Les mudras, cette belle boîte à outils

Les mudras, cette belle boîte à outils

Je te le disais dans un précédent article, je pratique de plus en plus les mudras. Ce qui me plait le plus dedans, c’est la possibilité de les emmener partout avec moi et de les mettre en application à différents moments de ma journée, quand j’en ai besoin, quand j’en ai envie, sans forcément être dans un état méditatif, voire carrément en étant en pleine réunion (quand je ne parle pas, parce que pour parler, j’ai besoin de mes mains !).

Aujourd’hui, je te présente 3 mudras qui pourront t’aider à optimiser ton énergie, éloigner la tristesse et accueillir tes émotions.

 

Ananta Prajna Mudra (la mudra de l’espace infini)

Cette mudra permet d’optimiser notre énergie. Franchement, si je le pouvais je collerais mes doigts dans cette position pour en profiter à chaque instant (bon, ce ne serait guère pratique, on est d’accord)! J’aime cette mudra, elle renforce la confiance en soi et la concentration, elle apaise le mental… On pourrait commencer toutes nos journées avec cette mudra !

On joint pouce et majeur de chaque main, ce qui crée deux anneaux que l’on va entrelacer. Les index se dressent vers le ciel en se touchant à leur bout, tantis que les autres doigts sont repliés vers les paumes des mains. A pratiquer avant, pendant et après les réunions, avant une conversation compliquée, bref, à tout moment !

Sopana Svarga Mudra (la mudra de l’escalier céleste)

Quel joli nom, la mudra de l’escalier céleste ! Et c’est bien cela qu’on fait dans cette mudra, on dépose le pouce gauche sur le pouce droit, puis tous les autres doigts en alternance, sauf les auriculaires qui se dressent, autant que possible, vers le ciel.

Cette mudra apaise la tristesse, apporte légèreté et confort dans les émotions traversées. Et déjà, rien que d’empiler ses doigts dans ce bel escalier céleste est le début d’un apaisement…

Je t’invite à faire une fois cette une fois, pour voir comment tu la ressens, et puis à la refaire, cette fois en prenant plusieurs respirations à chaque nouveau doigt déposé.

Purna Hridaya Mudra (la mudra du coeur ouvert)

Celle-là, les enfants l’aiment bien. On fait un coeur avec les doigts, c’est fun ! Tout simplement, on place le bout de nos pouces l’un contre l’autre, puis on replie les doigts vers l’intérieur de la main, en s’assurant que les phalanges supérieures de chaque doigt (là où il y a les ongles) soient contact les unes avec les autres. Pour moi, cette mudra est un peu difficile à tenir longtemps, car je peine, étrangement, à garder mes ongles alignés, surtout les auriculaires.

Elle nous permet de nous apaiser, d’accueillir nos émotions et de cultiver le calme et la paix. Et ainsi, on parvient à mieux gérer la colère.

Pour chacune de ces mudras, et pour toutes les autres, je t’invite à pratiquer et à voir ce que ça donne chez toi. Observe tes sensations, l’impact des mudras sur toi, et tu verras lesquelles sont les plus efficaces sur toi. Il est possible aussi que dans un premier temps tu ne sentes rien de particulier. La pratique régulière te permettra d’affiner tes perceptions et de renforcer l’impact des mudras. A la moindre sensation désagréable, défais la mudra et repositionne tes mains dans une posture naturelle.

Je te souhaite une belle pratique ! N’hésite pas à me dire comment ça se passe pour toi !

Décisions compliquées : les prendre en conscience

Décisions compliquées : les prendre en conscience

Je vous le disais la semaine dernière, j’ai récemment pris une décision difficile. J’ai loooonnnngguement pesé le pour et le contre, je me suis interrogée à tous les niveaux… Et finalement, c’est décidé, j’y vais ! Je m’embarque dans une aventure qui va être compliquée et anxiogène, et je ressens déjà des bouffées d’une inquiétude dont je connais la saveur et que je ne voulais plus ressentir.

Pourtant, je vous le disais, cette décision, je l’ai prise en conscience. Mon corps freine des 4 fers : petite boule dans l’estomac, crispation des mâchoires, flashbacks de nuits à me réveiller à 3h du matin. Oui, mais alors, pourquoi je l’ai prise, cette décision ? Pourquoi j’ai décidé d’y aller en niant ces signaux pourtant clairs que je m’attache à suivre de plus en plus ?

