Le matériel idéal pour faire du yoga

Le matériel idéal pour faire du yoga

Article mis à jour le 26 janvier 2023

Ça peut être tentant quand on a envie de se mettre au yoga de se dire « il faut d’abord que je m’achète un tapis, un legging, une brassière de sport, que je me crée un endroit sympa dans la maison… » 

Et en fait, non. On peut pratiquer avec rien du tout du tout. C’est d’ailleurs ce que je t’invite à faire dans 6 minutes de yoga et dans le coffret de bulles de sérénité. 

Mais bien sûr, pour la plupart des pratiques « classiques », on sera plus à l’aise avec un peu de matériel… Et pour certaines, beaucoup : ça dépend de nos préférences.

Mon seul indispensable, c’est mon tapis. Mon sacro-saint tapis chéri que j’aime et que j’adore. Je l’ai acheté 6 mois après avoir commencé ma pratique quotidienne, parce que j’avais défoncé le précédent, et je ne me voyais pas envoyer à la poubelle deux tapis par an et devoir me réhabituer à un nouveau tapis à chaque fois (oui, mon tapis de yoga a une âme, la transférer de tapis à tapis, c’est compliqué). Alors je me suis renseignée, et j’ai acheté, cher, le Manduka Pro, un tapis en matière naturelle, garanti à vie.

Petit aparté : c’est un vrai investissement, et parce que j’ai une grosse déformation professionnelle liée à mon travail en association où chaque sou est compté (c’était un peu mon travail en plus), j’ai fait le calcul, concrètement : un tapis classique de supermarché à peu près à 12€ (à Maurice), 2 par an vu ma puissance de destruction (je pratique en extérieur, ça doit jouer), en combien d’années j’allais rentabiliser ce nouveau super tapis à 100€ pour une utilisation quotidienne ? Voilà. Oui, j’ai fait ce calcul (et j’ai rentabilisé mon tapis au bout de 4 ans). Parce que j’ai du mal à acheter des choses chères, j’ai souvent besoin de ce petit détour, et je t’en parle, parce que je sais que je ne suis pas la seule ! Si c’est ton cas aussi, faites ce petit calcul. Vraiment. On m’avait dit que c’était stupide parce que je devrais me faire plaisir pour un objet du quotidien. Mais franchement, chacun ses critères. On met notre argent là où c’est important pour nous, et des fois on doit prendre des détours pour arriver à le faire. Et c’est parfaitement OK de connaitre nos ressorts, nos motivations, et nos petites bizarreries pour faire ce qui fonctionne pour nous.

Le plus important dans tout ça, c’est que mon tapis, c’est le paradis du confort. Avant, j’avais toujours l’impression qu’un de mes os s’enfonçaient dans le sol, quelle que soit la posture, il y avait toujours des genoux, des crêtes iliaques ou des ischions qui s’enfonçaient profondément dans le sol à travers le tapis. Aoutch ! Et surtout, risque de blessure : on ne va pas déposer le poids convenablement dans le tapis, on va compenser avec autre chose, et on risque de se blesser. Mon tapis est épais (6 mm), et ferme : je ne m’y enfonce pas, c’est super important pour la stabilité dans les postures, pour ne pas glisser ni perdre en alignement. Si toi aussi tes os s’enfoncent dans le sol mais que le changement de tapis n’est pas au programme, tu peux tout simplement doubler ou tripler ton tapis en le pliant sur lui-même, je l’ai beaucoup fait, ça aide vraiment à pouvoir rester dans une posture sans douleur. Tu peux aussi plier une petite couverture ou une serviette de toilette pour mettre sous les genoux, les hanches etc.

Le tapis est mon seul véritable indispensable, mais je pratique souvent sans lui. Une ou deux fois par semaine, je pratique debout ou sur chaise, et le lit fait aussi très bien l’affaire (pour des postures toutes douces). C’est aussi intéressant pour moi d’explorer ces autres formats, pour les jours où j’ai moins de temps, où j’ai la flemme de sortir mon tapis, où j’ai envie d’une simple pratique à base de respiration et de méditation…

Pour tout le reste, je dirais que ça dépend vraiment des personnes, des besoins mais aussi des envies ! Et oui, le plaisir, ça compte !

