Le calendrier de l’Avent

Le calendrier de l’Avent

Comme de petits chocolats, tous les matins, je vais vous proposer d’ouvrir une nouvelle case du calendrier de l’Avent que je vous ai concocté : méditation, yoga, respiration, pratique de pleine conscience… Chaque matin, je vous inviterai à prendre 5 minutes pour vous : soit je vous aurai préparé une petite vidéo pour le thème du jour, soit je vous donnerai simplement une mini-activité à faire par vous-mêmes.

Si vous voulez recevoir votre calendrier de l’Avent tous les jours par email, inscrivez-vous ici. Vous pourrez aussi retrouver votre chocolat du jour ici, où chaque matin une nouvelle case sera « ouverte » : je visualise vraiment ça comme des petites cases d’un calendrier de l’Avent en carton où on viendrait ouvrir la fenêtre avec délicatesse et impatience !

Ma routine yoga du matin

Ma routine yoga du matin

Je vous partage ma routine actuelle du matin non pas parce que ce serait LA routine que tout le monde devrait suivre, non, surtout pas ! Mais simplement parce que c’est en s’inspirant les un-e-s des autres qu’on trouve ce qui nous convient, peu à peu. La routine dont je vais vous parler, c’est celle qui me convient aujourd’hui.

L’historique

Pour moi, avoir un cadre, ça m’aide à démarrer la journée du bon pied, et ce depuis toujours. En 2014, ma routine du matin, c’était : je me lève vers 6h, je prends un loooonnnngg petit déjeuner composé de pain, beurre, jus de fruit et thé, en lisant, puis je fais ma toilette, je m’habille, je pars vers 7h15. Elle n’était pas réfléchie du tout, mais c’était ma routine, ce que je faisais tous les matins quoi qu’il arrive.

En 2015, alors que je prends un nouveau poste dans l’association où je travaillais, je me dis qu’il n’est plus possible d’avoir faim tous les jours dès 11h du matin et que pour la paix de mes collègues, je devrais SONGER À y remédier. Et au détour d’un livre sur la santé, je découvre le miam-ô-fruits (cliquez ici pour la recette, c’est délicieux). Ni une, ni deux, je m’équipe et le 1er janvier exactement, je change mon petit déjeuner : j’ai supprimé le jus, j’ai remplacé les tartines par le miam-ô-fruits. Ca prend un peu de temps à préparer le matin, mais ça a révolutionné mes matinées de travail : je n’ai plus eu faim avant midi. Fini le ventre qui gargouille en réunion, fini le coup de mou de 11h30, (presque) finie l’humeur de dragon en approchant la fin de matinée !

Au fil de ce nouveau poste et de ce qu’il se passe à Maurice, les choses se compliquent professionnellement, et mon travail occupe TOUT l’espace. Je me couche le soir, j’y pense, je me lève le matin, j’y pense, je me réveille à 3h du matin, j’y pense. Et à un moment tout ceci a un impact : douleurs au niveau du cou, humeur massacrante,… Et en 2016, je fête mes 30 ans. On est allés à la Réunion pour cette semaine d’anniversaire, et le jour J, je monte 50 mètres d’altitude pour chaque année de vie (1500 mètres donc). Ce n’était pas réfléchi, mais quand j’ai réalisé ça (je fais des maths dans ma tête une bonne partie de ma vie), j’ai aimé le symbole. Et un autre symbole que j’ai aimé, c’est la Pleine Lune le jour de mes trente ans et avoir la chance de l’observer à presque 3000 mètres d’altitude, sur le flanc du Piton des Neiges. Trois jours plus tard, par le plus grand des hasards, on se retrouve sur le même vol qu’Amma pour revenir à Maurice. Et j’ai la chance qu’elle me serre dans ses bras, sans file d’attente, de façon complètement impromptue, juste avant l’embarquement à l’aéroport de la Réunion. Incroyable.