Parce qu’il y a, pour moi, quelque chose de plus grand, de limite sacré. Il y a une cause, il y a un projet, il y a des gens en souffrance, et il y a moi qui peux, peut-être, contribuer à faire quelque chose.

Mon coeur a-t-il raison quand il dit « mais pourquoi on voudrait s’infliger ça ? » ?Probablement. Ma tête a-t-elle raison quand elle dit « mais comment tu vas te sentir si ça périclite et que t’as rien fait ? » ? Probablement. Vous connaissez Heart and Brain ? Cette jolie BD où l’on voit un cerveau (Brain) et un coeur (Heart) en désaccord sur à peu près tout s’écharper avec humour ? C’est un peu ça qu’il s’est passé. Impossible de les réconcilier.

Comment j’ai décidé d’avancer par rapport à ça ? J’ai écouté les arguments en faveur, les arguments contre. J’ai parlé à mon mari. Et finalement, je me suis demandé quelle question comptait plus. Et clairement, c’était celle du cerveau, qui me disait « comment tu vas te sentir de ne rien avoir fait ? ». Alors j’ai décidé que je n’aurai pas rien fait. Je ne dis pas que je ferai bien, mais je peux dire que je ferai de mon mieux. Avec amour.

Alors oui, je nie une partie de mes ressentis physiques dans cette prise de décision, ou en tout cas j’ai décidé de leur dire que je les entends, mais que je ne me base pas sur eux pour décider, cette fois. Au final, j’ai pris des mois et des mois à la prendre, 2 ans, même. Et quand il a fallu y aller, ce sont mes valeurs auxquelles j’ai voulu donner la priorité. Comment vais-je répondre aux besoins de mon corps, à ses sollicitations, à ses réflexes de crispation automatique dans certaines situations ? Je vais respirer, je vais faire des mudras, je vais pratiquer rester consciente à mes ressentis, et ne pas les enfouir comme j’ai pu le faire par le passé.

Et quand je dis que c’est ma tête qui a décidé, en réalité, une partie de mon coeur aussi. C’est juste qu’il a un peu peur de se faire écharper et d’y laisser des plumes encore. Mais il est mieux outillé maintenant pour se préserver, prendre soin de lui et des autres couches de mon être (les koshas, sujet d’un futur article, promis !).

Je l’avais dit ici, je le redis, mon yoga est au service de mon activisme. Il va m’aider à naviguer dans mon nouveau rôle sur le conseil d’administration de PILS. #actHIVistunjouractHIVisttoujours

Déambulations

Déambulations

Dé-am-bu-la-tion. J’ai lu ce mot ce matin, et je ne sais pas pourquoi, il m’a arrêtée, il m’a attrapée au vol. C’est comme si je l’avais pris dans mes mains, cueilli dans un champ d’herbes folles, choisi parmi des milliers. Un peu au hasard, mais pas tout à fait quand même, car impossible de m’en éloigner. Je l’ai porté à mon visage, je l’ai fait tourner, l’ai observé, et je l’ai goûté. Dé-am-bu-ler ! Dé-am-bu-ler. Le verbe est encore mieux. Il a la saveur de l’aventure, de l’exploration, de la flânerie. Une odeur d’été, un parfum chargé de fruits et de fleurs et d’herbe sauvage brûlée par le soleil… Dans ma bouche, il flotte, il tourne, il suspend, il est là juste pour moi et en même temps il est à la croisée des mondes. A la croisée de mes mondes, de tous ceux que je connais, de tous ceux dans lesquels j’ai dé-am-bu-lé.

Et Dieu sait que j’aime déambuler. Je suis la déambulatrice incarnée. Je construis peu à peu ma vie pour qu’il n’y ait plus d’obstacles entre moi et la déambulation. La déambulation physique dans le monde, le monde en entier, le monde dont je souhaite découvrir les moindres recoins, tout en sachant que la déambulatrice que je suis est plutôt lente et a tendance à vouloir retourner là où elle est déjà allée pour continuer l’exploration… Mais aussi la déambulation dans mon corps, à l’intérieur de moi, à la découverte des contrées inexplorées de mon âme et de ma conscience…

Je déambule, tu déambules, nous déambulons… Déambulons !