  • Ceux dont j’ai de plus en plus de mal à me passer, ce sont les blocs, indispensables pour moi pour certaines postures, par manque de longueur de bras et de souplesse. Tu peux (re)lire cet article sur les accessoires ou regarder cette mini-vidéo sur les blocs. N’hésite pas à tester avec des piles de livres ou des boites solides (comme les Tupperware).
  • Vestimentairement, là, tout est possible. Pour les personnes qui ont une forte poitrine, la brassière de sport peut être indispensable. Au-delà, leggings, pantalon ample, de pyjama, short, tout convient ! J’ai longtemps fait du yoga habillée n’importe comment, avant d’avoir des leggings qui me sont maintenant indispensables pour enseigner. Bien sûr, il y a toute une variété de pratiques qu’on peut faire dans sa tenue de travail, c’est d’ailleurs ce que je porte les jours où je ne déroule pas mon tapis.
  • La sangle, c’est un petit accessoire dont je me sers régulièrement dans mes cours de yoga, en invitant mes élèves à venir avec un foulard, une longue taie de traversin, n’importe quel long tissu… Ca permet d’expérimenter des postures différemment, d’avoir des sensations différentes.

Et toi, as-tu des indispensables pour ta pratique de yoga ?

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Le stress, ce grand vautour

Le stress, ce grand vautour

Vous avez été plusieurs à me parler de stress ces derniers temps. Et ça me touche beaucoup, parce que j’ai été très sensible au stress. Très stressée. Pendant longtemps. Et j’avais zéro politique de gestion du stress. Il m’envahissait et il s’installait et je le laissais faire sa maison à l’intérieur de moi. Et puis, j’ai commencé le yoga au quotidien, et même si le stress m’habitait toujours autant, pour quelques instants matins et soirs, il s’échappait. Et puis, j’ai commencé à être plus consciente de ces moments où le stress s’envolait…

Vous avez été plusieurs à me parler de stress ces derniers temps. Et ça me touche beaucoup, parce que j’ai été très sensible au stress. Très stressée. Pendant longtemps. Et j’avais zéro politique de gestion du stress. Il m’envahissait et il s’installait et je le laissais faire sa maison à l’intérieur de moi. Et puis, j’ai commencé le yoga au quotidien, et même si le stress m’habitait toujours autant, pour quelques instants matins et soirs, il s’échappait. Et puis, j’ai commencé à être plus consciente de ces moments où le stress s’envolait…

Mais je restais à fond dans mon système, me raccrochant à certaines phrases que je trouve maintenant culpabilisantes, par exemple : « If you are tired, learn to rest, not to quit” (si tu es fatiguée, apprends à te reposer, pas à laisser tomber), attribuée à Banksy. Cette phrase, elle m’a accompagnée, à un moment de ma vie. Juste la phrase, je ne suis jamais allée chercher ce qu’il y avait derrière, elle revenait souvent dans mes réseaux, et je me la suis appropriée, dans un premier temps : si je suis fatiguée, j’apprends à me reposer, pas à laisser tomber. Parfait. Yoga, week-ends dépaysants, vacances… Oui, mille fois oui à tout cela.

Et puis, j’ai finalement entendu un côté culpabilisant à cette phrase (pour moi). J’ai entendu, derrière, « la situation ne te convient pas, mais repose toi un peu, et retournes-y. » Et je pense que c’est ce qu’elle signifie pour beaucoup de personnes qui s’en servent, un peu comme je m’en suis servi, en mode « just do it ».

Alors oui, nous devons inclure le repos dans nos quotidiens. Du vrai repos. Qui inclut aussi, pour moi, d’arrêter de nous auto-glorifier d’être toujours le plus occupé, ou juger son prochain qui parait être moins débordé que soi. Sortir de la société du plus occupé, c’est compliqué, parce qu’il y a cette pression. D’être productif. Parfois, d’arriver tôt et partir tard du travail, dans certaines cultures d’entreprise (ou d’association). De celui qui a l’emploi du temps le plus rempli. D’être celui qui est le plus débordé.

