Décisions compliquées : les prendre en conscience

Décisions compliquées : les prendre en conscience

Je vous le disais la semaine dernière, j’ai récemment pris une décision difficile. J’ai loooonnnngguement pesé le pour et le contre, je me suis interrogée à tous les niveaux… Et finalement, c’est décidé, j’y vais ! Je m’embarque dans une aventure qui va être compliquée et anxiogène, et je ressens déjà des bouffées d’une inquiétude dont je connais la saveur et que je ne voulais plus ressentir.

Pourtant, je vous le disais, cette décision, je l’ai prise en conscience. Mon corps freine des 4 fers : petite boule dans l’estomac, crispation des mâchoires, flashbacks de nuits à me réveiller à 3h du matin. Oui, mais alors, pourquoi je l’ai prise, cette décision ? Pourquoi j’ai décidé d’y aller en niant ces signaux pourtant clairs que je m’attache à suivre de plus en plus ?

Parce qu’il y a, pour moi, quelque chose de plus grand, de limite sacré. Il y a une cause, il y a un projet, il y a des gens en souffrance, et il y a moi qui peux, peut-être, contribuer à faire quelque chose.

Mon coeur a-t-il raison quand il dit « mais pourquoi on voudrait s’infliger ça ? » ?Probablement. Ma tête a-t-elle raison quand elle dit « mais comment tu vas te sentir si ça périclite et que t’as rien fait ? » ? Probablement. Vous connaissez Heart and Brain ? Cette jolie BD où l’on voit un cerveau (Brain) et un coeur (Heart) en désaccord sur à peu près tout s’écharper avec humour ? C’est un peu ça qu’il s’est passé. Impossible de les réconcilier.

Comment j’ai décidé d’avancer par rapport à ça ? J’ai écouté les arguments en faveur, les arguments contre. J’ai parlé à mon mari. Et finalement, je me suis demandé quelle question comptait plus. Et clairement, c’était celle du cerveau, qui me disait « comment tu vas te sentir de ne rien avoir fait ? ». Alors j’ai décidé que je n’aurai pas rien fait. Je ne dis pas que je ferai bien, mais je peux dire que je ferai de mon mieux. Avec amour.

Alors oui, je nie une partie de mes ressentis physiques dans cette prise de décision, ou en tout cas j’ai décidé de leur dire que je les entends, mais que je ne me base pas sur eux pour décider, cette fois. Au final, j’ai pris des mois et des mois à la prendre, 2 ans, même. Et quand il a fallu y aller, ce sont mes valeurs auxquelles j’ai voulu donner la priorité. Comment vais-je répondre aux besoins de mon corps, à ses sollicitations, à ses réflexes de crispation automatique dans certaines situations ? Je vais respirer, je vais faire des mudras, je vais pratiquer rester consciente à mes ressentis, et ne pas les enfouir comme j’ai pu le faire par le passé.

Et quand je dis que c’est ma tête qui a décidé, en réalité, une partie de mon coeur aussi. C’est juste qu’il a un peu peur de se faire écharper et d’y laisser des plumes encore. Mais il est mieux outillé maintenant pour se préserver, prendre soin de lui et des autres couches de mon être (les koshas, sujet d’un futur article, promis !).

Je l’avais dit ici, je le redis, mon yoga est au service de mon activisme. Il va m’aider à naviguer dans mon nouveau rôle sur le conseil d’administration de PILS. #actHIVistunjouractHIVisttoujours

Déambulations

Déambulations

Dé-am-bu-la-tion. J’ai lu ce mot ce matin, et je ne sais pas pourquoi, il m’a arrêtée, il m’a attrapée au vol. C’est comme si je l’avais pris dans mes mains, cueilli dans un champ d’herbes folles, choisi parmi des milliers. Un peu au hasard, mais pas tout à fait quand même, car impossible de m’en éloigner. Je l’ai porté à mon visage, je l’ai fait tourner, l’ai observé, et je l’ai goûté. Dé-am-bu-ler ! Dé-am-bu-ler. Le verbe est encore mieux. Il a la saveur de l’aventure, de l’exploration, de la flânerie. Une odeur d’été, un parfum chargé de fruits et de fleurs et d’herbe sauvage brûlée par le soleil… Dans ma bouche, il flotte, il tourne, il suspend, il est là juste pour moi et en même temps il est à la croisée des mondes. A la croisée de mes mondes, de tous ceux que je connais, de tous ceux dans lesquels j’ai dé-am-bu-lé.

