Le yoga pour la santé des articulations

Le yoga pour la santé des articulations

« An apple a day keeps the doctor away ». Vous connaissez ce proverbe anglais qui nous dit que de manger une pomme par jour nous permet d’éviter à avoir besoin d’aller chez le médecin ? C’est une partie de ma philosophie avec le yoga : un peu de yoga tous les jours nous permet d’être en meilleure santé et de (presque) éviter d’aller chez le médecin ! Bon, j’exagère un peu, car il y a quand même une myriade de douleurs et problématiques sur lesquelles on aura besoin de l’ostéopathe, du kiné ou du masseur (ou tout autre professionnel) pour nous délier ou simplement alléger nos douleurs.

N’empêche qu’entretenir au quotidien nos articulations nous permet un mieux-être incomparable, et nous permet d’avoir plus d’autonomie pour prendre soin de nous au quotidien.

Le matin, quand je me lève, je demande à mon corps ce qu’il a envie de faire comme yoga. Non que mon corps soit une entité différenciée de moi, loin de là ! Mais c’est vraiment le corps que je consulte, plutôt que le mental : je descends vraiment consulter « comment je me sens, là aujourd’hui ? », pas dans la tête, mais dans le corps. Et en fonction de la réponse, j’adapte ma pratique : si j’ai mal au cou, je vais faire une pratique ciblée sur le cou et les épaules (tellement lié !), si j’ai des tensions dans les jambes, je vais prendre soin de mes ischio-jambiers, si je n’ai rien de particulier qui ressort, je vais me laisser porter par mes envies.

L’avantage de cette façon de procéder, c’est que toutes les 24 heures au minimum, je suis très consciente de mes sensations corporelles : aucune douleur ne vient s’installer sans que je m’en rende compte. Je pense qu’avant, j’étais très détachée de mon corps, et je ne réalisais pas que des douleurs venaient s’installer, notamment dans mon cou, jusqu’à ce que ça devienne incontournable de le ressentir, parce que aoutch, ça fait trop trop mal !

Et du coup, cette conscience du corps, je l’emmène avec moi aussi dans le reste de ma journée. Par exemple, là je peux vous dire que j’ai une petite douleur au bas de mon dos et dans ma jambe droite. Du coup, je me redresse et je décroise mes jambes (coucou la prof de yoga qui écrit toute avachie ses articles !), j’allonge ma jambe pour étirer l’arrière de la jambe et ça va déjà mieux. Ca m’évite d’être le sac de nœuds que j’étais avant. Mon mari cherche les nœuds dans mon dos, nœuds qui étaient légion auparavant, et qui n’existent plus. Entre ma pratique personnelle de yoga, les cours que je donne et cette conscience au corps, ça va mille fois mieux.

Attention, ce n’est pas miraculeux. Il m’arrive toujours d’aller chez l’ostéopathe quand une douleur s’installe. L’avantage, c’est que je repère plus vite quand un matin, deux matins, trois matins, j’ai la même douleur, toujours là, aucune amélioration, et un soulagement tout relatif pendant ma pratique… Je réagis aussi plus tôt du coup. Pour quelqu’un qui a négligé ses ressentis corporels une bonne partie de sa vie, c’est un grand progrès. Jusque-là, j’étais plutôt « bah j’ai mal, ben c’est comme ça, ça passera, j’ai 38984 emails auxquels je n’ai pas répondu, c’est prioritaire sur cette petite douleur » (qui s’accroit au passage en pensant à la quantité de travail en suspens !!).

J’aime aussi penser que si un jour c’est quelque chose de plus sérieux, ma connexion à mon corps me permettra de capter que quelque chose de « pas normal » (par rapport à moi-même, le seul indice de normalité pour moi, et par rapport à la moi que je connais) se passe, et qu’il faut que j’aille consulter. Ceci dit, je n’arrive toujours pas à savoir quand j’ai faim, donc je pense que ma conscience corporelle reste assez sélective, et que je ne peux pas compter que sur elle pour me dire quand quelque chose ne tourne pas rond !!

Pour moi, au-delà de tous les bienfaits au niveau mental, équilibre de vie, c’est l’un des grands bénéfices d’une pratique quotidienne du yoga : connecter tous les jours à mon corps, et faire des pratiques ciblées qui me font du bien, soit par rapport à une douleur/sensation particulière, soit par rapport à mon envie du moment !

Et pour vous repérer, voilà quelques séances de yoga ciblées pour vous soulager ou vous faire du bien (pour agrandir la vidéo, cliquez sur lecture, puis sur le petit carré qui apparait en bas à droite de la vidéo) :

Pour le cou :

Pour les épaules :

Pour le dos :

Pour les hanches :

Pour d’autres articulations :

Je continuerai à ajouter au fur et à mesure les nouvelles séances ciblées. Si vous avez des envies particulières, faites-moi signe dans les commentaires !