Récemment, je rentrais dans une réunion Zoom, apparemment assez peu coiffée et on m’a demandé si je sortais de la sieste. Et moi, j’ai senti le besoin de me justifier que non, je sortais pas de la sieste, et justement, aujourd’hui, c’est une journée chargée blablabla. Et puis j’ai coupé court, en me voyant me justifier. Et alors, si je sortais de la sieste un après-midi de semaine ? Et alors, si je travaillais 5 heures par semaine, ça regarde qui d’autre que moi ? Et alors ?

On est dans une société tellement déconnectée qu’on se fait des réunions à rallonge pour ne rien produire, on s’y épuise, on n’a pas de temps pour ce qui compte vraiment, et après on veut pousser une séance de yoga au milieu de notre emploi du temps hyper chargé pour décompresser. Et je vous y invite. Parce que c’est probablement grâce à ce temps pour vous que vous déciderez d’élaguer certaines de vos responsabilités. Ou de continuer en conscience, rechargée. 

Mais parfois, virer des choses de l’emploi du temps, quitter certaines responsabilités, éradiquer certaines choses, certaines relations, certains engagements, c’est ce dont on a besoin. Pour notre santé physique et mentale ou tout simplement pour notre épanouissement. Se défaire de ce qu’on croit devoir faire, et établir ce qu’effectivement, on doit réellement faire, et ce qu’on peut laisser aller. Tranquillement.

Se reposer c’est bien. Mais parfois il faut y aller à la cisaille. Au sécateur. Ou à la tronçonneuse. Et éradiquer ce qui nous draine. Ça fait un bien fou.

 

** Pour prendre du temps pour vous si vous êtes stressée (pour agrandir les vidéos, cliquez sur le petit carré en bas à droite) :

Commencer une nouvelle activité

Commencer une nouvelle activité

L’une de vous m’a récemment parlé de l’immense difficulté qu’elle ressent à se mettre au yoga : « je sais que ce serait bon pour moi, j’en ai envie, mais je ne le fais pas, je ne sais pas pourquoi. » On a un peu déconstruit tout ça ensemble, et je te partage ici les points saillants de notre conversation.

Ça peut être vraiment irritant, voire culpabilisant, de savoir qu’on a ENVIE de commencer une activité, que ça nous ferait DU BIEN, qu’on en tirerait des bénéfices au quotidien, qu’on serait en meilleure santé, MAIS on ne s’y met pas. Et on ne sait même pas pourquoi.

Halte à la culpabilisation ! Je te partage ici de ce que j’ai pu tirer de ma propre expérience, à partir de deux exemples vécus : je fais du yoga tous les jours depuis 5 ans, et je veux me mettre à courir, mais je ne m’y mets pas. Pourquoi d’un côté ça a fonctionné, et de l’autre, je peine à m’y mettre ?

Ceci est basé seulement sur mon expérience. J’ai peu lu sur le sujet, et je suis sûre qu’il y a mille et un autres aspects à prendre en considération. C’est un sujet que je trouve fascinant, et je pense que je viendrai mettre à jour cet article régulièrement au fil de mes nouvelles expériences, et peut-être de mes lectures (quand j’aurai réussi à courir régulièrement par exemple !)

Définir notre motivation

Est-ce qu’on souhaite faire cette activité parce qu’on pense qu’ « il faut » ? En mode « Si tout le monde le fait, c’est bien que ça aide ».

Quand j’ai commencé à faire du yoga tous les jours, c’était pour gérer mon stress, et être une meilleure personne au quotidien (pas en mode Mère Teresa, mais plutôt en mode « je vais limiter le nombre de petites phrases assassines que j’envoie dans le monde tous les jours »). Et très rapidement, j’ai vu que ça m’aidait, au moins à l’intérieur à être plus zen (je crois pas qu’à l’extérieur c’était très visible).