Et Dieu sait que j’aime déambuler. Je suis la déambulatrice incarnée. Je construis peu à peu ma vie pour qu’il n’y ait plus d’obstacles entre moi et la déambulation. La déambulation physique dans le monde, le monde en entier, le monde dont je souhaite découvrir les moindres recoins, tout en sachant que la déambulatrice que je suis est plutôt lente et a tendance à vouloir retourner là où elle est déjà allée pour continuer l’exploration… Mais aussi la déambulation dans mon corps, à l’intérieur de moi, à la découverte des contrées inexplorées de mon âme et de ma conscience…

Je déambule, tu déambules, nous déambulons… Déambulons !

Yoga avec Emilie grandit !

Yoga avec Emilie grandit !

Devinez quoi, Yoga avec Emilie a une Directrice Pays – France et un Directeur de la Communication. Si si, vous ne saviez pas que ma petite activité est DEJA devenue une multinationale ?

Ma Directrice Pays – France participe à toutes les séances de yoga (elle paye même son abonnement !), me fait un retour après chaque cours (process qualité), imprime et colle des affiches dans des endroits stratégiques autour de chez elle, se trimballe avec les affichettes dans son sac à mains pour les donner autour d’elle​. Elle est au taquet.

Mon Directeur de la Communication prend les photos, relit les newsletters et les articles, vérifie les liens… Ce que son titre ne dit pas c’est qu’il fait aussi le côté légal, il est en train de développer mes termes et conditions et va s’attaquer à l’aspect « protection des données » de ma newsletter.

Oui, j’ai beaucoup de chance, ma Maman et mon mari sont au taquet ! Sans compter bien sûr les encouragements du reste de ma famille, mon frère qui m’a aidée à choisir mon micro, mon Papa qui est allé « like » toutes mes vidéos sur YouTube alors que le yoga c’est pas son truc, mes belles-soeurs et mon beau-frère qui participent régulièrement aux séances, mon beau-père qui est venu auditer un cours, mes copines (et certaines de leurs Mamans !) qui participent aux séances et qui me font des retours sur mes articles, qui les partagent et qui me soutiennent, les cousin-e-s qui ont été les premier-e-s à me suivre sur Facebook.

Derrière chaque micro-entrepreneure il y a un monde de soutien, MILLE MERCIS ! ✨

Ô joie !

Ô joie !

La semaine dernière, il y a eu :

  • l’obtention de mon certificat de Professeure de yoga

  • mes premières abonnées, merci ❤

  • un article dans le journal (encore !)

  • une dame qui m’a reconnue au restaurant « vous êtes prof de yoga, non ? » Je me suis sentie comme une star, je le lui ai dit, ça nous a fait rire

  • l’adoption de ma filleule finalement validée, après plus de 2 ans dans sa famille d’accueil, elle est maintenant leur fille officiellement (elle l’était déjà depuis longtemps dans leurs cœurs)

  • une prise de décision pas évidente, faite en conscience

  • la meilleure blague que j’ai faite depuis une éternité

  • des balades sur la plage

  • l’observation d’un diagramme ikigai et pour la première fois de ma vie, me dire que je suis au centre

Oui, alors c’est sûr que c’était une semaine glorieuse. Je ne fais pas une formation de prof de yoga chaque année, et je n’ai pas 10 filleules en attente d’adoption !

La joie vit en nous, que nous ayons des raisons extraordinaires de nous réjouir ou pas, que nous la sentions ou pas. J’ai choisi de vivre dans la joie, ça ne veut pas dire que je rigole toutes les minutes de tous les jours, ni que je n’ai pas de doutes, de peurs ou de jours sans.

Ca veut dire que je cultive la joie dans mon jardin intérieur, que j’essaie de faire des activités qui boostent mon énergie et de me retirer peu à peu de celles qui me drainent. L’énergie, c’est un gros sujet chez moi. Basse énergie parfois, souvent. Et puis j’ai commencé à donner des cours de yoga, écrire mes articles, faire mes posts et photos. Et j’ai senti l’ébullition de mon énergie dans ces moments-là. Pourtant, elle s’effrite à nouveau, dans une même journée, quand je transitionne vers d’autres tâches qui me font désormais moins vibrer. Je peux donc moins blâmer mon sommeil, ma nourriture, mon cycle…

Non, je peux en revanche constater que certaines activités me nourrissent, d’autres moins. Et je peux me servir de ces sensations pour peu à peu me défaire de ce qui ne me nourrit plus. Et je peux continuer à cultiver cette connexion à moi-même, à ce qui me fait du bien ou pas, ça me permet de ne pas rester des années à faire quelque chose qui ne me convient plus (sans pour autant claquer la porte à mes responsabilités, on est bien d’accord).

Cette habitude de me connecter à mes sensations, à mes niveaux d’énergie, je la cultive sur mon tapis de yoga, tous les jours. Et peu à peu, cette finesse d’observation sur mon tapis se vit aussi dans ma vie quotidienne.

