Etire tout ton corps en quelques minutes !

Etire tout ton corps en quelques minutes !

Tu sens ton corps tout raide et tendu pendant ta journée de travail ?

A la fin de la journĂ©e, tu as l’impression d’ĂȘtre comme une crevette cuite qu’il faut douloureusement dĂ©plier ?

J’ai une petite sĂ©ance pour toi, et devine quoi : tu n’auras mĂȘme pas Ă  te lever de ta chaise de bureau pour la faire !

Et oui, le yoga sur chaise, c’est aussi du yoga. C’est parti !

Alors, ça t’a plu ?

TĂ©lĂ©charge ta sĂ©ance en pdf pour l’imprimer ou l’enregistrer sur ton ordi !

 

Vous ĂȘtes unique : le yoga s’adapte Ă  vous !

Vous ĂȘtes unique : le yoga s’adapte Ă  vous !

Oui, vous. Et puis vous. Et vous, aussi. Oui oui, vous aussi. Oui, c’est LE point commun que nous avons : nous sommes uniques. Il n’y en a pas deux comme nous. Et mĂȘme si vous avez une jumelle, vous ĂȘtes tout autant unique.

Toutes les mĂȘmes, toutes diffĂ©rentes

Etre unique, ça veut dire quoi ? On est diffĂ©rentes les unes des autres. Pas l’une comme l’autre. On se ressemble par notre humanitĂ© partagĂ©e, on a des traits communs, on a des caractĂ©ristiques qui nous font croire qu’on est les mĂȘmes
 Et puis non. Puisqu’on est unique. VĂ©ritablement.

Et on aime bien le dire et le revendiquer. Se dire unique, original. Qu’on n’est pas comme les autres. Qu’on est diffĂ©rentes. Les autres sont tout aussi originaux et diffĂ©rents. Pas original dans le sens « je me distingue », mais original dans le sens diffĂ©rent. DiffĂ©rents gĂȘnes. DiffĂ©rentes neurones. DiffĂ©rente histoire. DiffĂ©rent corps. DiffĂ©rent vĂ©cu. DiffĂ©rente Ă©ducation.

On le revendique. Et pourtant, sur notre tapis, tout d’un coup, on souhaiterait voir se gommer cette diffĂ©rence. On souhaiterait ĂȘtre toutes les mĂȘmes, toutes souples.

Dans mes cours de yoga, je propose, autant que possible, plusieurs variations d’une mĂȘme posture. Et parfois, je rĂ©pĂšte deux ou trois fois la mĂȘme variation, parce que je pense que certaines de mes Ă©lĂšves seraient plus Ă  l’aise et mieux alignĂ©es dans cette version. Certaines restent dans la version qu’elles jugent plus aboutie, insistent, poussent, se contorsionnent


Je les vois, et je me revois, il y a quelques annĂ©es, sur mon tapis, en studio de yoga, Ă  vouloir absolument, en torsion, toucher mon genou par terre de l’autre cĂŽtĂ©, mĂȘme si l’épaule dĂ©collait (malgrĂ© les instructions). A bouder les blocs. A regarder une dame de peut-ĂȘtre 75 ans ĂȘtre plus souple que moi et je ne comprenais pas comment je pouvais ĂȘtre toujours aussi raide. J’insistais, je forçais.

Tout ça, c’est assez liĂ© Ă  une certaine philosophie trĂšs prĂ©sente dans nos sociĂ©tĂ©s de « No pain, no gain » : pas de progrĂšs sans souffrance. Aux antipodes de la pensĂ©e du yoga (souvenez-vous, Ahimsa, la non-violence : ça s’applique aussi Ă  nous-mĂȘme). Et aussi, aux antipodes de la rĂ©alitĂ© de nos corps : se voĂ»ter, se contorsionner pour rentrer dans une posture dans laquelle on souffrira peut, au mieux, nous dĂ©goĂ»ter de cette posture, et au pire, nous blesser ou nous dĂ©goĂ»ter du yoga, en mode « c’est pas pour moi » (ce que disent beaucoup de personnes qui manquent de souplesse, aprĂšs s’ĂȘtre senties incompĂ©tentes pendant un cours de yoga).

Ce qui m’a tellement aidĂ©e Ă  faire le deuil de la souplesse que je voulais tellement, c’est de comprendre qu’il n’est pas seulement question d’élasticitĂ© des muscles. Non, il est aussi question de tendons, de ligaments, de fascia, de forme d’os. Et quand j’ai compris que c’est probablement la forme de la tĂȘte de mon fĂ©mur ou de mon bassin qui m’empĂȘche d’avoir la libertĂ© que je voudrais dans certains mouvements, savez-vous ce que ça m’a apportĂ© ?

Liberté. Sécurité.

Non, ce n’est pas le slogan d’un candidat Ă  l’élection prĂ©sidentielle. C’est ce que m’a apportĂ© cette connaissance vitale, en dĂ©but de formation de prof de yoga. Savoir que je n’y pouvais certainement rien m’a libĂ©rĂ©e du poids « je dois devenir souple » (aprĂšs 3 ans et demi, Ă  l’époque, de pratique quotidienne, et peu d’évolution dans ma flexibilitĂ©, il Ă©tait temps de m’en libĂ©rer !). Je n’étais pas rĂ©jouie pour autant, ça voulait aussi dire que je ne serai probablement jamais souple. J’ai bien compris Ă  ce moment-lĂ  que ne pas forcer oĂč mon corps ne peut pas aller me garantit la sĂ©curitĂ©. Plus on tire, plus on sollicite d’autres articulations qui sur-compensent et dont les tendons peuvent finir par s’étirer
 Aoutch ! Ça fait mal et ces douleurs peuvent mĂȘme s’installer durablement.