Article invité : Helena et le yoga

Article invité : Helena et le yoga

Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique : de temps en temps, j’inviterai des personnes à partager leur expérience de vie autour du yoga. On commence aujourd’hui avec Helena Lutchman. Nous nous connaissons depuis plusieurs années, et elle n’a de cesse de m’étonner, m’inspirer et me faire réfléchir à travers ses partages toujours justes et bien pensés. Bonne lecture ! 

Je m’appelle Helena, j’ai 26 ans et je suis Mauricienne. La plus grande partie de mon temps et de mon énergie sont partagées entre les livres, les infusions, les sucreries et le body art ! Plus “sérieusement”, depuis quelques années, j’explore la communication en santé, aussi bien à travers mon emploi en agence de comm’, mes études universitaires, et mes activités bénévoles en ONG. Un des facteurs qui a joué un grand rôle dans le développement de cet intérêt est qu’en 2016, on m’a diagnostiqué d’un lupus érythémateux systémique (ou disséminé). Il s’agit d’une maladie auto-immune chronique et incurable, et dont une cause précise ne peut être déterminée. En gros, mon système immunitaire est “hyperactif” et peut s’attaquer à n’importe quelle partie saine de mon corps (la peau, les os, les vaisseaux sanguins et les organes par exemple). L’une des particularités du lupus est la variété de symptômes qu’il présente, et le fait que les symptômes varient d’un.e patient.e à un.e autre. Chez moi, cela se traduit principalement par la fatigue, des douleurs articulaires, des faiblesses musculaires, des ulcères buccaux (aphtes), des nausées et parfois des ganglions lymphatiques enflés et de la fièvre. D’autres symptômes incluent la perte de cheveux, des éruptions cutanées, des fausses couches… Autant vous dire qu’il est très difficile à diagnostiquer et que certaines personnes souffrent pendant des années avant de comprendre ce qui leur arrive, et donc d’avoir accès à un traitement adéquat. Lorsqu’il s’attaque aux organes (plus fréquemment les reins ou le cœur), le lupus peut être fatal.

Mon diagnostic a demandé que je revois complètement mon mode de vie. La fatigue est mon symptôme le plus constant : je “fonctionne” avec relativement peu d’énergie au quotidien et si j’essaie de pousser au-delà de mes capacités, je risque de faire une poussée de lupus (c’est-à-dire que plusieurs symptômes se réveillent). Je fais donc très attention à planifier mes activités, en prenant en considération combien d’énergie ça me demandera, et en prévoyant des temps de repos. Le stress, les infections, les expositions au soleil peuvent aussi causer une poussée de lupus, et il me faut donc faire attention à tout cela. Je suis suivie par un rhumatologue, avec des examens réguliers et je prends un traitement depuis ces 5 dernières années (et probablement à vie).

Aujourd’hui, il m’est encore difficile de savoir ce que je peux faire ou pas. C’est beaucoup de tâtonnements et de négociation. Un exemple récent est quand j’ai décidé de m’inscrire pour une formation à temps partiel. “Est-ce que je pourrai tenir le rythme de faire l’aller-retour entre l’université et la maison, en transport en commun, trois jours par semaine ? Est-ce que je pourrai gérer la charge de travail et les dates limites lorsque je ne me sens pas bien ?”. Le lupus est, je pense, le paramètre le plus important qu’il me faut considérer dans chacune de mes décisions, et c’est toujours compliqué de trouver l’équilibre entre faire ce qui me motive et ne pas pousser mon corps à bout.

J’ai beaucoup de chance (et de privilège), d’avoir accès à des soins de qualité, d’être entourée de personnes (professionnel.le.s de la santé, famille, ami.e.s) compréhensives et attentionnées. La psychothérapie a aussi été cruciale dans l’acceptation de mon diagnostic. J’évolue dans un environnement de travail très sain, dans lequel je n’ai jamais ressenti la nécessité de dissimuler ma maladie. Parmi les autres choses qui me permettent de mieux vivre la maladie, il y a le fait d’en parler ouvertement, les réseaux virtuels avec d’autres personnes vivant avec le lupus, avoir une routine quotidienne bien établie, me faire masser aussi régulièrement que je peux me le permettre et bien évidemment, le yoga !

J’ai commencé le yoga en avril 2018, et j’avoue qu’au départ c’était un peu par manque d’alternatives. L’image que j’avais du yoga ne me parlait pas trop, voire pas du tout… Pour moi le yoga c’était soit (i) indissociable de certaines croyances et pratiques religieuses (ii) une mode sur les réseaux sociaux, avec des photos de personnes qui posent devant des piscines d’hôtels de luxe (iii) un truc qu’on essaye de me vendre comme “remède miracle” pour mon lupus. Je tenais cependant à pratiquer une activité physique régulière et, après avoir longuement cherché parmi tant de cours dont je n’étais clairement pas le public cible, j’en ai enfin trouvé un qui m’était accessible en termes de lieu, d’horaires et de coûts. Et finalement, lors de ma première séance, je me suis retrouvée allongée sur le tapis avec les larmes aux yeux : je ne me souvenais même plus de la dernière fois que je m’étais sentie aussi bien dans mon corps.  Depuis, je n’ai pas arrêté ! Dérouler le tapis est la première chose que je fais à mon réveil, et la dernière avant de me coucher. Le yoga me permet d’exercer mes articulations en douceur, de lâcher prise et surtout de me recentrer sur moi-même. Cette pratique m’a permis d’apprendre à faire les mouvements dont mon corps à besoin (que ce soit en cas de tensions aux épaules à cause de ma posture devant l’ordinateur, en passant par les ballonnements à certains moments de mon cycle menstruel, jusqu’aux douleurs articulaires liées au lupus). La posture du pigeon est ma préférée, suivie de près par la posture de l’enfant, car je me sens vraiment enracinée dans ces postures. En ce qu’il s’agit de respiration, c’est de loin la respiration alternée qui me fait le plus de bien ! J’essaie de la pratiquer pendant quelques minutes tous les matins, et il n’est pas rare que j’y revienne à n’importe quel moment de la journée lorsque je me sens angoissée.