Quand j’ai commencé à courir, c’était pour préparer mes jambes à porter 12 kilos sur mon dos pour nos prochaines aventures, puisque je m’étais blessée lors de la précédente. Et puis les aventures se sont éloignées, et ma motivation aussi… Alors que le concept de courir et me dépasser me parle tellement. Il y a quelques semaines, on écoutait Etienne Klein nous parler des montagnes et de l’ultratrail : mon mari l’avait déjà écouté, et m’a dit « tu vas aimer ». On l’a écouté ensemble et je me suis dit « oh là là, mais un jour je vais faire ça ». Beaucoup de choses qu’il a dites ont résonné très fort en moi, autour de la liberté, du rapport à la nature et à l’immensité, du dépassement de soi et de la douleur physique (complètement l’inverse de ce que je te dis de faire en yoga !). Et je pense que ma prochaine motivation autour de la course à pied, je la cueillerai plutôt dans ce registre là (et non, je ne vais pas m’inscrire à un ultratrail ou même un trail, l’année prochaine, ce sera plus du domaine de l’exploration…).

>> Notre motivation, souvent, on va la trouver dans des choses qui sont très proches de nos valeurs de cœur.

Détricoter nos croyances

« De toute façon, à chaque fois que je commence quelque chose, je ne vais pas au bout ». « Je ne suis pas capable d’avoir une activité régulière. » « Je ne suis pas sportive. » « Courir, c’est pas pour moi » « Je ne suis pas souple, je ne peux pas faire du yoga. » « Je n’ai pas de temps. » « Faire du sport/du yoga/de la méditation/de l’espagnol 10 minutes par jour, ça sert à rien ». Tu t’es déjà dit une ou plusieurs de ces phrases, ou une variation ?

Tout ça, ce sont des croyances. Oui, même le manque de temps : c’est juste qu’on priorise quelque chose d’autre par rapport à l’activité ou la nouvelle habitude qu’on voulait mettre en place. A part bien sûr les moments de la vie qui transforment le temps en une sorte de denrée incroyablement rare (on me souffle à l’oreillette que l’arrivée d’un enfant dans la famille peut être un de ces temps) ou ces moments où rien d’autre n’est important que la circonstance incroyablement dure qu’on traverse. Bien sûr, ça dépend !

Donc, si on a trouvé la motivation, quelles sont les parties de ces croyances qu’on peut dégommer ? En faisant un peu de place dans l’emploi du temps en remplaçant la case repassage par la case vélo ? En faisant ces 10 minutes de gym par jour et en réalisant qu’on se sent mieux, qu’on a un peu plus de muscles ou de force ? J’ai bien aimé me prouver que j’étais capable d’installer une habitude quotidienne dans ma vie, avec ma pratique de yoga. Oui, c’est aussi de la fierté, de réaliser que j’ai réussi à prendre soin de moi, à introduire une habitude saine dans mon quotidien : me prouver, à moi, que j’étais capable d’avoir prise sur mes habitudes, d’améliorer mon quotidien, tous les jours.

Affiner nos attentes

« Je vais courir deux fois par semaine, et à la fin du mois, je courrai en toute légèreté, sans souffrance » : se mettre des attentes trop élevées (voire irréalistes) a de grandes chances de nous décourager. Choisis des attentes qui soient réalistes et proportionnelles à tes efforts, pour ne pas te décourager trop rapidement. Je pensais que si j’arrivais à courir assez longtemps, ce serait sans souffrance. Ben non. Et pourtant, cette souffrance, c’est aussi ça qui apporte la satisfaction à la fin de la course… D’avoir dépassé cette souffrance, d’être allée au-delà…

Dépasser la peur de vivre une émotion inconfortable

  • Si je m’y mets et que je ne m’y tiens pas, je vais être déçue de moi, encore une fois.
  • Si je m’y mets et que j’arrête au bout de deux semaines, plus jamais je ne voudrai essayer.
  • Si je m’y mets et que je n’y arrive pas, c’est sûr, je jette l’éponge.
  • …et ses 14764 variations possibles

C’est sûr, (re)commencer une activité nous demande de l’énergie, du temps, de l’attention… Mais aussi de traverser des émotions pas toujours très agréables. On va se dire qu’on est nul, que ce n’est pas pour nous, et « regarde cette fille comme elle court bien, elle court vite, elle est belle, elle est pas rouge comme une tomate, elle donne pas l’impression d’être au bord d’un arrêt cardiaque ». Oui, c’est là qu’on est en train de comparer le chapitre 46 (cette fille), avec le chapitre 1 (nous, au moment où on commence n’importe quelle activité).

