10 conseils pour se reconnecter à soi-même grâce au yoga

10 conseils pour se reconnecter à soi-même grâce au yoga

Il y a 6 ans, je travaillais comme cadre en association, je courais toujours partout, j’avais mon travail constamment en tête. Je vivais mon association, je dormais mon association, je faisais des insomnies avec mon association, je ne pensais qu’à ça. Purement obsédée. J’étais en réalité complètement déconnectée de moi-même.

De déconnectée à reconnectée

Et puis, un jour de mai 2016, j’ai déroulé mon tapis de yoga dans mon jardin, j’ai mis une vidéo sur YouTube et j’ai fait un peu de yoga. Comme ça. Parce que je n’avais pas réussi à maintenir une pratique de yoga en studio (les horaires ne correspondaient plus à mon incapacité à partir à l’heure du travail). Et parce que je voyais bien que j’avais besoin de faire quelque chose pour prendre soin de moi.

Après cette petite séance, j’ai regardé autour de moi, mon jardin, tout ce qui l’habitait, et je me suis sentie tellement bien. Ce jour-là, j’ai décidé de faire du yoga tous les jours. Comme ça, sans plan ni réflexion. Juste ce sentiment de bien-être m’a permis de me dire “oui, je veux me sentir ainsi plus souvent”. Je le sais maintenant, à ce moment là, j’ai senti un début de reconnexion à moi-même.

Vu que j’étais toujours très très occupée, et que je me levais déjà terriblement tôt (5h45), je me suis dit que 10 minutes allaient faire l’affaire. J’ai rapidement trouvé des vidéos sur YouTube qui me plaisaient (Yoga with Adriene et Bad Yogi), pour faire mon yoga du matin, et puis j’ai commencé aussi à faire du yoga le soir en rentrant, sur ma terrasse.

Et ça a continué comme ça, pendant 2 ans, jusqu’à ce que je quitte mon emploi pour me mettre à mon compte. Ma pratique (bi)quotidienne m’a aidée à gérer mon stress, à mettre un peu de distance avec mon travail, et à naviguer les aléas du quotidien. Depuis, je continue à faire du yoga tous les matins, je suis même devenue prof de yoga, et ma vie a changé du tout au tout. Et surtout, surtout, la première chose à laquelle je pense le matin, ce n’est pas mon travail : j’existe à travers d’autres aspects.

Cette reconnexion à moi-même, c’est ma pratique quotidienne du yoga qui me l’a permise. Je crois profondément en la puissance transformatrice de la pratique quotidienne du yoga : quelques minutes tous les jours valent mieux, dans beaucoup de cas, qu’une heure par semaine.

Du yoga tous les jours dans mon jardin pour me reconnecter à moi-même : une révélation !

Mes conseils pour vous reconnecter à vous même à travers une pratique de yoga quotidienne

Je vois déjà pointer les obstacles et contre-arguments dans vos têtes. D’un côté, j’ai envie de vous dire “foncez, vous verrez !” mais de l’autre, je sais qu’il y a pleeeiiiinn de choses que je peux vous partager de mon expérience. Voilà les principales :

1. Choisissez l’horaire qui vous motive !

Personnellement, je préfère pratiquer le matin, j’ai l’impression de bien me réveiller, de mettre en place les bases d’une belle journée. Mais vous pouvez préférer pratiquer le soir, en rentrant du travail, ou encore sur la pause du déjeuner pour couper la journée en deux… Dans tous les cas, essayez de pratiquer à jeun, en tout cas au moins 2 heures après les repas.

2. Pratiquez à l’endroit qui vous convient

J’avais la chance, en vivant à Maurice, de pouvoir pratiquer dehors, dans mon beau jardin. Bonheur divin que de se lever et marcher dans l’herbe, bonheur divin que de réveiller son corps en douceur. Je réalise bien que pratiquer dehors, c’est pas franchement possible pour tout le monde ! Le plus important, c’est de trouver l’endroit qui vous convient : de préférence où vous ne serez pas dérangée, un endroit relativement ordonné (pour que votre mental ne passe pas son temps à vous dire de ranger pendant votre pratique), où vous pourrez faire vos mouvements facilement (donc on évite de se coller au mur ou de se mettre sous les toits).