Je vous invite à vous aussi lister les petites et grandes joies de votre semaine ou de votre journée, et à observer de plus en plus finement ce qui vous nourrit et ce qui vous draine. Observez au fil des semaines, et vous pourrez en tirer des conclusions… Ca va plus vite qu’on ne le croit !

Les mudras, des gestes qui font du bien

Les mudras, des gestes qui font du bien

En débutant ma formation de professeure de yoga, j’ai découvert les mudras. Je connaissais déjà le nom d’Anjali Mudra (les mains au coeur en prière), mais je ne savais pas que les mudras, c’était un monde à part entière.

Et en fait, c’est même tout un univers ! Faits de mille gestes des mains et des doigts (mais pas que), les mudras font circuler l’énergie dans le corps. Mudra, en sanskrit, ça veut dire « sceau », mais ça peut être aussi l’association de « mud », joie, et de « ru », déclencher : faire jaillir la joie, j’adore !

A travers la position des doigts, nous canalisons l’énergie vers une zone précise du corps. Je les inclus beaucoup dans mes séances de yoga. Pour moi, ils font partie de ces outils que l’on peut facilement emporter avec soi et ressortir au besoin, dans notre vie de tous les jours.

Il est intéressant de les pratiquer en conscience, en dirigeant notre attention sur nos ressentis et notre respiration et en accompagnant le geste d’une intention. On peut aussi pratiquer les mudras dans notre quotidien, dans les transports, devant la télévision etc.

Quand vous pratiquez les mudras, soyez vraiment en contact avec vos sensations. Si vous ne vous sentez pas bien ou si vous ressentez le moindre signe que la mudra ne vous convient pas, séparez vos mains et respirez profondément. La sensation désagréable devrait se dissiper aussitôt.

Je vous présente aujourd’hui 3 de mes mudras préférés : pour cultiver la joie, pour devenir le maître du temps (si si) et pour s’enraciner.

Garuda Mudra

Vous me verrez par exemple parfois les mains sur le coeur, avec un peu l’air de planer. Je suis en train de faire Garuda Mudra, la mudra de la joie. Garuda, ça veut dire « aigle », et je me sens vraiment pousser des ailes quand je fais cette mudra.

La main droite sur la poitrine, la main gauche par-dessus, les pouces entrelacés l’un à l’autre et les autres doigts étendus, comme les ailes de l’aigle ! Vous pouvez y joindre une intention liée à la liberté et à la joie (« je me sens libre, je suis joyeuse » par exemple).

Kaleswara Mudra, le maître du temps

C’est la première Mudra que j’ai apprise pendant ma formation. Elle nous a été enseignée avec l’objectif de nous aider à dégager le temps nécessaire dans nos vies quotidiennes pour la formation.

Bien sûr, pratiquer cette mudra ne fait pas apparaitre le temps par magie. Elle nous aide à calmer le tourbillon des pensées, à prioriser et ainsi à mettre notre énergie là où c’est nécessaire. Je l’ai beaucoup pratiquée en début de formation et j’en ai même parlé autour de moi !

Pour se positionner dans cette mudra, on commence par placer ses mains au coeur, puis à écarter les mains l’une de l’autre, avec le bout des majeurs et des pouces qui continuent de se toucher. Les index, annulaires et auriculaires sont repliés vers l’intérieur. Les pouces pointent vers le bas, on obtient un coeur. On place la mudra contre son coeur, et on peut choisir une intention en lien avec la mudra.

Muladhara Chakra Mudra

Une autre de mes mudras préférées, favorisant l’enracinement (Muladhara chakra, c’est le premier chakra, le chakra racine). Elle permet de remettre les mâchoires et les os du bassin en place (oui, les deux !). Elle aide également à renforcer l’équilibre.

Pour la pratiquer, les majeurs sont repliés vers la paume des mains, les pouces sont côte à côte sur toute leur longueur, et les autres doigts se touchent à leurs extrêmités. On adopte une intention liée à la sérénité, à l’équilibre, en fonction de nos besoins.

Il n’est pas nécessaire de les pratiquer uniquement dans un contexte de yoga ou de méditation. Ce sont des outils qu’on peut emmener dans notre vie de tous les jours, faites vivre les mudras avec vous, emmenez-les partout avec vous, et utilisez les ! Il est vrai qu’on a parfois du mal à penser à elles quand on est pris dans l’action, dans nos problèmes du quotidien, ce qui rend d’autant plus important de les pratiquer régulièrement sur le tapis, pour penser à les pratiquer dans nos vies.

PS : sur ces photos, je souris les yeux ouverts, mais bien sûr, dans votre pratique, prenez le temps de fermer les yeux et passez autant de temps que vous le souhaitez sur chacune des mudras. Plus vous y consacrez du temps, et plus vous y sentirez des effets !