Et une des choses qui m’aide à avancer au quotidien, c’est de réaliser que quand j’ai peur de vivre une émotion inconfortable, en fait, je suis déjà en train d’en vivre une, alors autant passer à l’action… Et peut-être qu’effectivement on vivra des émotions inconfortables… et peut-être pas !

Définir des plan A, plan B, plan C,… plan Z

Si comme moi, tu es la reine des excuses, les plans A, B, C sont une bonne tactique. Pour ma pratique du yoga, j’ai plein de façon de la faire, et il n’y a aucune situation où je peux ne pas la faire. Sauf si je décide véritablement, que là, aujourd’hui, non. Pas en format excuse, mais en format choix conscient éclairé (par exemple, en ce moment, le samedi matin, on va marcher avant le petit-déjeuner. Choix conscient de favoriser la marche à la place du yoga). Ce qui change tout. Par exemple, mon plan A, c’est de faire du yoga tous les matins avant le petit déjeuner, pendant 20/30 minutes. Mon plan B, c’est de réduire cette durée (quand je manque de temps ou que j’ai la flemme). Mon plan C, c’est d’en faire sans tapis, sans tenue spécifique (quand j’ai encore moins de temps ou encore plus la flemme. Ne sous-estimons pas la flemme dans le rôle qu’elle peut jouer à nous faire perdre nos habitudes). Mon plan D, c’est de prendre 3 minutes pour m’étirer ou méditer (quand vraiment je n’ai pas le temps ou si je suis blessée).

Pour mon envie de courir, je n’ai pas de plan B, ni C. J’ai juste une envie diffuse de courir, je me vois bien, courir, légère, les cheveux au vent, me dépasser, mes baskets roses aux pieds… Mais s’il pleut, vente, fait trop chaud, trop froid, pas assez beau, si j’ai la flemme, je n’ai aucun plan B (et en plus, je veux pas salir mes jolies baskets, aïe). Du coup, je pense que ça fait partie des raisons pour lesquelles je ne le fais pas.

Choisir le bon moment et la bonne formule

Oui, il y en a ! Choisir de faire de la méditation de pleine conscience, une heure par jour, alors que tes enfants en bas âge sont à la maison 24/7 pendant le confinement, ce n’est pas forcément la formule gagnante. Peut-être peux-tu déjà commencer par 5 ou 10 minutes tous les jours, enfermée dans les toilettes (j’ai cru comprendre que c’était un endroit de paix quand on est parent et qu’on réussit à s’y enfermer sans le petit dernier de 2 ans à ses basques) et quand la situation évoluera, tu pourras adapter la formule.

2 exemples de la vie réelle :

  • Ma pratique de yoga : je n’arrivais plus à aller à des cours de yoga en studio, aux horaires figés et avec du temps de transport. J’ai commencé à faire du yoga tous les jours alors que je vivais un quotidien stressant, avec peu de temps, et peu d’espace mental. J’ai choisi de faire 10 minutes de yoga tous les matins et tous les soirs.
  • Mes tentatives avec la course à pied : ma dernière tentative qui a été la plus proche du succès a eu lieu pendant une saison où je pouvais courir sans mourir de chaud (important) et avec un accompagnement qui me convenait (un programme audio de running débutant avec une personne que j’apprécie, qui me disait dans les oreilles exactement les bonnes choses au bon moment, c’est fou). En cinq semaines, j’avais réussi à atteindre mon objectif (45 minutes sans m’arrêter contre 3 minutes au départ). Puis, je suis partie en France pendant 2 mois, c’était l’hiver, et j’ai arrêté parce que courir dans le froid : « non mais ça va pas ? ». Problème de timing, en partie…

Capitaliser sur son expérience et sa connaissance de soi

Tu as déjà essayé X programmes, et tu ne t’y tiens pas ? Tu sais que prendre la voiture pour aller faire de la gym, ça te pèse ? Ou au contraire, tu sais que rejoindre les copines pour aller courir c’est ce qui te motive ? Tu as l’impression de mourir à la 3ème minute de course, mais après avoir fait vérifier ton cœur et tes analyses de sang, c’est sûr, ce n’est pas ça, tu as juste besoin de quelqu’un qui te rassure et te pousse ? TU te connais mieux que tu ne le crois. Si pour toi, c’est le temps de transport jusqu’à l’activité qui te pèse, trouve une activité que tu peux faire chez toi ou autour de chez toi. Si c’est au contraire la solitude et l’absence de rendez-vous, trouve une formule pour pratiquer avec une amie, un professeur, un coach sportif…

Expérimenter et si besoin, changer son fusil d’épaule ou se ficher la paix !