3. Choisissez le(s) professeur(s) pour vous accompagner

Vous pouvez pratiquer seule si vous avez déjà une base de yoga, ou vous pouvez vous faire accompagner. Il y a des milliers de vidéos sur YouTube, avec des milliers de profs. Choisissez celui qui vous convient : il y a plein de types de yoga, et chaque professeur a son propre style. Vous pouvez choisir quelque chose de plus actif ou plus doux, le principal est que ça vous fasse du bien. C’est le début de la reconnexion à soi : qu’est-ce qui me plait ? De quoi j’ai envie ?

4. Sélectionnez votre vidéo à l’avance

Si vous pratiquez avec une vidéo, un programme en ligne ou même un audio, assurez-vous qu’elles soient bien sélectionnez à l’avance. Vous pouvez aussi suivre un calendrier (comme celui que propose Yoga With Adriene tous les mois, en anglais). Dans tous les cas, ne cherchez pas votre vidéo juste avant votre pratique, ça pourrait vous décourager de passer à l’action ! Voilà ma playlist de pratiques de yoga courtes, sans tapis ni tenue spécifique !

5. Adossez votre pratique à une solide habitude

J’avais décidé que ma pratique de yoga se passerait le matin entre le brossage de dents et le petit déjeuner (oui, dans ce sens, je sais, pas terrible pour les dents), et le soir, directement en revenant du travail, avant de faire quoi que ce soit d’autre. En adossant cette nouvelle pratique à ces habitudes de mon quotidien, ça a accéléré l’intégration de cette pratique !

6. Adaptez votre pratique à votre réalité

Vous avez seulement 5 minutes à dégager dans votre emploi du temps : rien que le temps d’enfiler un legging, de dérouler le tapis, hop, les 5 minutes seront écoulées. On s’en fiche du legging et du tapis : vous pouvez très bien pratiquer sans tapis ni tenue spécifique, exactement comme vous êtes. Si si : du yoga sur chaise, du yoga debout, de la respiration, de la méditation… J’en ai plein sur ma chaîne YouTube, j’ai même créé un coffret de bulles de sérénité pour pratiquer quelques minutes par jour sans tapis ni tenue spécifique. Parce qu’on est dans la vraie vie, avec des vraies contraintes

7. Equipez-vous si ça vous motive !

Au bout de 6 mois de pratique et de destruction de mon pauvre tapis de yoga de supermarché, j’ai acheté un nouveau tapis. Je n’y suis pas allée de main morte, j’ai acheté un Manduka Pro. Ca a changé mon confort de pratique : je ne glisse plus, il est hyper confortable, du coup, certaines postures sont plus faciles. Par contre, je me fiche de comment je suis habillée. Peut-être que pour vous, c’est l’inverse. Voyez ce qui compte pour vous, je vous donne des conseils à ce sujet dans cet article sur le matériel pour faire du yoga. 

8. Soyez satisfaite avec votre pratique

Oui, 10 minutes ça compte. Oui, même 3 minutes, ça compte. Vous avez pris un temps pour vous, remerciez vous, ne vous jugez pas !

9. Adaptez votre pratique à votre niveau d’énergie du jour

Vous pensiez faire une pratique très sportive, mais vous vous sentez raplapla ce matin ? Commencez votre pratique dans la douceur ! C’est le début de la reconnexion à soi-même : se poser la question “Comment je me sens ce matin pour pratiquer ?” Et voir ce qui vient. Et ne vous flagellez pas si rien ne vient : parfois on est tellement loin de soi, qu’on n’arrive pas trop à savoir comment on se sent vraiment. Respirez, tout est parfait, et pratiquez. Peut-être que vous ressentirez quelque chose plus tard !