Cependant, le yoga n’est pas un remède magique. Il ne soulage pas toutes les douleurs, et ne remplace pas mon traitement médicamenteux pour le lupus. Il n’efface pas toutes mes pensées et émotions négatives, en particulier celles qui sont liées à des schémas de pensées irrationnels, et sur lesquelles on travaille en psychothérapie. Il n’empêche pas qu’à des moments je ne dose pas bien mon énergie, je vais trop loin et mon corps finit par “crash”… ou qu’à d’autres moments (souvent !) je me sens submergée ou anxieuse. Même s’il contribue à une relation plus saine avec mon corps, le yoga ne fait pas de moi une personne qui est 100% positive au sujet de la maladie, ou qui ne se compare pas de temps en temps (là encore, souvent !) aux autres.

Quand on parle d’Ahimsa (de non-violence) dans le yoga, je pense que c’est cette idée de comparaison et donc de non-comparaison qui est la plus importante. Mes premiers cours de yoga en groupe m’ont fait réaliser que, par exemple, une personne peut être souple mais manquer d’équilibre, ou être très à l’aise dans certaines postures mais ne pas se sentir suffisamment en confiance pour en essayer d’autres. On fait avec le corps qu’on a, les bobos qu’on accumule au fil du temps et qui nous fragilisent, ou les compétences que l’on développe avec la pratique. Je pense que c’est un principe important à ramener au-delà du tapis lorsqu’il s’agit du lupus. Nous avons des modèles plutôt rigides de ce qu’un corps est censé être ou de ce qu’il est censé pouvoir faire. Ce sont des attentes que l’on internalise, et les comparaisons viennent autant de nous même que des autres. Afin de mieux vivre avec le lupus, et d’aider ceux et celles autour de nous qui vivent avec, nous pouvons nous renseigner au maximum sur la maladie et oser remettre en question les institutions qui n’ont pas été conçues en pensant à tous les corps.

PS : je recommande vivement ces deux textes : The Body is Not An Apology de Sonya Renee Taylor et Invisible de Michele Lent Hirsch !

 

N’hésitez pas à envoyer des paillettes à Helena dans les commentaires ! Vous pouvez retrouver Helena sur son blog : https://withthewolf.wordpress.com/ 

Le bonheur, c’est le chemin

Le bonheur, c’est le chemin

« Il n’y a point de chemin vers le bonheur. Le bonheur, c’est le chemin. » Lao Tseu

En 2012, j’ai décidé de me lancer sur la voie de l’exploration du chemin du bonheur. J’avais passé beaucoup de temps à lire des articles en tout genre autour du développement personnel les quelques mois/années précédents, et il était temps de secouer un peu le cocotier (je savais déjà que j’allais me marier religieusement, ce qui était déjà un changement de vie en soi, puisque nous n’avons vécu ensemble au quotidien qu’à partir de ce moment-là, et je ne savais pas encore que j’allais changer de travail aussi, la même semaine, d’ailleurs).

Je ne sais plus trop ce qui m’a mis dans cette quête, mais ce dont je me rappelle, c’est qu’en avril 2012, un couple d’amis m’a offert Opération Bonheur (The Happiness Project), de Gretchen Rubin, et ça a été une source d’inspiration incroyable. Je l’ai lu à deux reprises, à quelques années d’intervalle.

Opération Bonheur, c’est le récit d’une année de vie de Gretchen Rubbin, année pendant laquelle elle a consciemment mis en place une thématique par mois (donc 12 thématiques sur l’année), pour explorer de nouvelles habitudes, pour faire des efforts dans certains aspects de sa vie pour contribuer à son bonheur. Rien que d’expliquer ça, j’ai envie de sortir une grande feuille bristol et de planifier les 12 prochains mois.

En vrai : je ne l’ai pas fait. Je me suis inspirée de son expérience, pour mettre en place de nouvelles choses, mais pas à son niveau d’énergie et d’engagement, pas de façon suivie et documentée comme elle. Ca aurait été chouette, et je le ferai peut-être un jour, mais pour l’instant, je ne prends pas suffisamment de plaisir à être structurée pour le faire de façon aussi organisée ! L’idée n’est de toute façon pas du tout de reproduire ce qu’elle a fait, c’est un partage plus qu’une méthode : elle a mis en place ce système pour explorer différents aspects de sa vie, sans nous dire de faire de même.

