Surfer d’une activité à l’autre

Surfer d’une activité à l’autre

Il y a 2 semaines, j’ai partagé ces magnifiques stories (de haut niveau artistique) sur Instagram et Facebook (les stories, ce sont des publications éphémères qui vivent 24h et permettent de partager de petites séquences du quotidien, entre autres) :

Et l’une de vous m’a dit « ce serait bien que tu nous partages comment tu fais pour te centrer quand tu passes d’une activité à l’autre ». Alors, autant vous dire que c’est quelque chose sur quoi je suis toujours en train de progresser. J’ai vécu le même genre de journée hier et je suis arrivée en fin de journée à ma séance de yoga complètement échevelée (au propre et au figuré) et pas centrée du tout.  

On a tou-te-s des journées comme ça, où on a surchargé le planning par foi absolue que oui, bien sûr, faire tout cela c’est tout à fait possible ou par hasards de calendriers, contraintes extérieures incontrôlables et autres imprévus en tout genre. Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour passer sereinement d’une activité à l’autre quand clairement on aurait bien envie de se poser mais qu’on ne peut pas ?

La première chose à faire, pour moi, et que j’oublie bien souvent, c’est d’abord de faire quelque chose qui m’ancre. J’y suis de plus en plus attentive et je vois la différence dans mon niveau de présence. Ce que j’ai fait ces derniers temps et que j’ai adoré faire, c’est d’anticiper mon dernier rendez-vous de la journée. Alors oui je travaille de chez moi la plupart du temps, donc ça facilite les choses, mais ça vous donnera peut-être des idées. Le dernier rendez-vous de la journée, c’est 2 fois par semaine le cours de yoga. Comme hier, où j’ai passé la journée chez un client, j’ai fait une heure de route, j’avais 15 minutes de battement avant une réunion de travail qui était elle-même juste avant mon cours de yoga.

Avant ma rencontre, j’ai installé mon espace de yoga, je me suis mise en tenue, j’ai installé un coussin sur mon tapis et un carton en face pour faire office de bureau bas, et je me suis installée là pour mon appel. Je pense que mon interlocutrice a vu que j’étais assise au sol parce que à un moment je prenais des notes sur mes genoux, mais je suis déjà une consultante bizarre-prof de yoga, je ne suis pas à une bizarrerie près. Ca m’a aidée à m’ancrer pour mon rendez-vous. Et je savais qu’après je ne serais pas trop speed pour transitionner après à mon rôle de prof de yoga. Bon, c’était sans compter le fait que je m’allonge sur le tapis « juste 2 minutes » après mon appel et que je me relève en panique 10 minutes plus tard, le micro pas branché, le « bureau » pas enlevé, la fenêtre pas fermée… Donc il y a de certains couacs dans mes plans, c’est sûr ! Ceci dit, j’ai remarqué qu’être assise au sol m’aide vraiment à « faire redescendre ma tête ». Mon esprit vole beaucoup d’une chose à l’autre, et avec ce genre de journées, ça vole encore plus, m’asseoir au sol m’aide, j’ai l’impression, à calmer mes pensées.

D’autres façons de prendre quelques minutes avant une activité sans s’allonger au sol, ce qui, j’en conviens, n’est pas toujours disponible :

  • On peut respirer. Si on a besoin de faire monter l’énergie, on fera la respiration de la joie (à la minute 37 de cette vidéo – c’était ma première vidéo, sans micro, du coup le son est moyen), si on a besoin de calmer les pensées, on fera la respiration alternée (une vidéo là-dessus très bientôt). Si on a l’impression que notre esprit est à l’extérieur de notre corps (ça m’arrive régulièrement, c’est pour ça que je vous fais faire régulièrement des pratiques d’enracinement), on respirera profondément, les mains en hakini mudra :

  • On peut insérer une activité fun entre deux activités. Ca peut être de mettre une jolie chanson qui nous fait danser. Ca peut être de sortir marcher 3 minutes à l’extérieur. En tapant les mains l’une contre l’autre (c’est ce que j’ai fait ce matin, j’avais l’air maline en marchant le long de la route).

  • On peut faire du yoga des yeux, surtout si les activités qu’on enchaine sont toutes à base d’écran, ou du yoga tout court, assis à notre bureau.

  • Ah et boire des infusions ! Je bois du rooibos. Je bois du café aussi, parce que j’aime le goût, mais je ne crois pas que ce soit très très bon pour l’ancrage, en tout cas pas sur moi !