Mais j’ai pu devenir moi. La prof de yoga pas souple. Qui assume (presque) Ă  100% ses postures. J’ai pu assumer qui je suis. Et j’ai pu vivre une forme de yoga qui me convient, sans ĂȘtre frustrĂ©e de ne pas « y arriver ». Puisqu’il n’est plus question d’y arriver. En fait, il n’avait jamais Ă©tĂ© question « d’y arriver », mais je ne le savais pas. Alors oui, je reconnais que parfois, j’aimerais bien pouvoir faire certaines choses qui me sont inaccessibles, je ne suis pas encore totalement sans frustration. Mais j’espĂšre Ă  travers mes cours et mon approche permettre Ă  mes Ă©lĂšves d’ĂȘtre elles-mĂȘmes en moins de temps que ça m’en a pris.

« Mais quand j’étais bĂ©bĂ©, j’attrapais mes pieds »

Alors, pourquoi quand on est bĂ©bĂ© on peut s’attraper les pieds facile-facile, et d’un coup, Ă  20 ans, nos pieds nous paraissent le bout du monde ? Quand on nait, l’angle de la tĂȘte du fĂ©mur est Ă  150°, ce qui nous permet une grande mobilitĂ©. Puis on grandit, l’os continue Ă  se former selon plusieurs facteurs, dont notre gĂ©nĂ©tique, mais aussi notre niveau d’activitĂ©, quand on commence Ă  marcher


** le fĂ©mur, c’est l’os le plus long du corps humain, le plus solide aussi, c’est lui qui s’emboite dans le bassin et nous permet cette articulation **

Et quand on arrive Ă  l’ñge adulte, voilĂ  Ă  quoi peuvent ressembler nos tĂȘtes de fĂ©mur (ce sont deux extrĂȘmes) :

Illustration issue de Your Body Your Yoga de Bernie Clark

A 150°, la forme qui nous offre le plus de mobilitĂ©, comme quand on est bĂ©bĂ©, et Ă  110°, celle oĂč on en a le moins, pour schĂ©matiser. Et pour rendre ça encore plus concret, voilĂ  la posture du triangle, donc la mĂȘme posture, faite par une personne avec sa tĂȘte fĂ©morale Ă  110°, et une autre personne Ă  150° :

Illustration issue de Your Body Your Yoga de Bernie Clark

(quand je vois ça, j’estime l’angle de ma tĂȘte fĂ©morale Ă  115° !)

 

A pratique Ă©gale, exercices similaires, la personne de gauche ne pourra pas descendre plus bas. Ça ne veut pas dire que tout est perdu pour elle et qu’il vaut mieux tout abandonner : ça veut dire qu’il vaut mieux pratiquer la posture qui lui convient. La tentation pour cette personne est de vouloir faire comme sa camarade de droite : descendre elle aussi sa main au sol et du coup venir voĂ»ter son dos, le tordre, perdre l’alignement au niveau des hanches, et ne ressentir au final que peu de bienfaits de la posture, sans parler du risque de se faire mal. Dans ce cas, si on veut ressentir cette sensation de poser la main au sol, on ramĂšne le sol Ă  soi, en approchant une chaise, ou on empile des blocs (ou des livres ou des boĂźtes), et on dĂ©pose la main dessus.

Je vous prĂ©sente ici le triangle, avec une chaise, dans une version adaptĂ©e Ă  mon corps, et le triangle sans accessoire, dans une version pas du tout adaptĂ©e Ă  mon corps. Vous pouvez voir peut-ĂȘtre que je suis voĂ»tĂ©e, que je crĂ©e des tensions dans mon corps dans cette posture, que ça manque de fluiditĂ©. Par rapport Ă  la photo avec la chaise oĂč mon corps est Ă©quilibrĂ©, et peut ressentir les bienfaits de la posture (vous pouvez voir aussi sur mon visage la diffĂ©rence : paix et sĂ©rĂ©nitĂ© Ă  gauche, crispation et constipation de l’autre) :

Cet exemple du fĂ©mur est un exemple parmi d’autres. Il me parle Ă©normĂ©ment parce que je suis directement concernĂ©e par un certain manque de souplesse Ă  cet endroit. Et lĂ , je ne parle que des formes de nos os, et pas de tout le reste qui peut intervenir dans notre souplesse. On y reviendra, encore et encore, car ce n’est qu’un petit bout de tout ce qui se joue en nous, et c’est un sujet que je trouve passionnant : trĂšs liĂ© Ă  l’acceptation de soi, Ă  notre capacitĂ© Ă  prendre soin de notre corps tel qu’il est, et pas tel qu’on voudrait qu’il soit. Une notion capitale pour faire un yoga qui nous ressemble, qui nous fait du bien, qui nous nourrit.

âžĄïž Tu as envie de dĂ©couvrir comment te servir des accessoires de yoga pour adapter le yoga Ă  ton corps (et pas l’inverse) ?