Alors que je feuillette le livre pour me replonger là-dedans, je tombe sur cette phrase (traduction approximative de ma part, mille excuses, j’ai le livre en anglais) : « ce que je fais chaque jour compte plus que ce que je fais une fois de temps en temps ». Ah tiens. Gretchen aurait-elle planté cette graine dans ma tête pour que 4 ans plus tard je me mette à faire du yoga tous les jours ? Au-delà, ce que je retiens de cette phrase, c’est d’essayer de se créer une vie qui nous plait, au quotidien : dans mon cas, devenir prof de yoga et vivre à un rythme où je me sens moi-même, plutôt que de prendre un mois de vacances une fois par an pour tout oublier.

Plus sérieusement, ce que j’en retiens, des années plus tard, c’est la nécessité d’être intentionnelle dans mes actions. Quoi que je fasse, je le relie avec ce que ça m’apporte, pourquoi je le fais. Je regarde Top Chef (oui, je regarde Top Chef, je suis au taquet, alors que je ne cuisine pas, et que je suis végétarienne [et qu’il y a beaucoup de viande dans Top Chef]), qu’est-ce que ça m’apporte, pourquoi j’aime le regarder ? Et la réponse « rien » est tout à fait valable. Mais au moins, c’est clair (en vrai, ça m’inspire à faire un tout petit peu plus de cuisine, ça m’inspire de voir ces chefs au taquet, de voir à quel point UNE minute peut tout changer, et j’ai une liste de restaurants à explorer longue comme le bras…). Alors, je ne le fais pas forcément consciemment, mais j’aime prendre un temps régulièrement pour réfléchir à tout ça, et supprimer ce qui est contre-productif.

Cette nécessité d’être intentionnelle, elle s’inscrit aussi quand on veut mettre en place une nouvelle habitude, par exemple « je veux faire du sport. OK, pourquoi ? Pour être belle et musclée. Est-ce que cette motivation est suffisante pour moi ? Non, je me trouve déjà belle toute molle. Mais je sais que faire du sport est important pour ma santé. Ha ha, nous y voilà, c’est peut-être ça, ma motivation. Et peut-être qu’avec la bonne motivation, je vais réussir à m’y tenir ! »

Dans son planning, dans ses 12 mois, elle a porté son attention sur son énergie, son couple, son travail, ses enfants, ses loisirs, ses amis, sur l’argent, la spiritualité, faire du temps pour une passion, la pleine conscience, son attitude…

Et c’est comme ça que j’ai commencé à m’intéresser à la psychologie positive. Et j’ai lu 3 kifs par jour. Oui, je lis que des trucs abordables, j’ai lu assez de trucs compliqués, quand, à 17 ans, il a fallu se farcir La dynamique de l’Occident de Norbert Elias. Je n’ai aucune idée de quoi parle ce bouquin, mais je me rappelle que ça me passait complètement au-dessus. C’était une lecture pour un concours auquel je ne me suis finalement pas présentée, mais que j’ai retrouvée dans mes études par la suite. La bonne blague. J’ai aussi eu toute une matière qui s’appelait Epistémologie des méthodes. 20 heures. Je suis arrivée à l’examen, j’avais aucune idée de ce qu’était l’épistémologie des méthodes. La théorie m’a tuée à ce moment-là. Depuis je suis pragmatico-pragmatique. Et je lis donc des ouvrages très pragmatiques, et je vous transmets des trucs pragmatiques et actionnables.

Et donc, j’ai lu Trois Kifs par jour de Florence Servan-Schreiber. Où elle nous parle, globalement, de gratitude. Mais aussi de plein de données liées au bonheur. Ça me fascine. Elle mentionne dans cet ouvrage que la moitié de notre capacité à ressentir le bonheur dépend de notre héritage, d’un point de vue génétique. C’est beaucoup. Et peu à la fois. 10% dépend des conditions extérieures de nos vies : notre travail, nos activités, nos proches, le temps qu’il fait, etc. Le reste, 40% dépend de l’interprétation que nous faisons des situations que nous traversons. Et bien sûr, sur ces 40%, notre tempérament joue sur notre façon d’interpréter ce que nous vivons. Donc, non, nous ne sommes pas égaux en matière de bonheur.

Mais nous pouvons tous, consciemment, cultiver un peu de bonheur au quotidien. C’est le pouvoir de la gratitude, des 3 kifs par jour que mentionne le titre de l’ouvrage : voir, cultiver et partager les petits moments de bonheur dans une journée (et on y reviendra très bientôt !), il y a la dimension, qui revient souvent, de pessimiste/optimiste. Dans mon ancien boulot, mon patron me disait souvent en rigolant que j’étais pessimiste (j’étais la fille pénible qui dit non, qui serre la vis et qui contrôle). Si j’avais été pessimiste, j’aurais jeté l’éponge au premier obstacle : « on ne va jamais y arriver, c’est impossible ». Mais c’est sûr que mon optimisme est fortement teinté de réalisme, et en même temps, c’est ça qui me permet de le cultiver : j’essaie, je me plante, je réessaie, parce que quand j’ai appris à marcher, même si je suis tombée plein de fois sur le front, j’étais sûre de réussir à marcher. Et que je fais plein de choses que je ne sais pas faire, et qu’apprendre vient en faisant.