Et oui, on peut croire qu’on veut courir / danser / faire du yoga… Et puis on essaie pendant une période suffisamment soutenue, et non, on n’y trouve pas de plaisir, ça ne nous plait pas : il est peut-être temps d’explorer de nouvelles options, une autre forme de yoga, de la marche au lieu de la course, ou de la natation ou du volley plutôt que la danse…

Reste ouverte à tes ressentis et puis fiche-toi la paix aussi : quand ça veut pas, ça veut pas, et peut-être que ce n’est juste pas le bon moment, tu as peut-être d’autres priorités en ce moment…

>> En bref, la motivation ne fait pas tout

Savoir pourquoi on agit, c’est la base, mais ce qui te permettra de continuer l’aventure, c’est aussi de :

  • l’ancrer dans une habitude, quelle qu’en soit le rythme
  • trouver la formule gagnante pour toi : avec des copines, en présentiel / à distance, …
  • observer les bienfaits sur toi, en lien avec ta motivation d’origine, mais pas seulement : je voulais mieux gérer mon stress quand j’ai commencé le yoga, et j’ai pu voir une amélioration sur ce front, mais j’ai aussi ressenti du plaisir pendant mes pratiques matinales, je me suis connectée à la nature, j’ai observé que certains de mes muscles se tonifiaient. Tous ces résultats secondaires ont encore renforcé ma motivation et mon engagement !

>> Sachant tout ça, je n’ai pas encore réussi à me mettre à courir… pourquoi ? On revient à la motivation, je pense, qui n’est pas assez clairement définie pour moi, ni assez… motivante !

Et toi, tu t’es mise à quoi ? Et quelles ont été tes astuces pour t’y mettre et pour persévérer ?

 

La posture de yoga qui vous est incontournable

La posture de yoga qui vous est incontournable

Dernièrement, une prof de yoga parlait de « posture incontournable du yoga ». Personnellement, je ne pense pas qu’il y en ait. Je comprends la logique : certaines postures se trouvent PARTOUT, et on tombe toujours dessus. Mais si pour une raison ou une autre on ne peut ou ne veut pas la faire, alors, elle n’est pas incontournable.

De mon point de vue, nous avons chacune nos postures incontournables, et elles sont propres à nous-même : par exemple pour moi, une posture incontournable, c’est le chien-chat. Elle est incontournable pour MOI. La vôtre, c’est peut-être le pigeon, l’enfant, ou peut-être que vous n’en avez pas.

Avant d’être prof de yoga, je pensais qu’il fallait absolument savoir se mettre sur la tête pour être une vraie bonne pratiquante du yoga. Maintenant je sais que non. Qu’on peut faire du yoga sans faire la moindre posture, aussi. Et que si on a envie de se mettre sur la tête, c’est très bien, mais que si on ne peut pas, on peut s’en passer, ou trouver des postures qui nous donnent une idée de comment ça peut être d’être sur la tête, sans mettre tout son poids sur ses vertèbres cervicales. Bref, contrairement à ce que je croyais (désespérément, car pour mes vertèbres cervicales, c’est un grand non, cette posture !), aucune posture n’est incontournable !

Par contre, il y a nos postures à nous, incontournables, celles qui sont délicieuses, qui nous font tellement de bien, dans le corps, dans le cœur ou dans l’esprit, ou un peu de tout ça d’ailleurs. Et je trouve intéressant aussi d’explorer celles qu’on aime moins. Celles qu’on déteste cordialement. Celles où ça parait hallucinant d’être dedans.

Pour ça, je vous invite à explorer, en vous posant certaines de ces questions :

Les postures que vous aimez faire, vous 

Les questions à vous poser : pourquoi j’aime la faire ? Qu’est-ce qu’elle m’apporte ? Aux niveaux physique, émotionnel, spirituel.