âžĄïž DĂ©couvre « Mon yoga sur mesure« . C’est un atelier d’une heure, Ă  9 euros, pour t’approprier tes accessoires. La bonne nouvelle, c’est que tu peux utiliser des accessoires mĂȘme si tu n’en as pas ! 

L’intĂ©gration, Ă©tape clĂ© de votre sĂ©ance de yoga

L’intĂ©gration, Ă©tape clĂ© de votre sĂ©ance de yoga

A la fin de ma formation de prof de yoga, je devais filmer mes pratiques d’enseignement : 5 sĂ©ances de yoga de diffĂ©rentes durĂ©es Ă  ĂȘtre Ă©valuĂ©es par mes formatrices. Nous Ă©tions fortement encouragĂ©es Ă  avoir des Ă©lĂšves physiquement prĂ©sents pour ces pratiques, et du coup, c’est mon mari qui s’y est collĂ©.
 
Il n’avait jamais fait de yoga avant, mais il s’est prĂȘtĂ© Ă  l’exercice de bon cƓur. AprĂšs la premiĂšre sĂ©ance, je lui ai demandĂ© ce qui lui avait plu dans la sĂ©ance, pour prĂ©parer les autres : quitte Ă  ĂȘtre cobaye, autant que ce soit dans des registres qu’il apprĂ©cie. « J’ai aimĂ© quand j’étais allongĂ© Ă  ne rien faire ». Bon, trĂšs encourageant pour la nouvelle prof de yoga, l’élĂšve aime quand il ne fait rien… Et en fait, ce qu’il avait aimĂ©, c’était shavasana, au dĂ©but et Ă  la fin de la sĂ©ance, quand on est allongĂ©, et qu’on se dĂ©tend complĂštement, dans notre corps, notre esprit et au-delĂ .
 
Shavasana, c’est une posture en soi. On la pratique systĂ©matiquement en fin de cours de yoga, parfois aussi en dĂ©but. Shava, en sanskrit, ça veut dire cadavre. La posture du cadavre. Vous ne m’entendez jamais dire son nom, ni en sanskrit, ni en français : je ne trouve pas que ça vous envoie de bonnes ondes, « posture du cadavre », et du coup, je vous guide, systĂ©matiquement, en vous dĂ©crivant la posture.
 
Shavasana, c’est la posture dans laquelle on vient intĂ©grer tous les bienfaits de notre sĂ©ance de yoga, en fin de sĂ©ance. Certaines personnes appellent la fin de la sĂ©ance de yoga « la relaxation », parce que c’est ce qu’elles ressentent, et c’est tout Ă  fait le cas, mais c’est bien plus que ça : on vient intĂ©grer ce qu’on a vĂ©cu pendant la sĂ©ance dans toutes les couches de notre ĂȘtre.
 
Quand je prenais des cours de yoga en studio, d’1h15, certaines femmes avaient besoin de partir au bout d’une heure. La prof, comprĂ©hensive, les invitait autant que possible Ă  prĂ©voir ce quart d’heure la fois prochaine, pour profiter des bienfaits de ce temps pour soi. De mon cĂŽtĂ©, je me laissais embarquer volontiers pour ce moment dĂ©licieux. Mon moment prĂ©fĂ©rĂ© ? RelĂącher la langue et la laisser flot-ter dans ma bouche. DĂ©tente absolue garantie pour moi, et que j’essaie de vous transmettre dans chacun de mes cours de yoga.
 
Bien sĂ»r, si vous avez l’esprit encombrĂ© (ça arrive, mĂȘme en fin de sĂ©ance de yoga !), la perspective d’ĂȘtre allongĂ©e sur le dos Ă  ne rien faire pour plusieurs minutes voire un quart d’heure peut paraitre incroyablement dure. Voire complĂštement contre-productive. Et franchement, c’est pour ça que je vous guide mot Ă  mot dans cette Ă©tape, en ne laissant que trĂšs peu de silence. Ayant un esprit plutĂŽt agitĂ©, j’aime me raccrocher aux mots qui me guident pour m’aider Ă  revenir Ă  moi. C’est ce que je fais pour vous aussi, en vous guidant dans la douceur : je vous offre ma voix Ă  laquelle raccrocher votre esprit qui peut-ĂȘtre a envie de vagabonder, et vous pouvez ainsi vous connecter Ă  vous-mĂȘme, corps, respiration, esprit, Ă©nergie, tout votre ĂȘtre. Et au-delĂ .
 
Pendant l’intĂ©gration, on passe du temps Ă  relĂącher le corps, c’est une des clĂ©s qui permet de dĂ©tendre l’esprit. On garde les yeux fermĂ©s, si c’est possible : pour certaines personnes anxieuses, fermer les yeux, c’est compliquĂ©. Si c’est votre cas, vous pouvez trĂšs bien garder les yeux ouverts. Si vous vous forcez, votre anxiĂ©tĂ© va augmenter, et ce n’est bien sĂ»r pas ce qu’on veut !
 