Je vous laisse avec une petite phrase extraite de Trois kifs par jour : « Tout ne se déroule pas pour le mieux, mais nous sommes tous capables d’en extraire le meilleur en posant un regard neuf sur une même situation. »

Découvrir le système des chakras

Découvrir le système des chakras

Je vous propose régulièrement des séances sur les chakras, et je me suis dit que ce serait intéressant pour vous d’avoir un point de repère auquel vous référer pour mieux comprendre sur quoi la séance va porter.

Je le raconte souvent, ma première impression des chakras a longtemps été empreinte de l’aura d’Arielle Dombasle dans Un Indien dans la ville qui « ouvre ses chakras », en méditant et en répétant « un cercle est un carré, un carré est un cercle ». C’est une scène qui est restée ancrée profondément en moi, et pendant des années et des années, pour moi, les chakras, c’était un truc de « gens perchés ».

Depuis, j’ai fait pas mal de trucs que j’aurais qualifié avant de « trucs de gens perchés », et probablement qu’aux yeux de certain-e-s, je suis perchée moi-même ! On évolue, on grandit, on expérimente, et on trouve parfois certaines choses qui nous parlent plus que d’autres. Et le système des chakras, je dois dire que j’ai bien accroché avec. C’est une découverte assez récente : avant ma formation, j’ai bien suivi quelques cours sur ce thème, mais je suis arrivée sans trop d’idée de quoi on allait me parler pendant ce module. Et j’ai aimé ce que j’ai découvert ! Mieux, je m’en sers au quotidien. Allez, je vous en embarque dans un petit tour des chakras !

Les chakras sont des roues d’énergie, situées à différents endroits du corps. Il y a différents systèmes de chakras, celui que j’utilise dénombre 7 chakras principaux et des milliers de chakras secondaires. D’après la tradition du yoga, il y aurait des milliers de nadis, des canaux d’énergie dans le corps qui transportent l’énergie vitale, et les chakras seraient les points d’intersection principaux de ces canaux d’énergie.

De mon point de vue, travailler avec les chakras nous permet de mieux nous connaitre, d’enlever les voiles qui nous coupent de notre nous profond.

Les 7 chakras principaux sont basés le long de la colonne vertébrale, de sa base au sommet de la tête. Chaque chakra a son nom en sanskrit, ses propriétés, son élément, sa couleur, sa vibration. Si vous avez déjà suivi des cours de yoga avec moi sur les chakras, il m’arrive régulièrement de vous faire voyager au fil des chakras en visualisant les couleurs, mais aussi parfois en venant « chanter » un son (bija mantra) qui lui est associé.

Je vous offre ici une courte présentation des 7 chakras principaux, de la racine à la couronne, avec leurs caractéristiques à l’équilibre, à l’excès, et en déficience. Je vous propose aussi quelques pratiques de yoga pour venir les harmoniser, qu’ils soient déficients ou en excès.

Muladhara Chakra, le chakra racine, au niveau du coccyx, à la base de la colonne vertébrale est celui à travers lequel on cultive l’enracinement, la stabilité. Quand il est excessif, on peut ressentir de la lourdeur, être dans les excès alimentaires, l’accumulation matérielle, résister aux changements. A l’inverse, quand il est déficient, on peut être dans la peur, l’anxiété, on peut manquer de discipline. En yoga, les postures d’enracinement vont nous aider à harmoniser ce chakra (la montagne, l’arbre, le dieu des vents, l’enfant…), mais aussi les automassages. Son bija mantra : LAM. 

Svadhistana Chakra, le chakra sacré, 2 cm sous le nombril, nous permet de cultiver plaisir et créativité, il est associé à la joie, la vitalité, l’énergie sexuelle. Quand il est excessif, on peut être dans la dépendance. Quand il est déficient, on va être plutôt dans la résistance au plaisir, une certaine rigidité ou encore une torpeur émotionnelle. En yoga, on vient harmoniser ce chakra avec des postures en lien avec les hanches, et en cultivant la fluidité dans les postures, notamment. Son bija mantra : VAM

Manipura chakra, le chakra solaire, au niveau de l’estomac, est celui de la force intérieure et de la détermination. Quand il est excessif, on peut être dans une colère « perpétuelle », dans l’arrogance, ou encore dans l’hyperactivité. De l’autre côté, s’il est déficient, on sera plutôt dans le manque d’énergie, de volonté, de confiance. Pour l’harmoniser en yoga, nous viendrons faire plutôt des postures en lien avec les abdominaux, des respirations comme kapalabathi (le nettoyage du crâne). Son bija mantra : RAM