Par exemple : j’adore le chien-chat parce que je sens mon dos qui prend vie, mes vertèbres qui sont contentes, j’ai l’impression de me défaire de milliers de micro-tensions. Ou encore : j’adore la relaxation en savasana, j’ai l’impression de me régénérer complètement.

Les postures que vous détestez 

Les questions à vous poser : pourquoi je la déteste ? Parce que je n’arrive pas à la faire ? Parce que j’ai mal quand je la fais ? Parce que je n’arrive pas à la faire comme la prof ?

Par exemple : une posture que j’ai DE-TES-TEE cordialement pendant des années, c’est Supta Padangustasana, la posture couchée de la main à l’orteil. Impossible pour moi d’attraper mon pied, sentiment d’incompétence maximal. Soit j’essayais désespérément de la faire (si j’étais dans un cours public), soit je zappais complètement la partie de la séance YouTube sur cette posture. Radical. Et puis, j’ai eu la bonne piste qui m’a permis de la réaliser dans mon corps, et maintenant, c’est une de mes postures préférées (j’en parlais ici dans le blog, et ici en vidéo, c’est parfois plus parlant !)

Donc mon invitation pour vous, c’est de vous pencher sur une posture que vous détestez, et que vous essayiez de ressentir dans votre corps, peut-être, ce qui bloque, si comme moi, c’est une impossibilité physique, ou si c’est autre chose. Et une fois que vous avez une piste, vous pouvez demander à votre prof de yoga préférée des options à explorer pour venir transformer votre rapport à cette posture, si c’est votre souhait (en commentaire ou par email, vous savez que c’est toujours possible !)

Je pars du principe que sur le tapis comme dans la vie, quand on a une situation qui nous fait grincer des dents, on a quelque chose à y gagner d’explorer plus en détails !

Les postures auxquelles vous êtes indifférente 

Les questions à vous poser : est-ce parce que je la fais tout le temps et machinalement ? Est-ce parce que je ne ressens plus rien de particulier ?

Alors mon défi pour vous, c’est de venir trouver quelque chose de doux, de particulier dans ces postures, peut-être de ralentir pour venir observer vos micros-mouvements, ou de bien ressentir l’avant-après dans le corps et l’esprit, dans cette posture. Peut-être que votre prof vous fait faire le chien-chat à chaque séance ou presque (coucou !) et que vous, cette posture ne vous parle pas plus que ça. Que pouvez-vous trouver de nouveau dans cette posture qui vous laisse de marbre ?

Ni l’un, ni l’autre, pas de préférence

Peut-être que vous n’avez ni posture préférée, ni de posture qui ne vous plait pas. Prêtez alors attention à ce que vous aimez dans votre pratique, ce qui vous nourrit.

 

➡️ Dans toutes ces réflexions, aucune bonne ou mauvaise réponse, et rien d’inscrit dans le marbre, ça évolue avec notre pratique. L’idée de prendre un peu de recul sur ce que vous aimez et ce que vous aimez moins dans votre pratique du yoga, c’est de peut-être venir élargir la palette de postures que vous appréciez, de venir explorer ce qui vous fait réagir, et de venir approfondir, aussi, votre conscience de vous-même pendant votre pratique ! Mais surtout, rappelez-vous : toujours dans le respect de votre corps, de votre rythme, sans douleur, et dans la joie !

Le yoga pour la santé des articulations

Le yoga pour la santé des articulations

« An apple a day keeps the doctor away ». Vous connaissez ce proverbe anglais qui nous dit que de manger une pomme par jour nous permet d’éviter à avoir besoin d’aller chez le médecin ? C’est une partie de ma philosophie avec le yoga : un peu de yoga tous les jours nous permet d’être en meilleure santé et de (presque) éviter d’aller chez le médecin ! Bon, j’exagère un peu, car il y a quand même une myriade de douleurs et problématiques sur lesquelles on aura besoin de l’ostéopathe, du kiné ou du masseur (ou tout autre professionnel) pour nous délier ou simplement alléger nos douleurs.