10. Fichez-vous la paix

Alors oui, ça peut arriver qu’un jour, on n’arrive pas à faire notre pratique : des imprévus, des soucis de dernière minute… Pas grave. Lâchez-vous la grappe ! C’est l’habitude à long terme qui va vous permettre d’être connectée à vous-même, ce n’est pas un jour de raté qui va changer quoi que ce soit.

 

Alors, c’est décidé, vous vous lancez dans le yoga quotidien pour vous reconnecter à vous-même ?

A force de respirer en rythme avec le corps, vous deviendrez plus sensible à vos ressentis sur le tapis, mais aussi dans la vie : peu à peu, vous prendrez du recul avec ce qui vous entoure, les soucis du quotidien, pour revenir à vous, encore et encore.

Ca prend du temps, et en même temps, pas tant que ça : dès les premières pratiques, quotidiennes, au fil de la journée, on peut se revoir dans notre pratique et se rappeler de notre belle respiration du matin, et vouloir rester en contact avec cette personne qu’on a été, à ce moment là.

Envie d’aller plus loin ?

Découvrez le coffret de bulles de sérénité, un recueil de 30 pratiques de yoga courtes, sans tapis ni tenue spécifique, actuellement en promo, jusqu’au 31 décembre 2021, avec le code HOHOHO !

Si vous souhaitez recevoir mes doux mots toutes les semaines qui vous invitent à prendre un temps pour vous et à ramener votre attention à votre souffle et votre corps, inscrivez-vous ! ⬇️

Explorons le chakra sacré !

Explorons le chakra sacré !

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le chakra sacré ou en sanskrit, Svadhisthana Chakra. Svadhisthana, ça veut dire « la résidence de soi ». Et le verbe svadha, c’est « adoucir ». 

Svadhisthana chakra, c’est le deuxième chakra, juste au-dessus du chakra racine. Il est situé à peu près 2 centimètres sous le nombril, du côté de la colonne vertébrale.

 

Joie, plaisir, créativité

Ce chakra, c’est le siège de notre identité émotionnelle, de la joie, du plaisir, de la créativité, de la sexualité, du ressenti et des émotions. Sa couleur, c’est l’orange ! Et oui. J’ai choisi cette couleur complètement par hasard pour Yoga avec Emilie, et quand j’ai réalisé le lien avec le deuxième chakra, j’ai été complètement bluffée : je veux transmettre le yoga dans la joie, et j’ai choisi la couleur du chakra de la joie pour en parler… Quelle beauté incroyable !

 

Equilibres et déséquilibres du chakra sacré

Quand le chakra sacré est équilibré, on aura tendance à être créative, pleine d’intuition, de contentement, d’humour. On a la capacité de profiter des moments de plaisir, et on a une sexualité épanouie. On est en capacité d’accueillir les changements dans la fluidité, de mettre des limites saines, de prendre soin de soi et des autres…

Quand il est en déséquilibre, on peut être irritable, se sentir coupable, manquer de créativité, faire preuve de dépendance émotionnelle, avoir une dépendance sexuelle ou au contraire éviter le plaisir, avoir peur du changement, se sentir instable ou dans l’ennui. Physiquement, ça peut se traduire par une douleur du bas du dos, sciatique, problèmes du système urinaire, libido en berne, soucis hormonaux…

 

Harmoniser le chakra sacré

Pour harmoniser ce chakra, plein de pistes super intéressantes !