Anahata Chakra, le chakra du coeur, au niveau de la région du… coeur, est celui de l’amour, de la compassion et de l’acceptation. Quand il est excessif, on peut être dans la dépendance affective, on peut avoir des difficultés à mettre des limites avec les autres, on peut être dans la jalousie ou encore vouloir toujours plaire aux autres. Quand il est déficient, on sera au contraire plutôt dans l’intolérance, dans le manque d’estime de soi, on aura du mal à passer du temps avec les autres. En yoga, pour l’harmoniser, on vient faire des postures d’ouverture du cœur (comme le chameau, l’arc, le chat, le cobra, le poisson…) et pratiquer des respirations variées. Son bija mantra : YAM

Vishudha Chakra, le chakra de la gorge, est celui de la communication (s’exprimer ET écouter) : s’exprimer en étant soi-même. Quand il est excessif, on peut avoir du mal à s’arrêter de parler, à écouter (et oui !) quand on nous parle, on peut avoir du mal à garder une confidence pour soi. Au contraire, quand il est déficient, on peut ne pas arriver à dire sa vérité, on peut parler trop doucement, avoir énormément de mal à prendre la parole… En yoga pour l’harmoniser, on vient travailler au niveau du cou et de la gorge, mais aussi avec les sons : on vient chanter les bija mantras par exemple ! Son bija mantra : HAM

Ajna Chakra, le 6e chakra est situé au niveau du 3e oeil, entre les sourcils, c’est celui de l’intuition, de l’imagination créative, de la visualisation. Quand il est excessif, on peut avoir des problèmes de concentration, des obsessions, et quand il est déficient, on peut avoir du mal à visualiser, à imaginer, on peut être dans le déni et dans l’incapacité de voir les autres options face à nous. Pour l’harmoniser, en yoga, on vient faire du yoga des yeux, de la respiration alternée, mais aussi certaines postures d’équilibre comme l’arbre ou l’aigle. Son bija mantra : AUM

Sahasrara Chakra 🤍, le chakra couronne (parfois représenté en violet, parfois en blanc), au sommet de la tête, est celui de la conscience et de la connexion à l’univers, de l’esprit ouvert et de l’intelligence. Quand il est excessif, on sera dans une sur-intellectualisation, on vit dans sa tête ou encore dans une dépendance spirituelle. Quand il est déficient, on peut manquer d’ouverture d’esprit ou encore faire preuve d’apathie. Pour l’harmoniser en yoga, les postures d’équilibre sur la tête ou sur les mains, la respiration alternée ou encore Savasana (la posture du cadavre qu’on fait à la fin de chaque séance). Son bija mantra : le son du silence.

Les mentions que j’indique pour les aspects déficients ou excessifs des différents chakras sont indicatifs, et pas du tout exhaustifs. Ils sont mentionnés pour vous aider à voir où vous pourriez souhaiter harmoniser vos chakras. 

Voyage au pays des chakras ❤️🧡💛💚💙💜

☀️ Pour explorer tout ça plus en profondeur, je vous invite à un voyage de découverte des chakras les mardis soirs de septembre et octobre 2022. Nous partirons en voyage du chakra racine au chakra couronne et nous clôturerons le voyage par une harmonisation des chakras.

  • Mardi 6 septembre : chakra racine – sécurité, stabilité, ancrage
  • Mardi 13 septembre :  chakra sacré – plaisir, créativité, fluidité
  • Mardi 20 septembre : chakra plexus solaire – force, détermination
  • Mardi 27 septembre : chakra du cœur – amour, compassion
  • Mardi 4 octobre : chakra de la gorge – communication, dire qui on est
  • Mardi 11 octobre : chakra du 3e œil – intuition
  • Mardi 18 octobre : chakra couronne – harmonie physique et spirituelle
  • Mardi 25 octobre : harmonisation des 7 chakras

☀️ Pour vous inscrire au voyage des chakras, suivez ce lien et inscrivez vous aux séances du mardi, soit à l’unité, soit avec un abonnement mensuel. Les séances sont disponibles en direct et en replay pendant 5 jours.

☀️Vous pouvez choisir de faire l’intégralité du voyage ou de ne participer qu’à une ou quelques étapes !

☀️Et promis on fera pas ça ⤵️  (ou peut-être que si, juste pour le fun !) 

La cause de toutes les souffrances selon les Yoga Sutras

La cause de toutes les souffrances selon les Yoga Sutras

Quand j’étais en formation pour devenir professeure de yoga, on nous a assigné un yoga sutra, à chacun-e d’entre nous, par ordre alphabétique, de façon arbitraire. Les Yoga Sutras, c’est une collection de 194 aphorismes, de Patanjali, qui date d’il y a 2500 ans environ.

Certaines ont été déroutées par leur sutra, d’autres ont été touchées. C’était mon cas.