Ce moment peut ĂȘtre un vrai dĂ©fi pour vous : soit vous avez vos listes de choses Ă  faire qui n’arrĂȘtent pas d’arriver dans votre tĂȘte, soit vous vous endormez, soit vous n’arrivez pas Ă  rester immobile
 Acceptez lĂ  oĂč vous ĂȘtes, ce qui se passe, respectez votre expĂ©rience : si vous avez besoin de garder vos yeux ouverts, si vous bougez chaque 10 secondes, si vous vous endormez
 C’est ce qui est aujourd’hui avec vous. Vous pourrez peu Ă  peu explorer d’autres aspects de ce moment, pour qu’il devienne plus doux, pour que vous puissiez vous y abandonner en confiance.
 
Shavasana est physiquement accessible Ă  tout le monde, dans les variations qui vous conviennent. Mais comme pour toutes les postures : c’est vous qui voyez ! Si vous n’ĂȘtes pas Ă  l’aise, adaptez-la. Je vous propose quelques petites variations qui vont vous aider Ă  trouver le meilleur Shavasana du monde : le vĂŽtre !
 
Au niveau des jambes, trois options principales :
1. Jambes allongées, pieds qui retombent de chaque cÎté : la version la plus connue de Shavasana
 
Si le bas de votre dos a tendance Ă  se cambrer exagĂ©rĂ©ment (vous avez un dos cambrĂ© de base ou vous avez un fessier rebondi par exemple), je vous invite Ă  explorer l’une de ces versions :
 
2. Jambes pliĂ©es pour soutenir le bas de votre dos (s’il est douloureux ou si vous ressentez le besoin du soutien de la terre), genoux qui se rejoignent au centre :
3. Un bolster / des couvertures ou serviettes de plage roulĂ©es ensemble pour soutenir les genoux et ressentir le dos entiĂšrement plaquĂ© au sol. J’adore cette version ! On peut aussi aller jusqu’à la chaise ou le ballon de yoga.

Pour le haut du corps :

Dans tous les cas, je vous invite Ă  :

  • ramener vos omoplates tout contre vous (en poussant la tĂȘte dans le tapis et en les rentrant)
  • dĂ©poser vos bras Ă  15 Ă  30 centimĂštres de votre corps, en fonction de vos sensations
  • Ă©loigner les Ă©paules des oreilles
  • rentrer le menton

Vous pouvez avoir du mal Ă  rentrer le menton pour plusieurs raisons, notamment si le haut de votre dos est arrondi. On veut vraiment rentrer notre menton, Ă  la fois pour la santĂ© de nos cervicales, et pour protĂ©ger notre Ă©nergie. Si vous avez du mal Ă  rentrer votre menton, placez une serviette ou une couverture pliĂ©e Ă  l’arriĂšre de votre tĂȘte.

Et pour le confort absolu de se sentir parfaitement soutenue, on peut venir rouler une serviette pour la glisser sous notre nuque. Cumulé avec les jambes déposées sur le bolster, on se sent enveloppée et soutenue par la terre, un vrai délice.
Et en cas de grossesse, passé un certain stade, on préfÚrera la position sur le cÎté, avec une couverture pliée ou un bolster entre les jambes 
Et vous, quelle est votre version préférée de Shavasana ?
Faire du yoga, OK, mais pourquoi ?

Faire du yoga, OK, mais pourquoi ?

DĂ©jĂ , faudrait-il qu’il y ait une utilitĂ© pour en faire ? Non, je ne crois pas. Le simple fait d’en avoir envie, c’est suffisant. Par exemple, en ce moment, je fais un puzzle. Pourquoi ? Parce que j’ai envie et que ça me fait plaisir de trouver la piĂšce du milieu qui manque lĂ Ă Ă Ă . Est-ce que ça m’apporte autre chose ? Sans doute (pour l’instant, je vois surtout que ça me distrait de mon travail et que ça me tue le dos, voilĂ  d’ailleurs une courte sĂ©ance de yoga pour les gens qui font des puzzles !).

Je ne crois pas qu’on devrait faire les choses uniquement par utilitĂ©. Oui, je vous dis tout le temps de « prendre un temps pour vous », de « vous faire du bien », de « prendre soin de votre corps et de votre esprit » Ă  travers le yoga. Mais franchement, la plus grande motivation pour moi, c’est le plaisir que j’y prends. Si je trouvais ça trop nul ou que 99% du temps ça me porte peine de sortir mon tapis, c’est sĂ»r que je ne le sortirais pas. S’il n’y avait que « l’impact » de la sĂ©ance, je ne ferais pas du yoga.

Non, je prends du plaisir dans mon corps et dans mon esprit (et au-delĂ ) pendant ma sĂ©ance, et c’est ça qui me fait venir sur mon tapis. Et si la sĂ©ance du jour ne me plait pas, je change, ou je fais mes propres mouvements. Plaisir avant tout. Oui, ça peut gonfler parfois, et il y a des jours oĂč peut-ĂȘtre on regarde l’horloge toutes les 5 minutes, parce qu’on n’est pas rentrĂ©s dedans, parce qu’on n’arrive pas Ă  se dĂ©tacher d’une situation qui nous fatigue, mais 90% du temps, vous devriez ĂȘtre contentes d’ĂȘtre sur votre tapis.