Et trois semaines après, je déroulais mon tapis dans le jardin pour le début d’une longue série de pratiques quotidiennes (bi-quotidiennes à l’époque, matin et soir) qui allait m’emmener où je suis aujourd’hui. Lien de cause à effet ou coïncidence ? Mystère…

Ma routine actuelle

Depuis, ma routine évolue légèrement en fonction de mon emploi du temps de ma journée, mais contient à minima :

  • (instant glamour 🙂 le grattage de langue et le brossage des dents au lever, selon la tradition ayurvédique et le reste de la toilette matinale. Je vous en parle parce que je n’arriverais plus à faire du yoga sans cette première étape.

  • Préparation de mon infusion, déroulage du tapis, choix de la pratique du jour (je pratique toujours beaucoup avec des vidéos sur YouTube) en lien avec mon niveau d’énergie, le temps disponible, ce qui m’attend dans la journée : par exemple, si je ne suis pas en forme, et que j’ai une longue journée qui m’attend, je vais faire une pratique pour faire monter mon niveau d’énergie, ou si j’ai mes règles je vais faire une douce pratique pour me ressourcer…

  • Puis je prépare mon fameux miam-ô-fruits (toujours d’actualité !). En hiver je remplace une partie des fruits par des flocons d’avoine, car je n’aime pas les fruits importés (par goût, et par principe, mais si les pommes importées étaient bonnes, je pense que mes principes passeraient à la trappe !)

  • Je prends mon petit déjeuner en lisant. J’essaie de garder le téléphone et tous ses divertissements loin de moi, ça fait partie de mes défis du moment : garder la consommation de réseaux sociaux, emails & co entre 8h et 20h. Avec le développement de Yoga avec Emilie, je suis un peu obsédée, et du coup, j’ai encore tendance à regarder mon téléphone un peu plus tôt que je le voudrais véritablement. Quand j’attends d’avoir fini mon petit déjeuner avant de consulter mon téléphone, je vois vraiment la différence dans le reste de ma journée, notamment en termes de concentration sur mes tâches.

Comment j’ai réussi à mettre en place et conserver cette routine ?

  • J’étais claire sur mon intention : je voulais plus de paix en moi, plus de calme.

  • J’ai décidé que j’allais faire du yoga de la vraie vie, c’est-à-dire que si j’avais 40 minutes c’était top, mais si je n’avais que 10 minutes, c’était très bien aussi !
  • J’ai accroché cette nouvelle habitude à l’habitude la plus ancrée et la plus réjouissante du matin, pour moi : le petit déjeuner ! Rattacher une nouvelle habitude à une habitude en place permet de limiter les efforts : « avant de prendre le petit déj, je fais mon yoga ». Ça devient plus facilement un automatisme.

  • J’ai noté, pendant un moment, comment je me sentais, ce que j’avais aimé dans ma pratique, quelles séances je préférais… Je n’ai pas continué longtemps, mais ça m’a aidé à vraiment observer ce qui me plaisait.

  • J’ai observé régulièrement, comment je me sentais : étais-je plus zen ? Comment je me sentais dans mon corps ? Comment je me sentais après avoir pratiqué ? Et avant, est-ce que j’avais envie de pratiquer ?

  • Je me fiche la paix régulièrement : quand je ne suis pas chez moi, ma routine vole en éclats. Je suis partie en Patagonie pendant 3 mois, on bougeait tout le temps, on campait souvent, je n’ai pas fait de yoga, j’ai mangé des petits déjeuners divers et variés allant du muesli hyper sucré fait au réchaud aux medialunas (croissants) hyper beurrés argentins avec un café au lait (non mais déjà que je snobais toutes les grillades du Chili et d’Argentine, je n’allais pas en plus snober le cafe con leche qui, lui, me faisait envie !). Quand je suis rentrée, j’ai retrouvé très facilement ma routine (en moins d’une semaine je pense).

Pourquoi avoir une routine (du matin, du soir, etc.) ?