Mon yoga sutra était le II-5 :

« Anitya-ashuchi-dukha-anātmasu nitya-shuchi-sukha-ātma khyātir avidyā » (je ne parle pas Sanskrit, mais de façon générale, je trouve que je ne fais pas assez honneur aux racines indiennes du yoga, et j’essaie d’inclure de plus en plus les noms des postures en sanskrit).

En voilà une première traduction de Françoise Mazet :

« L’ignorance de la réalité, c’est prendre l’impermanent, l’impur, le malheur, ce qui n’est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. »

Et une autre de Jean Bouchart d’Orval :

« On nomme errance l’incompétence à distinguer le mortel de l’éternel, l’impur du pur, la souffrance de la joie et le non-Soi du Soi. »

Et pour ma présentation, j’ai décidé de combiner les deux traductions, parce qu’aucune ne me paraissait correspondre véritablement à ma compréhension de ce sutra : dans chaque ouvrage, le sutra est ensuite commenté pour nous aider à comprendre ce qu’il veut dire.

Ce que j’aime dans la deuxième traduction, c’est la mise en opposition de chaque mot avec son opposé, et ce que j’aime moins, ce sont les mots errance, incompétence, mortel et éternel. J’ai donc combiné les deux, en m’inspirant aussi d’une traduction anglaise (de Swami Satchidananda) :
« L’ignorance, c’est prendre l’impermanent pour le permanent, l’impur pour le pur, la souffrance pour la joie, le non-soi pour le soi ».

Dans les Yoga Sutras, ce sutra s’inscrit dans la description des causes de souffrance. L’ignorance, « avidya », décrite dans ce sutra, est considérée comme la racine de toutes les autres causes de souffrance (yoga sutra II-4)*. 

La partie la plus accessible de ce yoga sutra, pour moi, concerne la première partie « prendre l’impermanent pour le permanent ». L’impermanence est perpétuelle, et nous avons souvent du mal à nous ajuster à cette réalité. Je me vois régulièrement prendre l’impermanent pour le permanent, dans ma vie de tous les jours :

  • Si je ne réussis pas quelque chose (au milieu de tout ce que je réussis par ailleurs), je peux me dire « je suis trop nulle, je n’y arriverai jamais ». Or, c’est simplement une expérience que je traverse, et peut-être que c’est cette expérience même qui me permettra d’y « arriver » la fois d’après. Ca n’a rien à voir avec le fait d’être trop nulle ! Et la souffrance vécue à ce moment-là est celle qui est liée à la pensée « je n’y arriverai jamais » beaucoup plus qu’à l’échec vécu à un instant T.

  • Régulièrement, je manque d’énergie. Par le passé, jusqu’à récemment, j’ai pu me définir comme « une personne qui manque d’énergie, toujours fatiguée ». Mais en fait non. Si je respecte mon corps et ses besoins (assez basiques sommes toutes de dormir assez et manger équilibré), je suis en forme. Me définir comme manquant d’énergie ne fait que renforcer cette croyance limitante et vient l’installer comme quelque chose de permanent (à l’échelle de ma vie)

L’exemple classique donné en commentaire de ce yoga sutra est celui d’une personne qui rentre à la tombée de la nuit, sans lumière, et qui voit un serpent au travers de sa route. Il part chercher de l’aide et revient avec une lanterne à la lueur de laquelle il réalise que c’était une corde, et non pas un serpent. Plongés dans l’ignorance, nous prenons souvent la corde pour un serpent, et la lumière qui vient dissiper notre ignorance, d’après les Yoga Sutras, c’est le yoga. Le yoga nous permet de la détricoter, peu à peu, d’y jeter une lumière qui la dissipe.

Un autre sutra qui me parle particulièrement en lien avec la souffrance est le yoga sutra II-16 : « Héyam duhkham an-āgatam. » – « Nous pouvons éviter la souffrance qui n’est pas encore en marche. » (traduction de Françoise Mazet) 

Cette phrase m’aide à me rappeler de ne pas (trop) m’inquiéter pour l’avenir. Je suis plutôt du genre stressée de la vie, donc c’est un travail de longue haleine, de me ramener dans le présent encore et toujours. Ce sutra me permet de me rappeler que m’inquiéter de vivre une émotion difficile à l’avenir (déception, peur, colère) est évitable. Et que de m’inquiéter dans le présent pour quelque chose qui n’est pas encore arrivé me fait vivre l’émotion difficile maintenant par anticipation, et vient même l’amplifier. Vivre dans le présent, notamment à travers le yoga, m’aide à lâcher prise par rapport à ces pensées. 

Je pense que nous allons continuer à décrypter les yoga sutras au fur et à mesure de mon inspiration. Ce n’est pas forcément une façon très orthodoxe de faire, mais c’est celle que j’arrive à faire. Je n’arrive pas vraiment à le faire dans l’ordre, et certains sutras m’échappent d’ailleurs toujours un peu, de même que certaines interprétations plus profondes de certains sutras. Au fil de mon évolution et de l’approfondissement de ma compréhension, je continuerai à vous emmener avec moi sur le chemin des sutras.