J’écoute aussi parfois quand l’envie m’en prend, des mantras. En écrivant cet article j’écoute ça. J’ai « découvert » les mantras pendant le confinement. « Découvert » entre guillemets, parce que je les connaissais déjà, ayant quand même fait Maha Shivaratree (pélerinage hindou) une dizaine de fois et ayant déjà remarqué que « Om Namah Shivaya » me faisait un peu flotter (pour le plus grand plaisir de ma belle-mère qui m’a prise en flagrant délit de le fredonner), mais je ne les avais jamais écoutés hors contexte familial de prières. Nous avons pratiqué les mudras pendant une séance d’entraide entre (futur-e-s) profs Diva Yoga, pendant le confinement, et ça a été une révélation. Déjà parce que je chante excessivement mal. Ensuite parce que j’ai chanté avec le groupe, seule devant mon écran et que j’ai trouvé ça extrêmement libérateur, porteur et avec un énorme effet clarifiant sur l’esprit. Ces deux là sont mes préférés : Hari Om Tat Sat (dont je peux « chanter » le « refrain » à tue-tête parfois) et Om Mani Padme Hum. 

Je précise que tout cela est issu de mes expérimentations diverses et variées de femme un peu étourdie qui aime parfois avoir des journées très remplies mais qui aspire à une vie quand même beaucoup plus slow que cela. Et vous, que faites-vous quand le rythme s’emballe ?

Privilégiée

Privilégiée

Il y a deux ans, nous nous apprêtions, mon mari et moi, à passer trois mois en Patagonie. Et quand je dis nous nous apprêtions, nous venions de vider la majeure partie des affaires de notre maison de l’époque, donc le départ était imminent. Ce voyage en Patagonie, c’est un rêve un peu fou-fou que nous avons nourri pendant plusieurs années. Nous devions y aller avant mes 30 ans, puis j’ai eu un nouveau poste qui me passionnait et nous avons décalé de plusieurs années. Nous l’avons nourri, nous l’avons construit, nous l’avons bâti.

Cette aventure, elle a pris naissance peu à peu dans nos têtes. Pour nous, depuis Maurice, découvrir l’Amérique Latine, ça ne pouvait pas se faire en 2 semaines. Que ce soit en termes d’empreinte carbone, de faisabilité ou de budget, ça ne passait pas. Et puis on se connait à force. On traine devant le moindre papillon, donc devant l’immensité de la Patagonie, il fallait doser en termes de mois. Trois, ça nous paraissait bien.

Le moment venu, j’ai démissionné de mon poste, Kunal a pris ses trois mois de congés sans soldes. Le moment venu, nous avons pris nos billets, nous nous sommes équipés (merci les parents ♡). Le moment venu, ou plutôt le moment largement dépassé, j’ai appris l’espagnol.

vec chacun 2 tenues, et pas grand-chose d’autre à part le matériel de bivouac, nous nous sommes envolés pour notre belle aventure… Oui, on a eu le look total pendant 3 mois, en tenue de rando qu’on soit sur les chemins ou à Buenos Aires (j’avoue, j’ai acheté la première robe potable de retour à Buenos Aires pour les 2 derniers jours !)

Et quand nous étions là-bas, dans un moment d’éternité (vous savez, ces doux moments où on se sent un peu hors du temps, flotter presque et on se dit « wow, on est ici, on est là, on voit ça, c’est trop beau, c’est trop doux »), mon mari a dit « on a de la chance » et j’ai répondu « on l’a bâti » (après avoir déjà beaucoup entendu « la chaaaaannnnnccceeee » quand j’ai parlé de notre projet autour de moi, en mode « si je peux, tu le peux ». Oui je suis la compassion incarnée). 