Ça dépend des gens. Pour moi, au départ, c’était lié à mon intention d’être plus en paix, de mieux gérer mon stress et mes émotions, de prendre du recul. Et l’inclure dans mon quotidien m’a permis de tenir cet engagement avec moi-même : me dire que je vais faire du yoga, seule, deux jours par semaine, je n’y arrive pas, ça va me demander trop d’efforts le lundi et le jeudi (par exemple) de batailler avec moi-même pour me décider de m’y mettre ou pas, et pas ce matin, plutôt ce soir, ha ben non, demain matin…

Par contre, ancrer cette pratique dans mon quotidien me permet de la poursuivre sans effort, sans batailler avec moi-même. Ca c’est pour moi, tout le monde n’est pas pareil. Encore une fois, je vous partage ma « routine » du matin parce que c’est quelque chose qui m’aide à vivre des journées plus conscientes, à mieux démarrer, à trouver un équilibre. A vous de définir la vôtre, ou même si vous en voulez une ou si vous préférez vous laisser porter par le flot.

* Ceci est un extrait de l’ebook qui accompagne Matins Sereins, le programme de yoga du matin qui vous accompagne pour des matinées… sereines !

Etre alignée

Etre alignée

Pourquoi c’est important d’être alignée en yoga ? (et dans la vie, mais ça, on y viendra plus tard !)

  • Pour éviter les risques de blessure : moins on respecte les alignements (par exemple les poignets sous les épaules, les genoux sous les hanches), plus on risque de se blesser, en faisant porter un poids trop lourd sur des parties de notre corps qui n’y sont pas habituées ou qui ne sont pas faites pour. Ou en venant mettre trop de pression sur notre cou qui va nous le faire ressentir après.

  • Pour profiter de tous les bienfaits des postures : quand on s’installe dans une posture dans le respect de ses alignements, on profite de tous ses bienfaits, on ressent les étirements, les sensations dans notre corps physique, et dans les autres couches de l’être.

  • Pour respecter son corps : nous n’avons pas toutes les mêmes corps (heureusement !) Vouloir aller dans une posture qui ne fonctionne pas dans notre corps, au risque de le blesser, en nous empêchant de profiter de ses bienfaits, nous empêche de respecter notre corps dans toute sa beauté unique. Faire mon chien tête en bas le dos tout voûté pour « emmener les talons vers le sol », ce n’est pas me respecter. Faire mon chien tête en bas, genoux pliés, dos droit, je ressens la posture, j’ai moins de risques de me blesser, et je respecte la spécificité de mon corps. Et je le célèbre.

Bon. Très bien. Mais en soi, ça veut dire quoi être aligné ? Respecter les alignements ?

J’ai passé de nombreuses années à écouter mécaniquement des consignes de yoga qui n’étaient pas adaptées à mon corps. « emmener les talons vers le sol », dans le chien tête en bas, c’est super, mais c’est loin d’être la première instruction qui m’était nécessaire pour m’épanouir dans cette posture, et surtout pour éviter de me blesser. J’avais besoin qu’on me dise de plier mes genoux pour garder mon dos droit. Je n’avais d’ailleurs même pas conscience que mon dos était tout arrondi dans le chien tête en bas, je raconte cela dans l’atelier.

Cette expérience est très précieuse : pendant des années et des années, j’ai très mal fait une posture en croyant bien faire. Je pensais qu’il y avait un moule dans lequel rentrer et qu’un jour je toucherai mes talons au sol, et qu’un jour je serai souple. J’insistais. Puis j’ai commencé ma formation, et j’ai compris qu’il y avait des chances qu’anatomiquement, chez moi, mon corps soit fait de telle façon que certaines choses vont me rester inaccessibles à vie. Et au lieu de me décourager, ça m’a apporté la paix. Enfin !