N’empêche qu’entretenir au quotidien nos articulations nous permet un mieux-être incomparable, et nous permet d’avoir plus d’autonomie pour prendre soin de nous au quotidien.

Le matin, quand je me lève, je demande à mon corps ce qu’il a envie de faire comme yoga. Non que mon corps soit une entité différenciée de moi, loin de là ! Mais c’est vraiment le corps que je consulte, plutôt que le mental : je descends vraiment consulter « comment je me sens, là aujourd’hui ? », pas dans la tête, mais dans le corps. Et en fonction de la réponse, j’adapte ma pratique : si j’ai mal au cou, je vais faire une pratique ciblée sur le cou et les épaules (tellement lié !), si j’ai des tensions dans les jambes, je vais prendre soin de mes ischio-jambiers, si je n’ai rien de particulier qui ressort, je vais me laisser porter par mes envies.

L’avantage de cette façon de procéder, c’est que toutes les 24 heures au minimum, je suis très consciente de mes sensations corporelles : aucune douleur ne vient s’installer sans que je m’en rende compte. Je pense qu’avant, j’étais très détachée de mon corps, et je ne réalisais pas que des douleurs venaient s’installer, notamment dans mon cou, jusqu’à ce que ça devienne incontournable de le ressentir, parce que aoutch, ça fait trop trop mal !

Et du coup, cette conscience du corps, je l’emmène avec moi aussi dans le reste de ma journée. Par exemple, là je peux vous dire que j’ai une petite douleur au bas de mon dos et dans ma jambe droite. Du coup, je me redresse et je décroise mes jambes (coucou la prof de yoga qui écrit toute avachie ses articles !), j’allonge ma jambe pour étirer l’arrière de la jambe et ça va déjà mieux. Ca m’évite d’être le sac de nœuds que j’étais avant. Mon mari cherche les nœuds dans mon dos, nœuds qui étaient légion auparavant, et qui n’existent plus. Entre ma pratique personnelle de yoga, les cours que je donne et cette conscience au corps, ça va mille fois mieux.

Attention, ce n’est pas miraculeux. Il m’arrive toujours d’aller chez l’ostéopathe quand une douleur s’installe. L’avantage, c’est que je repère plus vite quand un matin, deux matins, trois matins, j’ai la même douleur, toujours là, aucune amélioration, et un soulagement tout relatif pendant ma pratique… Je réagis aussi plus tôt du coup. Pour quelqu’un qui a négligé ses ressentis corporels une bonne partie de sa vie, c’est un grand progrès. Jusque-là, j’étais plutôt « bah j’ai mal, ben c’est comme ça, ça passera, j’ai 38984 emails auxquels je n’ai pas répondu, c’est prioritaire sur cette petite douleur » (qui s’accroit au passage en pensant à la quantité de travail en suspens !!).

J’aime aussi penser que si un jour c’est quelque chose de plus sérieux, ma connexion à mon corps me permettra de capter que quelque chose de « pas normal » (par rapport à moi-même, le seul indice de normalité pour moi, et par rapport à la moi que je connais) se passe, et qu’il faut que j’aille consulter. Ceci dit, je n’arrive toujours pas à savoir quand j’ai faim, donc je pense que ma conscience corporelle reste assez sélective, et que je ne peux pas compter que sur elle pour me dire quand quelque chose ne tourne pas rond !!

Pour moi, au-delà de tous les bienfaits au niveau mental, équilibre de vie, c’est l’un des grands bénéfices d’une pratique quotidienne du yoga : connecter tous les jours à mon corps, et faire des pratiques ciblées qui me font du bien, soit par rapport à une douleur/sensation particulière, soit par rapport à mon envie du moment !

Et pour vous repérer, voilà quelques séances de yoga ciblées pour vous soulager ou vous faire du bien (pour agrandir la vidéo, cliquez sur lecture, puis sur le petit carré qui apparait en bas à droite de la vidéo) :

Pour le cou :

Pour les épaules :

Pour le dos :

Pour les hanches :

Pour d’autres articulations :

Je continuerai à ajouter au fur et à mesure les nouvelles séances ciblées. Si vous avez des envies particulières, faites-moi signe dans les commentaires !