Et oui, ça arrive d’avoir des sĂ©ances pas intĂ©ressantes. Apparemment, j’en ai animĂ© une rĂ©cemment oĂč ma meilleure critique m’a dit qu’elle s’était ennuyĂ©e ferme. Ça arrive. Ça venait peut-ĂȘtre de moi qui Ă©tais dans une Ă©nergie moins haute. Ça venait peut-ĂȘtre d’elle qui voulait un truc plus dynamique. Ça venait peut-ĂȘtre d’autre chose. Ce qui est sĂ»r c’est que si elle s’ennuyait sur son tapis Ă  chaque fois, elle ne ferait pas du yoga trois fois par semaine avec moi.

Pour moi, quelque soient nos activitĂ©s de dĂ©tente, de loisir, de sport, il est prĂ©fĂ©rable d’y trouver du plaisir. Attention, je vous invite Ă  essayer suffisamment longtemps, certaines activitĂ©s qu’on va aimer Ă  terme peuvent ĂȘtre inconfortables au dĂ©but : mĂ©diter, courir, lire peuvent nous demander des efforts consĂ©quents au dĂ©but pour « nous y mettre », pour apprĂ©cier ĂȘtre dans l’instant.

L’idĂ©al est de prendre du plaisir dans l’instant, ou sinon, au moins, pour la/le Vous du futur : il se peut qu’on ait Ă  faire une activitĂ© physique parce que le mĂ©decin nous le recommande pour notre santĂ©. Si ce sont des mouvements qui ne nous apportent pas de plaisir dans l’instant, on peut penser au plaisir et Ă  la satisfaction que nous aurons aprĂšs avoir dĂ©passĂ© nos rĂ©ticences.

C’est un de mes challenges pour courir par exemple : j’ai rĂ©ussi Ă  courir, Ă  un moment de grande motivation pour renforcer mes muscles des jambes, avec un programme en ligne qui m’a fait passer de 3 minutes de course Ă  45 minutes sans interruption, en 5 semaines. Magnifique. Mais je n’ai pas persistĂ©, je ne suis pas arrivĂ©e Ă  l’étape oĂč j’y prenais du plaisir. Et je suis sĂ»re que c’est une activitĂ© dans laquelle *je pourrais* prendre du plaisir, si j’insistais. Donc un de ces 4 je vais m’y remettre, sur une pĂ©riode plus longue, pour voir.

Ce n’est pas un exercice facile, je trouve, de trouver cet Ă©quilibre entre trouver ce qui fait du bien, et faire l’effort d’insister un peu (attention, pas dans la douleur physique, hein !). L’équilibre entre Stirha et Sukha (la force et le confort). Tapas, l’effort joyeux, un des 5 Niyamas, nous invite Ă  ne pas ĂȘtre complaisant-e avec nous-mĂȘme, de façon suffisamment douce pour prendre du plaisir, dans l’effort.

Tapas nous invite Ă  prendre soin de nous en dĂ©passant nos limites actuelles, en Ă©largissant notre zone de confort, dans le respect de nous-mĂȘme. VoilĂ  quelques limites et façons de les contourner/dĂ©passer :

  • je n’ai pas le temps > commencer court
  • je n’ai pas l’énergie > trouver une formule douce, dans le respect de nos rythmes naturels
  • je n’ai pas d’argent > apprendre avec YouTube pour commencer ? S’équiper d’occasion ?
  • je n’ai pas la condition physique > se remettre en forme en douceur avant de se mettre le challenge de grimper le Kilimandjaro
  • je ne vais pas m’y tenir > trouver un-e partenaire pour pratiquer avec vous !

Et peu à peu, notre zone de confort grandit, nous prenons de plus en plus de plaisir dans l’effort, que ce soit une routine (du yoga tous les jours), un sport (courir 1 heure), de la musique (apprendre à jouer du ukulele)


Si on le fait une fois, dans un domaine (et on l’a tou-te-s fait au moins une fois, regardez dans votre histoire, on a tous commencĂ© quelque chose de difficile et qui est devenu agrĂ©able), ça nous donne la foi de pouvoir le refaire dans d’autres domaines, et de savoir que pendant ou aprĂšs la phase d’apprentissage, il y a, peut-ĂȘtre, le plaisir, la joie, le dĂ©passement de soi
 Et vous, c’est dans quel domaine ?

 

Je voudrais faire du yoga, mais…

Je voudrais faire du yoga, mais…

Si vous lisez cet article, vous vous intĂ©ressez de prĂšs ou de loin au yoga. Peut-ĂȘtre que vous en faites dĂ©jĂ , peut-ĂȘtre que vous en avez fait et que vous n’en faites plus, peut-ĂȘtre que vous avez un peu peur d’essayer
 

Ici, je vais passer en revue pleins d’objections que j’entends couramment par rapport au yoga, et je vais vous partager plein d’idĂ©es pour les dĂ©passer ! 

Et donc, vous vous dites peut-ĂȘtre « Je voudrais (re)faire du yoga, mais  »


je n’ai pas le temps

C’est sĂ»r que le temps d’aller jusqu’au cours de yoga, se changer, s’installer, suivre le cours, puis faire le chemin inverse, ça peut prendre du temps et de l’énergie qu’on n’a pas toujours, sans parler qu’on n’est pas toujours mobiles, entre les transports en commun inexistants dans certains endroits, la voiture en partage avec le/la conjoint-e, l’absence de baby-sitter
! Une heure de sĂ©ance se transforme rapidement en 2, et ça nous prend bien trop de temps. 