  • se connecter à ses émotions : beaucoup d’entre nous sont déconnectées de nos émotions. On ne ressent plus physiquement ce qu’il se passe en nous, or ressentir ce qu’il se passe dans le corps, nous permet de mieux nous connecter à nos émotions, et de pouvoir les exprimer.
  • prendre du temps pour ce qui nous fait vibrer : faire du yoga, peindre, lire, cuisiner, faire des gâteaux, jardiner, faire des puzzles… Qu’aimez-vous faire ? Et bien faites-le, sur une base régulière !
  • danser, accueillir le mouvement dans la fluidité : l’élément qui est associé au chakra sacré, c’est l’eau, et on cultivera la fluidité pour l’équilibrer. Accueillez le mouvement, bougez, dansez !

Du yoga pour harmoniser le chakra sacré

Dans notre pratique de yoga, pour harmoniser le chakra sacré, on entrera et on sortira des postures avec légèreté et fluidité. Et tout au long de la séance, on se connectera à nos sensations physiques et émotionnelles.

Parmi les postures que je préfère pour harmoniser le chakra sacré :

La déesse

Le pigeon sur le dos

Le papillon

La fente basse

La demi-grenouille 

La poupée de chiffon

Et voilà des séances sur youtube autour du deuxième chakra !

Vous l’aurez compris, on ne travaille pas les chakras de façon isolée : on commence toujours par passer par le chakra racine quoi qu’il en soit et la plupart des postures contribuent à l’harmonisation de plusieurs chakras. Belle pratique !

Savoir dire non et suivre son cœur

Savoir dire non et suivre son cœur

Il est parfois difficile de dire non. De vraiment faire ce qu’on a envie de faire. Parce qu’on sent la pression, parce qu’il y a un imprévu, parce qu’on a « peur » de la personne en face, ou parce qu’on veut faire plaisir.

Se retrouver à dire oui, alors qu’on pense non

Le souci, c’est que parfois on se sent obligée de dire oui. Pour être sympa. Ou alors on n’a pas l’énergie de dire non. Alors même qu’on va au-delà de nos ressources à nous pour répondre à la demande.

Et l’autre problème, c’est quand la personne qui demande un coup de main n’accepte pas que la réponse puisse être négative et insiste lourdement. On peut se sentir rapidement coupable, et puis finalement accepter, pour la paix sociale, pour faire plaisir, pour aider, pour être aimée.

Je sais de quoi je parle, ça a été longtemps mon mode de fonctionnement, notamment au travail. Au début, je disais oui tout le temps, j’étais à droite et à gauche et devant et derrière, mais rarement là où j’aurais dû être selon ma fiche de poste. Trop peur de déplaire. Aoutch. La pomme d’amour du bureau (à Maurice, la pomme d’amour, c’est la tomate, et la tomate, on la met dans tous les plats, quels qu’ils soient).

Apprendre à dire non (en tout cas à répondre selon son cœur)

Maintenant, je sais mieux dire non. Je l’ai appris un peu brusquement, dans un nouveau poste où mon rôle était, en gros, de dire non (la fille a un job facile, tout ce qu’elle fait c’est dire non, cool). J’ai appris très vite et très bien, à dire non, pour le bien de l’organisation. Et ça, c’était devenu hy-per facile : pour le bien de l’organisation, il fallait la protéger, et protéger la cause, et ça, ça me permettait de dépasser mes réticences à tenir tête.

Par contre, personnellement, c’est un peu plus difficile. De dire non et de le maintenir. J’ai en tout cas tendance à vouloir me justifier, et il m’arrive encore de dire oui pour faire plaisir ou parce que je considère que c’est mon devoir…

Au moins trouver des compromis… ?

Mais globalement, je prends beaucoup plus de recul avant de répondre, je pose des questions sur ce que ça implique, et j’arrive à définir les limites de ce que je vais faire. Et en tant que reine du compromis, il m’arrive souvent de dire « non, mais voilà ce que je te propose comme solution alternative… ».

Et parfois, de belles surprises en sortent : j’ai récemment accepté un contrat dont je n’avais pas très envie. Au début c’était un grand non, j’ai tout fait pour mieux comprendre la situation, je lui ai fait une proposition intermédiaire et ça lui a convenu. Au final, elle a eu une grande partie de ce qu’elle voulait, j’ai pu l’aider, apprendre de nouvelles choses et gagner des sous.