S’en est suivi une jolie discussion sur les chemins autour de San Martin de Los Andes qui s’est vite conclue sur « oui, on l’a bâti sur la chance que nous avons ». Oui, nous sommes privilégiés. Grandement. Et quoi qu’il en soit, quelle que soit ma capacité à le reconnaitre, je bénéficie de ces privilèges. Dans ce cas là, d’être française (visas). D’être en bonne santé. D’être née dans une famille qui valorise l’éducation. D’avoir eu mes 2 parents ensemble toute ma vie, de ne pas avoir à m’inquiéter de leur santé jusqu’à l’âge adulte, d’avoir grandi dans une petite ville où j’ai pu cultiver des amitiés avec des personnes qui ne venaient pas du même milieu que moi. D’avoir eu des profs qui se sont préoccupés de mon orientation, parce que j’étais dans un lycée à taille humaine. Et donc d’avoir fait des études que je n’aurais même pas pensé envisageables pour moi sans Mr B. La chance de pouvoir travailler pendant les vacances, parce que j’étais suffisamment en forme pour enchainer la fin de l’année scolaire et le travail avec pour seule transition un week-end de rapatriement dans ma ville « natale » (je l’appelle ma ville natale, pas natale du tout, mais bon, c’est là où j’ai grandi de 9 à 17 ans, c’est tout comme, je ne trouve pas de mot qui corresponde mieux). Bref vous voyez le truc. Je suis aussi très consciente que tout ça peut basculer d’un instant à l’autre. Pas en mode angoissée, mais en mode « cueille dès aujourd’hui les roses de la vie » (j’ai appris Ronsard en CM1, ça laisse des traces).

La Patagonie, on y reviendra. Parce que trois mois c’était bien, mais six autres, ce sera encore mieux. Et puis comme dans tous les endroits où je me sens bien, je me suis visualisée y habiter. Sauf que là, j’avais carrément un projet de tricoteuse de bonnets /écrivaine. Donc un jour peut-être, je tricoterai des bonnets en écrivant (enfin !) mon roman, dans les environs de Pucón ou de Bariloche. Et bien sûr, je donnerai des cours de yoga ! 

PS : le privilège, j’y reviendrai. C’est un grand sujet qui a de nombreuses ramifications et clairement, déconstruire nos privilèges fait partie du travail nécessaire pour vivre au mieux les yamas (ces « règles » éthiques de comportement en société, le premier pilier du yoga), et notamment Ahimsa (la non-violence), Satya (la vérité) et Asteya (l’honnêteté). C’est un travail inconfortable mais tellement nécessaire, et cette vidéo aide à visualiser la longueur d’avance que nous donnent nos privilèges et la nécessité d’en être conscient-e (bien sûr, cette vidéo est issue du contexte américain, mais on peut l’adapter à nos pays et leurs spécificités).

 

Energies de rentrée

Energies de rentrée

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai vécu une vingtaine de rentrées scolaires dans ma vie au mois de septembre, mais malgré le fait que je vive depuis 12 ans à Maurice où la rentrée des classes a lieu en janvier (d’habitude. Là avec le corona, l’année scolaire s’est pris un coup dans l’aile et l’année scolaire terminera plus tard pour rattraper le temps perdu pendant le confinement. Clairvoyance pour une fois de nos élus qui ont compris que la continuité pédagogique à Maurice, ça a été plus que compliqué), bref, fin août / début septembre, je suis toujours dans une énergie de rentrée.

La rentrée, j’aime ça, j’ai toujours aimé ça. Les nouveaux stylos, les cahiers, les classeurs, et le sacro-saint agenda que j’ai aimé d’amour fou, surtout au lycée. C’était d’ailleurs mon premier blog, sur papier, et j’avais une seule lectrice, parfois deux ou trois, mais il y en avait une qui était plus fidèle à mes écrits du jour, c’était celle à qui j’envoyais des emails le soir après nous être séparées et celle qui est toujours la première à me lire, m’encourager, malgré les bébés qui sont nés et les kilomètres qui nous séparent. Cette semaine, ça fait 20 ans qu’on se connait, oui 20 ans tout pile, et même si nous n’avons été géographiquement que 3 ans dans le même espace (le lycée), nous sommes dans le même espace de tête et de coeur depuis 20 ans.

La rentrée, je disais, j’aime ça. Retrouver les ami-e-s (ou en rencontrer de nouvelles, pour la vie !), sentir l’air se rafraîchir, peu à peu admirer les couleurs de l’automne se déposer sur la colline d’en face, le ciel rose à 7h40 le matin, ressortir le manteau (bon, vous m’excuserez, ça fait longtemps que je n’ai pas vu le mois de septembre en France, donc je ne sais plus trop si ces trucs là se passent en septembre ou en octobre [mais je pense pas qu’on attende novembre pour sortir les manteaux en Lozère], en tout cas, c’est dans le même élan de rentrée), mon Papa qui dit « bon, cette année, on repart sur de bonnes bases ».