Peut-ĂȘtre que vous galĂ©rez dĂ©jĂ  Ă  trouver 10 minutes pour vous dans une journĂ©e, alors 60 minutes consĂ©cutives dans la semaine, ça vous parait Ă©norme (il semble que ce soit ce que vivent mes amies qui sont mamans, cƓur sur vous !!). Donc une sĂ©ance d’une heure, dans ce cas, on n’y pense mĂȘme pas. 

Le temps c’est sĂ»r, quand on n’en a pas, on ne peut pas l’inventer. On peut se demander toutefois ce qui nous attire dans le yoga, ce que ça nous apporterait dans notre vie et si ça vaudrait le coup de le remonter un peu dans la liste de prioritĂ©. La rĂ©ponse est peut-ĂȘtre non. Si la rĂ©ponse est oui, vous pouvez rĂ©flĂ©chir au format qui vous conviendrait :

  • Aller en cours en prĂ©sentiel (lĂ  oĂč c’est possible), c’est peut-ĂȘtre trop compliquĂ©, mais en ligne, ça fonctionne peut-ĂȘtre : des sĂ©ances sur Zoom, il y en a plein en ce moment, et il y a aussi les cours prĂ©-enregistrĂ©s sur YouTube !

  • Faire une sĂ©ance d’une heure par semaine, c’est peut-ĂȘtre impossible de trouver ce crĂ©neau, mais peut-ĂȘtre que 10 minutes par jour, c’est envisageable (si oui, peut-ĂȘtre que le coffret de bulles de sĂ©rĂ©nitĂ© est pour vous !). ET de mon point de vue, on a plus de bĂ©nĂ©fices : on crĂ©e une routine, on prend l’habitude de se connecter Ă  soi, on dĂ©veloppe nos capacitĂ©s Ă  ressentir nos sensations au quotidien
 Que du bonus !


ça coĂ»te trop cher

C’est vrai, les cours de yoga peuvent coĂ»ter assez cher. De mon cĂŽtĂ©, j’ai choisi de garder mes tarifs Ă  la sĂ©ance relativement bas (surtout par rapport au marchĂ© français), justement parce que c’est un vĂ©ritable obstacle Ă  la pratique, et que je veux contribuer Ă  rendre le yoga ACCESSIBLE A TOU-TE-S. Et malgrĂ© tout, ça n’en reste pas moins une somme, Ă  sortir Ă  chaque cours ou Ă  chaque mois, et ce n’est pas disponible pour tout le monde. Dans ce cas-lĂ , que peut-on faire ?

  • On profite des offres spĂ©ciales et des challenges gratuits : plein de profs de yoga en font, et la sĂ©ance dĂ©couverte est gratuite (le code pour une sĂ©ance gratuite sur Zoom avec moi, c’est YOGAPOURMOI). En plus, ça vous permet de varier les plaisirs !

  • On peut choisir de faire UNE sĂ©ance par mois, celle qui nous attire le plus, qui fait notre cƓur chanter. Et si c’est en ligne, on refait le replay pour bien ancrer la pratique en nous (pendant qu’on y est)

  • On fait des sĂ©ances gratuites sur YouTube. Il y en a plein, des milliers et des milliers. Vous tapez votre requĂȘte et vous aurez plein de choix, et encore plus si vous parlez aussi anglais (ou une autre langue) : yoga matin, yoga mal de tĂȘte, yoga du soir, yoga mal de dos, yoga anxiĂ©tĂ©, yoga digestion, yoga hanches
 Bref, vous avez une idĂ©e, vous le demandez Ă  YouTube, vous trouverez LA pratique qui vous va. Et si c’est une premiĂšre, assurez-vous de choisir du yoga doux (pas de flow ou de vinyasa) et suivez ces quelques conseils.

  • On fait des cours de yoga en ligne Ă  plusieurs dans la famille, si c’est OK avec le/la prof. Ca rĂ©duit le coĂ»t « par tĂȘte », et au-delĂ  de la sĂ©ance de yoga, ça permet aussi, forcĂ©ment, de renforcer les liens au sein du foyer ! Attention, tou-te-s les profs n’acceptent pas forcĂ©ment, Ă  vĂ©rifier auprĂšs d’elles/eux.


je n’ai pas d’énergie

Aaaaahhh l’énergie. Moi aussi l’énergie, c’est toute une histoire. De moins en moins, mais toujours un sujet. Je vous garantis une chose : si vous vous sentez raplapla, vous aurez plus d’énergie APRES votre sĂ©ance qu’avant. C’est sĂ»r. Certain. Garanti. Rien que le fait de bouger le corps, au moins un peu, fait circuler l’énergie dans ses moindres recoins et aaahhh, ça va mieux. Le plus dur c’est d’arriver Ă  votre tapis. Et parfois, on n’a mĂȘme pas besoin de tapis, ni de tenue spĂ©cifique pour pratiquer : du yoga sur chaise, du yoga debout, de la mĂ©ditation, de la visualisation
 LĂ  aussi, YouTube est votre ami ! Notamment si on passe par une phase dĂ©pressive, cette Ă©tape de dĂ©rouler le tapis, de se changer, ça peut ĂȘtre un vrai obstacle. Contournez l’obstacle, et choisissez une sĂ©ance courte. Vous verrez, vous serez mieux aprĂšs !