Pendant tout le temps qui a séparé mon inscription à la formation et son début (plusieurs mois), je me suis dit « elles m’ont dit que c’était OK de ne pas être souple pour être prof de yoga, mais si jamais c’était pas OK ? » Mon mental me faisait douter de cette décision que j’avais pourtant longuement mûrie. Et dès les premières séances d’anatomie, j’ai été rassurée. Tout va bien. Tout est parfait. Mon corps est parfait. Je vais être une bonne prof de yoga. Je comprends dans mon corps ce que beaucoup d’autres personnes ressentent. Et je vais pouvoir le leur transmettre. Avec amour. Avec respect. En leur partageant une tranche de mon expérience.

Alors aujourd’hui, avec cet atelier, c’est ce que je viens faire. Plus concrètement, dans l’atelier, on fait quoi ? On aborde 6 postures : le chien tête en bas, la table, le cobra, l’arbre, le demi-chien, le guerrier I (on mentionne le guerrier II). Pour chacune d’entre elles, je vous parle des erreurs les plus fréquentes, et des adaptations à faire en fonction de nos corps qui ne sont pas tous souples, qui ne sont pas tous jeunes, qui ne sont pas tous sveltes. Au fil de l’atelier, on apprend à mieux s’aligner pour être à l’aise et en sécurité dans ces postures, pour continuer à progresser et grandir dans notre pratique de yoga. Et être en paix avec nous-mêmes, et avec notre corps. Je vous l’avais dit, alignée sur le tapis, alignée dans la vie !

Pour recevoir l’atelier gratuit, c’est ici !

Se reconnecter à son « pourquoi » pour persévérer !

Se reconnecter à son « pourquoi » pour persévérer !

Ca fait plusieurs mois que j’ai une idée de programme, Matins Sereins, pour vous accompagner dans vos pratiques matinales et même, vous aider à mettre en place une routine matinale qui vous convienne, avec du yoga dedans ! Un joli programme tout beau dans ma tête. J’ai monté les séances, j’ai trouvé la musique du générique, j’ai le concept… Et je ne filme pas. Depuis plusieurs mois. Une chose est venue après l’autre, je me suis laissée porter par la vie, mes engagements dans mon autre vie de consultante, la flemme de me lever et sortir aux aurores le matin…

Bref, je n’ai pas appliqué ce que j’applique pourtant à travers tout le reste de mon activité de prof de yoga : « fait est mieux que parfait » (j’en parlais hier sur Facebook et Instagram). La vraie raison je pense, c’est que je ne suis pas en totale autonomie là-dessus : j’ai besoin de quelqu’un avec moi pour filmer (sur la plage) et du soleil dans une fenêtre bien spécifique (dans les deux heures après le lever du soleil). Donc je ne peux pas me laisser porter par l’élan du moment qui, chez moi, arrive quand il veut où il veut (mais surtout pas au moment où on a besoin de lui, hein, sinon c’est pas drôle !).

Mais à un moment, quand on a une belle idée en tête, on passe à l’action. Ca fait donc des jours qu’on se lève aux aurores (littéralement) avec mon mari pour aller filmer. Et des jours que c’est couvert. Samedi, nous y sommes allés dans l’espoir que ça se dégage, mais ça s’est aggravé. On a juste pu tester l’emplacement et nous assurer de l’orientation (c’était déjà pas mal). Depuis, tous les jours, il ne faisait pas suffisamment beau… Jusqu’à aujourd’hui ! Ce matin, grand soleil.

Hop hop hop, à 6h10 on était sur la plage avec tout le matériel : le tapis, la serviette pour placer sous le tapis, la tablette, les micros, les blocs pour tenir la tablette, le coussin, la sangle, le carton du juicer qui sert de support à la tablette… Et c’est parti !