Et donc, pour « la rentrée », j’avais prévu de vous sortir un joli programme sur le yoga du matin. Pour ancrer de bonnes habitudes, pour optimiser l’énergie de la rentrée. Et parce que la vie arrive, et que je me suis coupé le pouce, que dans ma vie de consultante, j’ai eu un contrat inattendu qui a pris beaucoup de mon temps, que j’avais prévu de filmer en extérieur et qu’il a fait mauvais les jours où j’avais prévu de filmer, que mon espace mental a été pris pendant un bon moment sur la marée noire, je n’ai pas réussi à le sortir « à temps ». Ce programme, il sortira un peu plus tard, et ce sera très bien comme ça.

Parfois, on recule pour mieux sauter, et l’accepter fait partie du jeu. Oui, j’ai des objectifs à atteindre pour ma petite entreprise de yoga, et je les équilibre avec les autres objectifs que j’ai dans le reste de ma vie, et tout le reste qui n’était pas prévu. Quand la vie arrive, la vie arrive, et je réajuste le planning en fonction pour continuer à atteindre mes objectifs, tout en respectant autant que possible une façon plus douce de travailler, sans me surcharger et en ayant des espaces de repos et de détente plus importants que quand j’étais salariée. Ca reste un exercice d’équilibriste qui est souvent teinté de culpabilité, encore, mais je progresse dans une vision plus « slow living » de mon quotidien professionnel, et je pense que c’est ainsi que je peux le mieux contribuer au monde.

Gérer le stress en pleine conscience

Gérer le stress en pleine conscience

Hier, une élève m’a demandé conseil car son ostéopathe lui avait recommandé yoga et pratiques de pleine conscience pour mieux gérer son stress. J’ai fait de mon mieux pour répondre à ses questions, et je me suis dit que ce serait une jolie idée d’article. Après tout, je me suis mise à pratiquer au quotidien il y a 4 ans pour mieux gérer mon stress, je dois bien avoir quelques trucs à partager là-dessus.

Le stress est cause de bien des maux, et mieux le gérer nous permet de mieux vivre, d’être plus agréable à vivre pour nos proches… Et les petites techniques que je vais vous partager vous seront sans doute bien utiles. Pourtant, pas de baguette magique ! Là encore, ces pratiques demandent du temps, et elles peuvent paraitre un peu too much, surtout quand on a la tête dans le guidon. Elles ont aussi vocation à être utilisées après de longues périodes de stress pour déshabituer le corps du stress. Lors d’une consultation de naturopathie avec Sarah Juhasz de Pimp Me Green, joli blog plein de ressources, elle m’a expliqué que oui, le stress vécu sur de longues périodes avait des répercussions sur le corps et l’esprit bien après la période en question et que cela pouvait entrainer faible énergie et autres symptômes.

La première chose que je vais vous recommander, bien sûr, c’est de pratiquer le yoga. Quand j’étais employée, j’en faisais matin et soir. Le matin pour donner le ton à la journée (en plaçant une intention par exemple), le soir pour déposer mes soucis à la porte (je pratiquais sur la terrasse, donc littéralement, à la porte !). En vrai, les soucis me suivaient quand même souvent, mais mon corps était tout de même très reconnaissant à ces pratiques qui me permettaient de vraiment se délasser des tensions de la journée. Quand j’invite mes élèves à s’installer sur leur tapis lors des séances de yoga du soir, je commence souvent par « déposez votre corps sur votre tapis, déposez tout ce que vous portez sur votre tapis qui est là pour vous et vous soutient ».

Et franchement, mon tapis, c’est mon ami. Il a vécu les expérimentations de postures chelous (coucou le corbeau), il a accompagné mes progrès, il a accueilli les larmes, parfois après une longue journée, il a rigolé en me voyant faire des méditations qu’il trouve bizarres (« j’envoie de l’amour à la personne qui me mine la vie actuellement » – c’est celle que je vous propose sur YouTube aujourd’hui d’ailleurs !), il a accueilli mes pieds à la propreté douteuse après 12h+ dans des Birkenstocks dans la chaleur port-louisienne. Bref, mon tapis « has got my back ». Il est là pour moi. J’espère que le vôtre est là pour vous. Et s’il n’y est pas encore, devenez ami-e avec lui. Il n’attend que ça. Et les jours où vous n’avez pas le temps de le sortir, vous pouvez aussi simplement pratiquer debout ou assis-e sur une chaise. Ca marche aussi, c’est ce que j’ai fait ce matin.