 
 

* Les autres causes de souffrance selon le Yoga Sutra II-3 : « le sentiment de l’ego, le désir de prendre, le refus d’accepter, l’attachement à la vie. » (traduction de Françoise Mazet)

La première minute de Love Actually

La première minute de Love Actually

Love Actually, c’est le film qu’on regarde ce soir. C’est le film qu’on regarde chaque année après qu’on ait fait le sapin de Noël. Oui, nous avons nos petites traditions de Noël. Et je sais que dès la première minute, mon regard va se voiler. La première minute de Love Actually, ce sont des retrouvailles, à l’aéroport. Plein de gens trouvent ça triste, les aéroports et les gares, moi j’adore. Ce sont des lieux où l’amour, l’amitié, la joie s’expriment avec plus de fluidité qu’au quotidien. Avec plus d’intensité aussi. On s’y retrouve après une longue séparation. On se dit au revoir pour quelques mois en pleurant comme une madeleine (je suis la pleureuse de la famille, bien que je sois celle qui vive à 10 000 kms, c’est moi qui pleure quand je dis au revoir, et si je réussis à retenir mes larmes un peu plus longtemps que d’habitude, il suffit qu’on me dise « bah alors, tu pleures pas ? » pour que les vannes s’ouvrent. C’est contre-productif, parce que tout le temps que je mets à me dire « ne pleure pas », et la planification autour, m’empêche d’être vraiment là). Les aéroports et les gares, ce sont des espaces où on se dit qu’on s’aime, sans forcément se le dire vraiment. Bref. Ce soir, donc, je vais regarder Love Actually. Parce que c’est un film de Noël et que Noël est bientôt là (et que j’adore aussi voir Hugh Grant danser sans retenue au 10 Downing Street, comme on l’a fait dimanche dans le calendrier de l’Avent !)

Noël, c’est une fête que j’aime et qu’on fête relativement simplement dans ma famille, que ce soit chez mes parents, ou chez moi à Maurice en petit ou mini comité (#teamintrovertis). Sapin, bûche, chocolats, et bien sûr, cadeaux au pied du sapin… On se fait de jolis cadeaux, on cherche à faire vraiment plaisir et on se fait des listes d’idées. Et c’est l’occasion de demander ce petit jean trop beau made in Lozère qu’on n’ose pas s’offrir soi-même. Il devient un cadeau. Et en plus, vu qu’on va l’essayer ensemble (ça c’était en 2019, hein, en 2020 on ne fait pas de telles folies, en tout cas, pas quand on habite à Maurice et qu’il y a une quarantaine au retour), on passe un bon moment ensemble, c’est encore plus qu’un cadeau.

Bon, on fait souvent du hors-piste, et c’est aussi ça qui est fun ! Parce qu’on a eu une idée spectaculaire (le kayak gonflable que nous ont offert ma belle-sœur et mon frère l’année dernière, on n’y aurait pas pensé nous-mêmes, et on l’adore !!), parce qu’on repense à une conversation où un membre de la famille nous a parlé d’une expérience qu’il/elle aimerait vivre ou d’un truc qui lui a plu. Je suis aussi une grande offreuse de bons cadeaux, notamment de bons cadeaux que mon frère et moi concoctons pour nos parents. Un repas tous les 6 ensemble dans un bon restaurant. Un concert. Un cours de photo. Un massage. Bref, on en a fait plein des bons avec des images et des petites blagounettes dedans (on a le même humour dans la famille, ça aide).

Parce que j’aime les cadeaux immatériels qui font vivre une expérience aux personnes qui les reçoivent. Le cadeau s’étale dans le temps, prend de l’ampleur. Le « cadeaufié » (la personne qui a reçu le cadeau, mot probablement au Larousse 2025) choisit le temps qui lui convient pour profiter de son cadeau, sent l’impatience grandir peut-être, au fil du temps qui passe avant sa réalisation, pense au « cadeauteur », le remercie après son expérience, bref. On communie à travers ces cadeaux.

Il y a aussi les cadeaux faits maison. On s’en fait régulièrement avec mon mari, en fait à chaque Noël et chaque anniversaire, et au-delà du cadeau, on voit tout le temps, la réflexion et la patience que l’autre a mis dans sa confection !

Bref, on entend souvent dire que Noël est une fête consumériste, et oui, ça l’est. Mais elle peut tout simplement être une fête de l’amour, en gardant le volet cadeau, en faisant en sorte qu’ils soient réfléchis, utiles, éthiques, locaux, qu’ils correspondent à la personne, qu’ils la fassent rêver… En mettant plein d’amour dans la démarche, et en cherchant tout simplement à faire plaisir au destinataire.

Et pour la première fois de ma vie, en tant que jeune entrepreneure, je réalise que je peux contribuer à rendre des personnes heureuses le jour de Noël : tu peux me mettre sous le sapin ! Et oui, tu peux offrir un cours de yoga, un mois de yoga, un programme de yoga (Matins Sereins, le coffret de bulles de sérénité ou encore J’aime mon dos) ou même un carnet !…

Et toi, tu aimes jouer au père Noël ?

Article mis à jour le 30 novembre 2023