font toute la différence.

Bien sûr, certains de ces conseils sont aussi valables pour les cours de yoga en salle !

Alors, vous venez pratiquer avec moi sur YouTube ou sur Zoom ?

Yoga à la maison, pas sur la maison… Photo d’Ali Zheeb