Pas une victime

Au final, c’est notre responsabilité : prendre la responsabilité de nous-même, de nos envies et de nos besoins. On est responsable de ce qu’on accepte dans notre vie, de ce qu’on laisse entrer, de ce qu’on refuse, de ce qu’on décide. Bien sûr, certaines choses sont hors de notre contrôle immédiat, comme nos réactions instinctives, notre incapacité à dire non dans l’instant.

Mais on peut déjà commencer à observer : pourquoi j’ai dit oui alors que je sentais bien que c’était NON ? Et on peut se demander s’il y a moyen de faire machine arrière, et trouver des solutions. Ou simplement accepter que cette fois, ça s’est passé ainsi, et garder en tête que la prochaine fois, on recalibrera.

Car oui, c’est possible d’évoluer par rapport à ça. On n’est pas des victimes. Parfois on peut réaliser qu’on se place un peu dans ce rôle-là. C’est de notre responsabilité de dire ce qui nous convient ou pas (dans la mesure où c’est possible : je ne parle pas, par exemple, des cas extrêmes de violence physique ou psychologique où accepter est la seule façon de se protéger par exemple).

Accepter le non des autres

L’autre facette de ce sujet, c’est d’accepter que les autres nous disent non. Demander à quelqu’un, c’est aussi laisser la place à ce qu’il dise non. Non, je ne suis pas disponible, non, je ne peux pas, non, je ne veux pas. Non, sans justification. Accueillir un non, ça peut être aussi un peu difficile. On peut se sentir rejetée ou incomprise.

La meilleure façon pour contourner cela, c’est de s’y préparer (bon bien sûr si vous demandez à votre enfant / petit-enfant de mettre la table et qu’il dit non, c’est autre chose, on est d’accord).

Comment on se prépare à un non ? On envisage l’option A = oui, l’option B = non, l’option C = quelles autres solutions pourrait-on trouver ? Et on se met très au clair que si la personne nous dit non, c’est par rapport à elle, rien qu’à elle, et que ça ne dit rien sur nous.

Le yoga pour apprendre à assumer ses envies et ses besoins

Notre pratique de yoga est un bel espace pour pratiquer cela : souvent, je vous encourage à ne pas faire la posture si elle ne vous convient pas, à choisir l’option la plus appropriée pour votre corps, à pratiquer dans la non-violence envers vous-même.

Si vous avez du mal à dire non, à communiquer sur vos besoins, vous écouter sur le tapis est un excellent premier pas : exprimer les choses par rapport à vous (voire par rapport à la prof), ça peut déjà être énorme !

Sagesse des cèpes : 13 enseignements

Sagesse des cèpes : 13 enseignements

Ces derniers jours, je suis partie à la cueillette de champignons, et alors que j’errais dans les bois à la recherche des cèpes et que j’ai découvert que j’aimais ça (je savais que j’aimais les manger, je savais pas que j’aimais les chercher), j’ai réalisé que cette expérience avait mille choses à nous apprendre (ou plutôt à nous rappeler).

 

Chacun sa perspective

On était partis à 5 pour notre cueillette, un autre jour on était 3… On n’était pas loin les uns des autres et parfois même on se suivait… J’ai trouvé un cèpe en suivant mon Papa (pourtant l’as des cèpes), et lui en a trouvé dans mon sillage (beaucoup plus logique) : on regarde tous les choses de façon différente, avec notre œil, avec nos spécificités… Et du coup, on voit des choses que les autres ne voient pas, les autres voient des choses qui ne nous parviennent pas… On a tous nos forces, notre regard particulier sur les choses, c’est la beauté du travail d’équipe !