C’est parti, et au bout de 5 minutes, un groupe de pêcheurs débarque, en train de pêcher à la senne, ce qui génère pas mal de bruit… J’attends qu’ils soient passés dans notre secteur… Je continue ma séance… Et voilà qu’un grand coup de vent renverse l’installation de la tablette (qui heureusement est bien fixée pour ne pas tomber dans le sable !). Je réinstalle, on reprend… Puis un monsieur passe derrière moi (donc dans le champ). OK. Je reprends. Deux chiens veulent venir me faire un bisou. Coucou, bye bye. Je reprends. Un nuage cache le soleil, ce qui a pour effet de me transformer en ombre, on ne me voit plus, je dois m’interrompre. Je soupire de découragement. Parce que oui, à chaque fois que je reprends, je prends un micro-temps de recentrage, et je recommence au début du mouvement dans lequel j’étais pour que ce ne soit pas trop compliqué au niveau du montage (maison lui aussi).

Le soleil ressurgit, je reprends. Le monsieur passe dans l’autre sens, toujours dans le cadre. Bon. Je reprends. Et là, lààààà, le pompon du pompon, c’est quand je me fais envahir par l’eau. Mon super tapis en contact avec l’eau de mer, horreur et damnation !! Vite vite vite, on ramène le tapis d’un mètre vers l’intérieur. Et puis un peu plus, tiens, au cas où. Et oui, filmer à marée montante a ses dangers !! On recadre, je me réinstalle. J’hésite à tout recommencer pour que le cadrage corresponde du début de la vidéo à la fin, puis je me suis dit que ça fera un changement bienvenu de cadrage, plus serré, en fin de séance. Acceptons avec joie les contraintes de la vie (en anglais on dit « embrace » et c’est beau). Voilà un petit montage très express pour vous partager cette épopée :

A ce moment-là, ça fait une heure trente que je filme et j’ai réussi à faire une courte séance pour la page Facebook de la Lozère Nouvelle (oui, ce sera publié samedi si tout va bien !) et une séance pour mon programme sur les trois que j’avais prévu de tourner aujourd’hui.

Et au final, ça a été assez « dur ». Disons que ça n’a pas du tout été aussi fluide que quand je filme de chez moi, même quand je filme en extérieur. Et du coup, ça teste la motivation, la persévérance, et le « pourquoi » : pourquoi je suis là à filmer sur la plage avec toutes ces complications ? Et là, ça redevient limpide et tout redevient fluide (presque, faut pas exagérer) : je suis là parce que je veux faire un magnifique programme qui va aider toutes celles et tous ceux qui veulent mieux gérer leur stress, mieux vivre au quotidien et faire du yoga le matin et qui ont envie de séances adaptées, avec tout ce que j’ai à apporter sur ce sujet, puisqu’au final, le yoga du matin, c’est mon domaine d’expertise, après 4 ans et demi à pratiquer tous les jours le yoga avant mon petit-déjeuner. J’ai tellement à apporter, et je veux le faire dans un joli cadre, pour que mes élèves puissent s’évader, profiter des différentes séances au doux son de ma voix et du clapotis de l’océan…

Donc demain et les jours suivants, je vais être à nouveau, encore et encore, sur la plage, à filmer mes séances, jusqu’à ce que j’ai enregistré 8 séances de belle qualité pour Matins Sereins ! Et si au final tout est comme ça, je serai heureuse de vous le proposer :

Quand on est en panne…

Quand on est en panne…

Lundi soir, on rentrait de long week-end, et après avoir tout débarqué de la voiture (excuses aux confiné-e-s de vous faire miroiter le concept de week-end en dehors de chez vous), j’ai sorti mon ordinateur et j’ai commencé à travailler. Mon mari était mi-admiratif, mi-«pourquoi tu bosses, là ? » J’avais juste un pic de créativité, probablement généré par le week-end, et il avait besoin de s’exprimer, parce qu’après, c’est perdu (pour moi ça marche comme ça en tout cas). Et je préfère en profiter, car, oui, il m’arrive d’être « en panne ». En panne d’inspiration. En panne d’idées. En panne d’envies. En panne quoi. 