j’ai une maladie / une condition

LĂ , je vous invite Ă  en parler avec votre mĂ©decin. Globalement, dans le cas d’énormĂ©ment de maladies et conditions, le mouvement est recommandĂ©, avec bien sĂ»r des contre-indications : demandez un certificat mĂ©dical avec les contre-indications, Ă©coutez les conseils de votre mĂ©decin, mentionnez votre condition/maladie Ă  votre professeur-e de yoga si vous le souhaitez, tout en sachant que vous restez responsable de votre corps, et que si un mouvement ne vous inspire pas, ne le faites pas ! Votre santĂ© AVANT TOUT ! 


je ne suis pas assez souple

LA raison numĂ©ro 1 qui m’est donnĂ©e : « je voudrais bien faire du yoga, mais je ne suis pas souple du tout ». Si je suis face Ă  la personne j’ai tendance Ă  me pencher direct en direction de mes orteils et dire, « regarde, moi non plus, et pourtant je suis prof de yoga ». Le yoga N’EST PAS rĂ©servĂ© aux personnes souples. Nous sommes toutes et tous les bienvenus dans une pratique de yoga, quel que soit notre niveau de souplesse. Si c’est un sujet et que vous avez peur du regard des autres sur le tapis :

  • Parlez-en Ă  votre (futur-e) prof de yoga, confiez-lui vos inquiĂ©tudes : elle/il prĂȘtera attention Ă  vos besoins pendant les premiers cours de yoga que vous prendrez avec lui/elle pour adapter les postures Ă  votre corps. Je rĂ©pĂšte, on adapte les postures Ă  nos corps ET NON l’inverse !

  • Les accessoires sont vos amis : les courroies (longs foulards ou taies de traversin) et les blocs (gros livres) sont lĂ  pour vous aider Ă  ajuster les postures, Ă  remonter le sol Ă  vous, Ă  atteindre vos orteils avec vos doigts, etc. LĂ  aussi, votre prof peut vous guider, et vous trouverez de nombreuses vidĂ©os en ligne sur l’utilisation des accessoires, notamment celle-ci ☻ Et des infos aussi dans cet article !

  • Si c’est le regard des autres en sĂ©ance publique qui vous inquiĂšte, les cours en ligne sont vos amis : vous pouvez pratiquer depuis chez vous, personne ne vous voit (ou que la/le prof si c’est un cours sur Zoom et que vous activez la camĂ©ra) si c’est cela qui vous retient. Je sais que c’est un sujet chez quelques-unes d’entre vous

  • Prenez des cours particuliers pour que le/la prof vous aide Ă  ajuster exactement les postures aux besoins de votre corps. C’est un budget, mais sur le court terme : une fois que vous avez intĂ©grĂ© ces postures, plus besoin de cours particuliers !


je suis trop grosse

Beaucoup des conseils juste au-dessus marchent aussi pour cette situation. Vous vous trouvez peut-ĂȘtre trop grosse, en tout cas, le yoga ne trouve pas que vous soyez trop grosse. Jamais. Quelle que soit votre carrure, vous pouvez faire du yoga. Bien sĂ»r, comme pour tout le monde, vous allez devoir adapter le yoga Ă  votre corps. Pour cela, je vous invite Ă  Ă©changer avec votre prof de yoga : telle posture me pose problĂšme, quand j’avance mon pied vers l’avant j’ai mon ventre qui me coince, qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Elle/il pourra vous accompagner, et au besoin, vous accompagner dans cette recherche. 


le yoga va à l’encontre de mes croyances

A vous de voir si le yoga va Ă  l’encontre de votre religion. Sachez toutefois que le yoga ne prĂŽne rien, qu’il y a des principes de vie qui sont somme toute communs Ă  de nombreuses religions. Vous pouvez trouver un-e prof avec qui en discuter, et il/elle pourra sans doute vous rassurer. Vous pouvez aussi en parler avec une autoritĂ© de votre religion. Engagez la conversation, ça m’est arrivĂ© une fois, et c’est passionnant ! 

En conclusion : si le yoga vous attire, essayez ! Quelle que soit la forme : en cours en prĂ©sentiel (si c’est possible dans votre contexte), en cours Ă  distance, Ă  travers des vidĂ©os YouTube, courtes, longues
 Le plus important : prendre du plaisir dans votre pratique et respecter votre corps ! En cas de douleur, on soooooort de la posture !

Mon dos, je l’aime, j’en prends soin

Mon dos, je l’aime, j’en prends soin

C’est un sujet qui revient souvent : « je veux faire du yoga parce que j’ai mal au dos », « aaahhh je sens mon dos 10 cm plus long aprĂšs la sĂ©ance qu’on vient de faire !! », « j’avais mal au dos, et je n’ai presque plus mal aprĂšs la sĂ©ance ».

Le mal de dos, c’est une vraie porte d’entrĂ©e dans l’univers du yoga : Ă©normĂ©ment de personnes commencent Ă  faire du yoga Ă  cause du stress ou de maux de dos (et bien souvent les deux combinĂ©s).