 

Quand on ne sait pas ce qu’on cherche, on ne peut pas trouver

Après qu’on ait trouvé collectivement plein de jeunes cèpes, et avoir plus ou moins identifié à quoi ressemblait un cèpe, j’ai trouvé un très gros cèpe, vieux, très différent des jeunes. Parce que je me rappelais de la tête des cèpes dans mon enfance, je l’ai identifié. Mon mari, passé avant : « mais je suis passé devant, ça ressemble pas à un cèpe, ce truc ! » Dans la vie, on peut trouver sans savoir ce qu’on cherche, mais globalement, savoir ce qu’on veut, ça aide énormément !

 

La beauté est dans le regard de celui qui regarde

« Beauty is in the eye of the beholder » en anglais. Mon Papa a trouvé un très gros cèpe et mon mari était « ouaaaaaaaoooouuuuhhh, il est trop beau !!!! » et mon Papa était là « ouais, bof, je préfère les petits, les gros sont moins bons à manger ». Parce que mon mari ne voyait pas ce côté là, il a trouvé le cèpe juste beau. Ce qu’on sait de quelqu’un ou ce qu’on projette sur lui vient éclairer notre perception de sa beauté (intérieure ou extérieure).

 

Le bonheur, c’est le chemin

Si vous avez déjà cherché des champignons, vous savez que ça peut prendre un peu de temps… Mieux vaut profiter de la recherche en elle-même, car si on ne se satisfait que de ces rares moments où on en trouve, on peut passer une bien désagréable matinée (ou après-midi dépendant de votre préférence!). La joie est dans le chemin, dans la cueillette des champignons comme dans la vie : ce n’est pas le diplôme, le meilleur poste, le mariage, la retraite, le 20 sur 20 qui nous amènent le bonheur… Car si on est dans cette dynamique, que se passe-t-il ? On arrive à notre objectif, et déjà, on en cherche un autre, sans parvenir à se satisfaire de celui-ci : on a un cèpe, on en veut un de plus, on en a 20, pourquoi pas 20 de plus, etc…

 

Tout le monde ne cherche pas la même chose

Certes, on est allés aux champignons à 5, et officiellement on cherchait des cèpes. En réalité, mon mari était à l’affût des champignons, toutes variétés confondues, juste pour le plaisir de les admirer et de les prendre en photo. Il cherchait les champignons les plus divers et variés, juste pour le plaisir de les voir.

 

S’entourer de gens qui savent

Quand je ramasse les cèpes, vu que je n’ai pas l’habitude, j’ai besoin de la confirmation de mon expert en cèpes (mon Papa) pour confirmer que ça en est bien un. Et vu que c’est quand même bien subtile pour l’oeil novice, et que les conséquences sont assez sévères, je passe mon temps à crier « Papaaaaaaa » dans les bois. Autant dire que quand il nous a emmenés tous les 4 (mon frère, ma belle-sœur, mon mari et moi), il était débordé par la situation !

Dans la vie comme pour les cèpes, s’entourer de gens qui savent dans les domaines où nous on ne sait pas, c’est capital : on perd plein de temps à essayer de faire des choses qu’on ne sait pas faire par nous-même, et en plus les conséquences peuvent être importantes… Chacun-e d’entre nous a un domaine d’expertise. Absolument tout le monde. Et on a aussi des zones dans lesquelles on n’y comprend rien et pour lesquelles on aura toujours besoin d’aide. Et c’est OK. Si je vais aux cèpes 3 fois par an, il y a des chances que j’ai toujours besoin d’avoir une confirmation que ce que je ramasse ne va pas me tuer (promis, je ramasse pas les champignons rouges !). On est tous l’expert de quelque chose, on a tous quelque chose à transmettre…

 

Tout s’apprend

Dans la même veine, et ça en découle directement, tout s’apprend, et on a tous quelque chose à apprendre, à tout moment. Au début, on regardait chaque champignon avec suspicion « Cèpe ? » et au bout de quelques temps, on est devenus beaucoup plus perspicaces. On apprend des choses qu’on a envie d’apprendre, ou besoin d’apprendre… Et on peut apprendre toute la vie… Très vieux, on peut se mettre à une langue (même si c’est moins facile que pour les enfants), apprendre à distinguer les champignons, changer de métier, se mettre à internet à 80 ans… Tout est possible !