Il y a mille raisons pour lesquelles il nous arrive d’être en panne. Pour moi, c’est quand les pensées ont trop de prise sur mon quotidien, quand je suis trop fatiguée, ou que j’ai mis toute mon énergie dans une tâche qui me vide après. Pourtant, peut-être que je ne suis pas si en panne que ça. Simplement besoin de « m’y mettre ». En panne d’inspiration > j’écris. En panne d’envies > je fais ce que je sais que j’aime faire. En panne de motivation générale > je fais l’urgent.

Et généralement, le reste suit. L’article prend naissance, l’important est traité après le lancement de l’urgent etc. Mais pas toujours. J’essaie de ne pas trop stresser par rapport à cela, mais clairement, la culpabilisation reste très présente chez moi. Je vais devoir me faire un programme de yoga anti-culpabilisation et contre l’auto-flagellation 😊 Je suis sûre qu’on est nombreuses à en avoir besoin !

Et oui, votre jeune prof de yoga a toujours beaucoup de pain sur la planche pour progresser, grandir et s’améliorer. Mais j’essaie aussi de me ficher la paix. Ben oui, je culpabilise, et alors ? Chaque chose en son temps, je réussis à franchir des barrières que je croyais infranchissables (coucou les articles à cœur ouvert et les lives face au monde entier [en vrai 4 personnes au pic du visionnage, mais quand même, ça AURAIT PU être le monde entier]). Alors si je culpabilise parce qu’un jour je manque d’inspiration pour écrire un magnifique article ou pour animer une séance de yoga extraordinaire, je peux aussi juste écrire un article-tout-court et animer une séance de yoga toute douce. Et avoir la satisfaction de l’avoir fait, quand même. Tout en culpabilisant, parce que bon, quand même, « j’aurais pu faire mieux » (et pourtant, non, j’ai fait de mon mieux avec ce que j’avais, c’est ce que j’essaie de m’expliquer à moi-même !)

On peut apprendre à « se reprogrammer » pour dépasser ces pannes d’inspiration ou de motivation avec des techniques de coaching, de programmation neuro-linguistique (PNL) etc. Je découvre peu à peu, mais n’empêche, je pense qu’il est très intéressant d’explorer, pour soi, par nous-mêmes, les techniques qui peuvent marcher pour nous. Pour moi, pour l’instant « m’y mettre » reste la clé. Tout en culpabilisant, et je serai prête, je le sens, bientôt, à m’attaquer à ce chantier de la culpabilisation !

Cet article est sponsorisé par mon manque d’inspiration du jour et mon absence d’anticipation. Les deux vous saluent et vous prient de noter que, sans eux, on n’aurait pas eu accès à toute cette sagesse 😊

Traverser des émotions difficiles

Traverser des émotions difficiles

Je vous dis souvent, en séance de yoga, d’observer vos sensations dans votre corps, d’observer votre respiration, votre énergie, etc. En fait je ne le dis pas souvent, je le dis à chaque séance. Et faire cela sur le tapis permet de le faire dans la vie aussi.

Une amie proche par le cœur, éloignée par les milliers de kilomètres, m’a dit qu’elle pense avoir fait un burn-out dans les semaines passées. Au moment où je lis son message, mille choses se bousculent en moi : mon cœur se serre (ça se joue plutôt au niveau de l’estomac chez moi, mais la sensation fait vraiment cœur serré), mes pensées s’emballent : ai-je été présente pour elle ces dernières semaines ? Non pas trop, j’ai été en vacances, et avant cela j’étais à fond dans plein de contrats et j’avais très peu de temps. Et ça continue : comment je peux être prof de yoga et ne pas empêcher une personne que j’aime de faire un burn-out ? Et là, heureusement, le « témoin », celui qui observe en moi, ou plutôt celle, c’est une femme, me dit « halte-là, comment ça ? » Je ralentis le flot des pensées, je laisse de la place à mes sensations et à mes émotions. Je prends un peu de distance. Et je réalise que je n’ai pas à me sentir coupable.