Parmi mes autres petits conseils, il y a la pratique de la respiration tout simplement. Allonger la respiration quand les choses s’emballent, placer un instant l’attention sur la respiration afin de ramener le mental dans le corps… Je le reconnais, c’est plus facile à dire qu’à faire, y penser quand on est submergé-e ça peut être compliqué. Et c’est en pratiquant régulièrement hors des périodes compliquées que cela deviendra plus naturel dans les pics de stress.

Une autre pratique en lien avec la respiration qui permet de calmer l’esprit et de mieux gérer stress et anxiété, c’est la cohérence cardiaque. Elle a été popularisée en France par David Servan-Schreiber et est conseillée à vraiment tout le monde. Je l’ai pratiquée régulièrement pendant plusieurs semaines à un moment où j’en avais besoin. Ce qui est recommandé, c’est de la pratiquer 3 fois par jour, 5 minutes à chaque fois. Il s’agit d’inspirer sur cinq secondes et d’expirer également sur 5 secondes : 6 respirations par minute. Des applications existent pour suivre le rythme, ainsi que des vidéos sur YouTube. J’aime bien celle-là qui m’évite d’avoir à regarder l’écran, je peux simplement me fier au son. C’est une pratique très apaisante.

Enfin, la méditation de pleine conscience est un outil formidable. On prend le temps d’être ici et maintenant, sans attente. J’ai pratiqué avec Christophe André et ses méditations de 3 minutes, c’est court et pratique. J’aime aussi solliciter les sens, c’est ce que je vous avais proposé avec la méditation autour d’un fruit, je trouve que ça permet de vraiment se recentrer dans l’immédiat. C’est d’ailleurs un processus qu’on peut faire à tout moment dans la journée pour revenir à soi et calmer l’esprit, avec la méthode 5-4-3-2-1 : regarder 5 choses (avec les yeux), distinguer 4 sons (avec les oreilles), toucher 3 textures (avec les doigts, le toucher), sentir 2 odeurs ou parfums (avec le nez) et percevoir un goût (avec la bouche, la langue). Essayez ! Après ce processus, vous verrez qu’on redescend immédiatement.

Marcher dans la nature reste un des meilleurs moyens que je connaisse pour me reconnecter à moi, et diminuer le stress et les pensées vagabondes : marcher avec un certain rythme et faire monter le rythme cardiaque, observer la nature, et puis à un moment, prendre le temps de s’asseoir pour profiter…

Un, deux, trois, respirez, méditez, yogatez, marchez, défoulez-vous, et dé-stres-sez !

Qu’y a-t-il dans ma trousse à pharmacie ?

Qu’y a-t-il dans ma trousse à pharmacie ?

Alors, dans ma trousse à pharmacie, il y a des huiles essentielles, du yoga et des mudras ! (bon, il y a bien 2 ou 3 autres trucs aussi, mais ça sonnait moins bien si je disais « il y a des huiles essentielles, du Doliprane, des mudras, des pansements, et quelques médicaments périmés pas encore triés »). Plus sérieusement, ces quelques outils et conseils sont issus de mon expérience personnelle et ne remplacent bien sûr pas un avis médical.

*Je sais que vous êtes nombreux/ses à avoir besoin de médicaments au quotidien et à vie. Je ne fais pas du tout l’apologie du naturel à tout prix, on a besoin de l’allopathie dans mille et un cas. Les petites astuces que je vous présente concernent les petits maux du quotidien. Par ailleurs, soyez vigilant-e-s sur les éventuelles interactions entre votre traitement et les huiles essentielles que je mentionne, parlez-en à votre médecin. Prenez soin de vous🎔*

 

« J’ai mal à la tête »

Le mal de tête a mille et une causes, donc à vous de voir ce qui peut vous convenir ou pas, fiez-vous à votre intuition ! Pour ma part, quand j’ai mal à la tête, j’utilise de l’huile essentielle de menthe poivrée (lisez bien les contre-indications listées sur le site de la Compagnie des Sens, dont je me sers comme référence pour la sécurité autour de l’usage des huiles). On l’utilise diluée dans une huile végétale et on l’applique sur les tempes. Et avant de reboucher le flacon, on prend une bonne inspiration à même le flacon. Oui, ça décoiffe et c’est puissant !

Si votre mal de tête est lié à des douleurs cervicales (ce qui est souvent mon cas), vous pouvez faire quelques mouvements tout doux pour délier le cou. Ca devrait aider à relâcher et à diminuer le mal de tête. Cette vidéo ou celle-ci par exemple. Si vous sentez que ça ne vous fait pas de bien, restez à l’écoute de vos ressentis et arrêtez tout !