 

Déguster ce que la nature nous offre

Je n’ai pas la main verte et je n’ai que peu réussi à faire pousser des choses dans le jardin… Par contre, j’adore déguster en direct ce que la nature a à nous offrir, et du coup, ramasser les champignons, rentrer, les nettoyer, les faire sauter, les déguster, c’est la magie de la nature à l’assiette qui nous rapproche de la terre… Quoi de plus enracinant que de manger le champignon qui vient direct du bois, ramassé par nos soins ?

 

Patience, patience

Bien sûr, quand on part cueillir des champignons, on s’arme de patience ! C’est rare qu’ils nous sautent dans les bras en nous disant de nous ramasser ! (Quoi que j’en ai trouvé un au bord du chemin qui n’attendait que mon passage, en rando, alors que je ne le cherchais pas) On y va doucement, on observe, on prend des pignes pour des cèpes (oui ma vue n’est pas toujours très affutée), on a des espoirs et des déceptions… Bref, on cultive la patience !

 

La diversité, c’est beau

On cherchait des cèpes, et on tombait sur toutes sortes de champignons divers et variés : des rouges, des oranges, des blancs, des violets, des noirs, des marrons, des à lamelles, des tout lisses, des à trous, des à bosses, des dodus et des biscornus, des à pustules et des minuscules… Et nous, grands touristes que nous sommes dans nos bois Lozériens, on s’émerveillait de tout. La diversité, c’est beau, et y a pas à dire, quand on voit un champignon vénéneux, on se dit que le comestible doit être pas bien loin… Ca donne de l’espoir !

 

Ensemble c’est plus sympa

Ca c’est une leçon des champignons qui ne s’applique pas forcément à 100 % dans la vie pour tout le monde, car oui, il y a des moments dans la vie pour les introvertis parmi nous (coucou) où on préfère être seuls. En tout cas, les cèpes, c’est plus sympa à plusieurs : on rigole plus, on a un expert avec nous, on en trouve plus, plus vite, et on a moins peur des chasseurs à plusieurs (oui, j’ai peur des chasseurs) (et en plus, on fait plus de bruit à plusieurs).

 

La réussite n’est pas toujours où on l’attend

On a une vision du joli champignon posé au pied d’un arbre en pleine forêt… Mais parfois, les coquins se cachent à l’orée du bois, carrément en plein champ, la tête coincée dans une barrière sur le bord d’un chemin… Ils poussent dans des endroits incroyables… Et on les découvre tout étonnés et heureux de les avoir débusqués

 

Espoir et joie

Cueillir des champignons, c’est partir avec l’espoir d’en trouver quelques-uns pour agrémenter le prochain repas, en se disant avec joie qu’au pire, ça fera une petite balade à la fraîche. Vivre dans l’espoir et la joie, en voilà un beau programme !

Explorons le chakra racine

Explorons le chakra racine

Aujourd’hui, nous explorons le chakra racine ou en sanskrit muladhara chakra. Mula veut dire racine, et Adhara signifie support.

Muladhara chakra, c’est le premier chakra, celui qui est situé tout à la base de la colonne vertébrale. C’est le chakra de l’enracinement, de la stabilité, de la sécurité. Et c’est un peu sur cette base qu’on va venir cultiver notre relation aux autres chakras. On y revient toujours, en début et en fin de séance, pour se reconnecter à la terre et à nous-même.