Pour arriver à ce résultat, je n’ai rien fait de conscient. Mon esprit a emprunté des chemins sur lesquels je l’invite régulièrement, dans ma pratique de yoga. Des chemins d’observations de mes sensations physiques, de mes émotions, de mon énergie. Ça marche ainsi parfois, et j’adore voir les « progrès » que je fais. Du tapis à la vie.

Mais parfois, ça ne marche pas du tout ainsi. Vendredi dernier, chez l’un de mes clients dans ma vie de consultante associative, je me suis un peu énervée. J’ai senti la colère monter. Est-ce que j’ai respiré ? Non, je me suis laissée emporter par le flot de ma colère. J’y étais bien et confortable. J’ai senti la colère arriver, j’y ai plongé dedans : « Ben oui, il n’avait pas qu’à faire ça comme ça, celui-là, non mais. » Je me suis observée noter que je m’énervais et que je me complaisais dans l’énervement. Je n’ai pas pris le temps de me poser et de prendre du recul.

Et c’est OK. Bien sûr, j’aimerais bien flotter sur un petit nuage de paix et de tranquillité, mais non, après 4 ans et demi de pratique quotidienne, toujours pas. J’aimerais bien pouvoir m’arrêter à chaque fois que je ressens une émotion remonter pour prendre le temps de voir ce qu’il se joue en moi et prendre soin de moi (pour moi et pour les autres qui en prennent parfois pour leur grade, heureusement c’est de plus en plus rare). Je n’y suis pas encore. Je progresse, je trébuche, je tombe, je me relève, et j’ai plaisir à partager cela avec vous, car je pense qu’on a tou-te-s à apprendre les uns des autres.

Quand j’arrive à prendre le temps de consciemment m’arrêter et observer une sensation désagréable, j’aime appliquer la méthode RRSOP issue de la tradition de Yoga Kripalu. Je suis loin de la pratiquer autant que j’en aurais besoin, car je n’y pense pas forcément dans le feu de l’action, mais quand je la pratique, ou quand il m’est arrivé de guider des personnes (merci pour votre confiance ), j’ai ressenti sa force et sa puissance. C’est une méthode en 5 étapes que je vous avais déjà présentée en vidéo :

  • On commence par respirer profondément et en conscience. On prend quelques profondes respirations en s’assurant de vider les poumons complètement à l’expiration, et de les remplir profondément à l’inspiration. Et des fois, rien que de prendre ce temps là permet d’évacuer un peu de vapeur de la cocotte-minute, de calmer les pensées…
  • Puis on va relâcher les muscles : des pieds à la tête, on passe en revue les moindres recoins de notre corps des orteils aux oreilles, et on détend le corps, en conscience.
  • Nous allons ensuite sentir ce qu’il se joue en nous, au niveau du corps, surtout, sans venir poser de mots. On observe nos sensations physiques, sans juger, sans chercher à les changer : ont-elles une forme ? une texture ? Sont-elles en mouvement ou sont-elles figées (peut-être un nœud dans l’estomac, un poids dans la gorge…) ? Ont-elles une couleur ?
  • On va ensuite observer : comme un observateur extérieur, on va observer ce qu’il se passe en nous.
  • Et enfin, on va permettre. Permettre à l’émotion qui existe d’être, permettre à nos sensations et nos émotions d’exister, telles qu’elles sont. A cette étape, on lâche prise, on accepte, on fait confiance.

La prochaine fois que vous faites face à un moment difficile, essayez de penser à cette technique et de l’appliquer. RRSOP. Cinq lettres pour mieux traverser nos émotions. Essayez et dites-moi comment vous le vivez !

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Si vous voulez approfondir votre relation à votre corps, votre énergie, vos émotions, je serai ravie de vous accueillir lors d’un cours de yoga en ligne sur Zoom (première séance gratuite avec le code YOGAPOURMOI).