Pour calmer un mal de tête, vous pouvez aussi pratiquer, que vous soyez assis-e, couché-e ou debout, Mahasirsha Mudra, ça devrait faire redescendre la pression. Pour ce faire :

  • Repliez vos annulaires à l’intérieur des paumes de main

  • Déposez le bout des index et majeurs sur le bout du pouce de la même main

  • Les auriculaires restent droits, autant que possible

  • Vous pouvez déposer vos mains sur les cuisses, paumes tournées vers le ciel, ou le long du corps si vous êtes allongé-e

  • Pour cette mudra, comme pour toutes les mudras, restez aussi longtemps que vous le souhaitez, connectez vous à votre respiration. Si le moindre effet indésirable apparait, défaites simplement la mudra

« J’ai mal au dos » ou « j’ai mal au cou »

Quand j’ai mal au dos, je me dirige vers mon tapis. Soit je me lance dans une série de mouvements qui intuitivement me font du bien, ou je cherche une vidéo qui cible spécifiquement cette zone pour me guider. Vous pouvez tester celle-ci ou celle-ci qui ne nécessite pas de tapis, toujours précieux d’avoir des gestes qu’on peut faire en milieu de journée, au bureau et sans matériel.

En termes de mudras, j’adore utiliser ce que j’appelle « les Merudanda Mudras ». Selon l’orientation des pouces, on cible le bas, le milieu ou le haut du dos, et j’adore véritablement sentir l’effet dans mon dos, c’est magique, je sens presque les os se réaligner sur place. C’est très simple : on replie tous les doigts, les ongles exercent une certaine pression contre la paume. Le pouce reste allongé et il est orienté :

  • Vers l’extérieur pour le haut du dos (Urdhwa Merudanda Mudra)

  • Vers le ciel pour le milieu du dos (Merudanda Mudra)

  • Vers l’intérieur pour le bas du dos (Adho Merudanda Mudra)

De façon générale, pour le dos, il y a aussi Anudandi Mudra que je présente en introduction de cette vidéo.

« Je suis épuisé-e »

Plusieurs causes à l’épuisement. Si c’est chronique, plusieurs pistes à explorer : le sommeil, l’alimentation, ce qui vous épuise au quotidien (dans la tête), et bien sûr, ne pas hésiter à consulter ! Si c’est après une longue journée de travail où vous devez enchainer sur d’autres taches, je vous invite à sortir votre tapis. Peut-être avez-vous le sentiment de ne pas avoir le temps, mais globalement, j’appelle ça plutôt du temps bien investi. Les deux dernières années où j’étais employée, je faisais du yoga matin et soir, et autant le matin je n’ai jamais eu de mal, autant le soir, le canapé m’appelait (oui, pas d’enfant, en rentrant du travail, c’est le canapé qui m’appelle), mais finalement, à chaque fois je me disais que j’avais bien fait de me motiver, que j’étais mille fois mieux après. Je vous propose de tester cette vidéo qui vient de sortir (je m’améliore, j’arrive à coordonner les sorties de vidéos et d’articles !)

En termes de mudras pour la fatigue, je vous l’avez mentionné ici, j’adore Ananta Prajna mudra qui permet d’optimiser l’énergie. Garuda Mudra a aussi un effet assez similaire chez moi, ça me fait bouillonner d’énergie (ou en tout cas, si je la pratique en état de fatigue intense, j’arrive à sentir la vie en moi, ce qui est déjà un excellent début !). Vous pouvez aussi tester Surya Mudra, pour un effet coup de fouet :

  • Pliez vos annulaires en direction de la paume des mains

  • Recouvrez-les avec les pouces, et appuyez légèrement

  • Laissez les autres doigts étendus

  • Déposez le dos de vos mains sur vos cuisses

Pour gérer les états émotionnels parfois un peu volatils quand je suis (très) fatiguée, j’utilise l’huile essentielle de petit grain bigarade, une goutte pure sur chaque poignet. Et pour s’endormir plus sereinement, essayez l’huile essentielle de lavande vraie ! Vérifiez bien avant les contre-indications !

Santé !

 

PS : merci à Sophie qui m’a inspiré cet article malgré elle, et aux L. Ladies pour leur enthousiasme face aux mudras, vous m’inspirez à continuer à vous les présenter !

PS 2 : non, cet article n’est pas sponsorisé par la Compagnie des Sens, je trouve juste leurs descriptions des contre-indications très claires !