Alors que je n’ai plus de maison fixe dans ma nouvelle vie nomade, le moment semble opportun de vous parler de ce chakra avec lequel j’aime beaucoup travailler !

femme chakra racine

S’ancrer à la terre, se sentir en sécurité

Avec ce chakra, on est au niveau des besoins de base de sécurité. Nous ancrer solidement à la terre nous permet de ne pas nous laisser perturber par les éléments extérieurs, à rester ancré en soi : bousculé peut-être, mais pas déraciné, comme le roseau de la fable.

Je cultive activement ma connexion à la terre. Depuis que je fais du yoga, j’ai toujours été plus attirée par les pratiques d’ancrage. Parce que je suis souvent dans la Lune, parce que j’oublie pas mal de choses, parce que j’ai tendance à me laisser emporter par mes rêves, je ressens le besoin de m’ancrer, de m’amarrer à la terre, de m’enraciner.

Ça se ressent dans mon enseignement aussi, il y a beaucoup de thèmes qui me permettent d’aborder des aspects du chakra racine, et je commence et clôture toutes les séances par des pratiques qui nous ramènent à la terre.

Equilibres et déséquilibres du chakra racine

Quand le chakra racine est équilibré, on va se sentir en sécurité, indépendante, calme, stable, pleine d’énergie, forte, en confiance. Un joli programme !

Quand il est déséquilibré, on peut avoir tendance à ressentir une certaine lourdeur, à résister aux changements, à avoir un sommeil agité, à avoir des troubles alimentaires… On peut avoir peur de manquer (insécurité financière, tendance à accumuler, tendance à la possessivité…), et on peut aussi avoir tendance à s’épuiser au travail. D’autres signes d’un déséquilibres incluent une anxiété excessive, une certaine tristesse, une déconnexion du corps…

Harmoniser le chakra racine

Il y a mille et une façons d’équilibrer le chakra racine, en voici quelques-unes :

  • s’alimenter de façon saine et nourrissante, correspondant à nos besoins 
  • ranger et trier : ce n’est pas quelque chose qui me vient naturellement, mais après avoir passé des semaines dans cette énergie de tri, de vide, de rangement, je vois bien à quel point c’est ancrant. De choisir de ne garder que ce qui compte, de se délester du superflu, et d’avoir un espace (relativement) rangé !
  • faire du sport : se mettre en mouvement va nous permettre de revenir dans l’instant et de nous ancrer. Ma préférence va à la marche, le yoga doux. J’ai aussi récemment découvert la danse thérapie qui est très chouette. Plus jeune, je pratiquais la natation, et je ressentais cet ancrage pendant et après mes séances (je compte bien m’y remettre !)
  • mettre de l’ordre dans ses finances : savoir ce qui entre et ce qui sort permet d’avoir une sécurité et d’apaiser cet aspect du mental qui peut s’emballer, dans un sens ou dans un autre (trop dépenser / trop garder).
  • aller dans la nature : ces dernières semaines, j’ai beaucoup marché pieds nus dans l’herbe ou dans le sable, j’ai passé du temps allongée dans l’herbe… Si c’est une possibilité pour vous, allez-y, ça fait un bien fou ! Sinon, sortez les chaussures et allez vous balader en forêt, sur les chemins, dans le quartier, dans le jardin. On sous-estime le pouvoir des fleurs !
  • cultiver la pleine conscience : revenir à soi régulièrement dans la journée, à travers de grandes respirations, et en observant comment on se sent dans notre corps. Par exemple, on peut ressentir la texture des vêtements contre la peau, observer ce qu’il se passe dans le ventre, la région du coeur, la gorge ; pratiquer la cohérence cardiaque pour 5 minutes ou même un peu de respiration alternée…

Les postures de yoga pour s’enraciner

Plein d’options. Parmi mes préférées : 

Virabhadrasana II, le guerrier II

Balasana, l’enfant 

Vrksana, l’arbre

Bhunjangasana, le cobra

Supta Padangustasana, la posture de la main à l’orteil 

Des pratiques de yoga en ligne sur le chakra racine