Le dos, c’est le thĂšme de plusieurs de mes vidĂ©os sur YouTube, et c’est un sujet qui revient rĂ©guliĂšrement dans mes sĂ©ances de yoga en direct. Prendre soin du dos, c’est d’ailleurs au cƓur de toutes mes sĂ©ances de yoga, quel que soit le thĂšme : c’est sĂ»r, vous ALLEZ faire un chien-chat, quelle que soit sa forme, c’est sĂ»r, je vais vous inviter Ă  ĂȘtre Ă  l’Ă©coute de vos sensations, c’est sĂ»r, je vais vous dire de garder le dos droit, mĂȘme si ça veut dire ne pas ressembler Ă  l’image qu’on croit « parfaite » de la posture !

 

Les 6 mouvements de la colonne vertébrale

Pour un peu de théorie, la colonne vertébrale a six mouvements possibles :

  • La flexion latĂ©rale Ă  gauche (quand on se penche sur le cĂŽtĂ© en demi-lune par exemple)
  • La flexion latĂ©rale Ă  droite
  • La flexion avant (quand on est en poupĂ©e de chiffon par exemple)
  • L’extension (dans le cobra ou le sphinx par exemple)
  • La rotation sur la droite (en torsion)
  • La rotation sur la gauche

Et c’est tout. Le mouvement qu’on veut absolument Ă©viter c’est la combinaison flexion avant + la torsion sur le cĂŽtĂ©. C’est comme ça qu’on se blesse, et ça arrive notamment beaucoup aux jardiniers qui sont penchĂ©s en avant pour arracher une mauvaise herbe, qui en voient une autre juste un peu Ă  droite, lĂ , et puis une autre encore un peu plus Ă  droite, et toujours penchĂ©s, le dos arrondi, ils se tournent pour l’arracher et là
 aoutch !

 

3 mouvements au quotidien pour un dos heureux et mobile

VoilĂ  les 3 mouvements que je fais tous les jours, absolument tous les jours, dans une version ou une autre : soit sur le tapis lors de ma pratique matinale, soit au courant de ma journĂ©e, ou dans une pratique « sans tenue, sans tapis » (vous commencez Ă  le savoir, je suis assez friande de ce qui est facile Ă  faire et sans prĂ©paration, enfilage de legging glacĂ© ou dĂ©roulage de tapis de yoga dans la chaleur et l’humiditĂ© Ă©crasante).

1. Le chien-chat en version sur le tapis, et en version dans la vie quotidienne.

Dans notre vie de tous les jours, on passe tellement de temps arrondi et voĂ»tĂ© face Ă  nos ordinateurs, nos smartphones et toutes nos autres activitĂ©s (cuisiner, jouer avec les enfants,
), que prendre de temps en temps 3 minutes pour se redresser, creuser le dos, ouvrir le cƓur et respirer profondĂ©ment nous fait un bien fou.

2. La torsion, que ce soit sur le tapis ou sur la chaise.

On prend le temps de se tourner, on ne tire pas pour aller plus loin, mais au contraire on se donne le temps, Ă  l’inspiration de se grandir, et Ă  l’expiration, d’aller doucement plus loin si c’est possible. Je rĂ©pĂšte : sans tirer sur les mains !

3. La demi-lune assise ou debout

âžĄïž Cette base de mouvements, s’il n’y a qu’une chose que je fais dans la journĂ©e, c’est ça (et rentrer mon menton pour soulager mon cou !). Non que j’ai particuliĂšrement mal au dos, mais j’ai plutĂŽt une mauvaise posture quand je travaille, quand je lis, quand je regarde un film. J’essaie d’y penser au quotidien, mais clairement, j’ai encore un long chemin devant moi ! Et c’est OK : je prends des pauses et je creuse mon dos, j’ouvre mon coeur (chien), et ça me parait dĂ©jĂ  une bonne Ă©tape, en attendant.

Il y a bien sĂ»r plein d’autres mouvements pour la santĂ© du dos, et il est notamment important de renforcer peu Ă  peu les muscles du dos ainsi que les abdominaux. C’est d’ailleurs souvent ce que nous faisons, en douceur, dans les sĂ©ances de yoga dĂ©diĂ©es au bien-ĂȘtre du dos.

Le soin du dos, ce n’est pas la prioritĂ© du yoga, ce n’est pas son but ultime. Mais il est clair aussi, pour moi, que si j’ai mal au dos (ou ailleurs), je ne suis pas disponible pour autre chose, pour travailler sur moi, pour incarner les yamas et les niyamas, ou tout simplement pour ĂȘtre la meilleure version de moi-mĂȘme dans mes activitĂ©s. Prendre soin de mon corps est donc l’étape numĂ©ro 1, c’est d’ailleurs pour ça qu’on fait la sĂ©ance de yoga PUIS on mĂ©dite : on relĂąche tout ce qu’il y a Ă  relĂącher, les tensions, l’inconfort, tout ce qui peut ĂȘtre dĂ©tendu PUIS on va s’asseoir et mĂ©diter.

⚠ Bien sĂ»r, dĂ©pendant de ce avec quoi on vit, de nos douleurs chroniques, certaines sensations dĂ©sagrĂ©ables restent et resteront. Le yoga n’est pas magique, et d’ailleurs si vous avez des douleurs spĂ©cifiques, je vous invite Ă  parler Ă  votre mĂ©decin avant de pratiquer, pour ĂȘtre sĂ»r-e que ce que vous faites ne renforce pas vos problĂ©matiques actuelles.

Prenez soin de vous !

Les vidéos spécifiquement sur le dos sur ma chaßne YouTube :