Yoga avec Emilie grandit !

Yoga avec Emilie grandit !

Devinez quoi, Yoga avec Emilie a une Directrice Pays – France et un Directeur de la Communication. Si si, vous ne saviez pas que ma petite activité est DEJA devenue une multinationale ?

Ma Directrice Pays – France participe à toutes les séances de yoga (elle paye même son abonnement !), me fait un retour après chaque cours (process qualité), imprime et colle des affiches dans des endroits stratégiques autour de chez elle, se trimballe avec les affichettes dans son sac à mains pour les donner autour d’elle​. Elle est au taquet.

Mon Directeur de la Communication prend les photos, relit les newsletters et les articles, vérifie les liens… Ce que son titre ne dit pas c’est qu’il fait aussi le côté légal, il est en train de développer mes termes et conditions et va s’attaquer à l’aspect « protection des données » de ma newsletter.

Oui, j’ai beaucoup de chance, ma Maman et mon mari sont au taquet ! Sans compter bien sûr les encouragements du reste de ma famille, mon frère qui m’a aidée à choisir mon micro, mon Papa qui est allé « like » toutes mes vidéos sur YouTube alors que le yoga c’est pas son truc, mes belles-soeurs et mon beau-frère qui participent régulièrement aux séances, mon beau-père qui est venu auditer un cours, mes copines (et certaines de leurs Mamans !) qui participent aux séances et qui me font des retours sur mes articles, qui les partagent et qui me soutiennent, les cousin-e-s qui ont été les premier-e-s à me suivre sur Facebook.

Derrière chaque micro-entrepreneure il y a un monde de soutien, MILLE MERCIS ! ✨

Ô joie !

Ô joie !

La semaine dernière, il y a eu :

  • l’obtention de mon certificat de Professeure de yoga

  • mes premières abonnées, merci ❤

  • un article dans le journal (encore !)

  • une dame qui m’a reconnue au restaurant « vous êtes prof de yoga, non ? » Je me suis sentie comme une star, je le lui ai dit, ça nous a fait rire

  • l’adoption de ma filleule finalement validée, après plus de 2 ans dans sa famille d’accueil, elle est maintenant leur fille officiellement (elle l’était déjà depuis longtemps dans leurs cœurs)

  • une prise de décision pas évidente, faite en conscience

  • la meilleure blague que j’ai faite depuis une éternité

  • des balades sur la plage

  • l’observation d’un diagramme ikigai et pour la première fois de ma vie, me dire que je suis au centre

Oui, alors c’est sûr que c’était une semaine glorieuse. Je ne fais pas une formation de prof de yoga chaque année, et je n’ai pas 10 filleules en attente d’adoption !

La joie vit en nous, que nous ayons des raisons extraordinaires de nous réjouir ou pas, que nous la sentions ou pas. J’ai choisi de vivre dans la joie, ça ne veut pas dire que je rigole toutes les minutes de tous les jours, ni que je n’ai pas de doutes, de peurs ou de jours sans.

Ca veut dire que je cultive la joie dans mon jardin intérieur, que j’essaie de faire des activités qui boostent mon énergie et de me retirer peu à peu de celles qui me drainent. L’énergie, c’est un gros sujet chez moi. Basse énergie parfois, souvent. Et puis j’ai commencé à donner des cours de yoga, écrire mes articles, faire mes posts et photos. Et j’ai senti l’ébullition de mon énergie dans ces moments-là. Pourtant, elle s’effrite à nouveau, dans une même journée, quand je transitionne vers d’autres tâches qui me font désormais moins vibrer. Je peux donc moins blâmer mon sommeil, ma nourriture, mon cycle…

Non, je peux en revanche constater que certaines activités me nourrissent, d’autres moins. Et je peux me servir de ces sensations pour peu à peu me défaire de ce qui ne me nourrit plus. Et je peux continuer à cultiver cette connexion à moi-même, à ce qui me fait du bien ou pas, ça me permet de ne pas rester des années à faire quelque chose qui ne me convient plus (sans pour autant claquer la porte à mes responsabilités, on est bien d’accord).

Cette habitude de me connecter à mes sensations, à mes niveaux d’énergie, je la cultive sur mon tapis de yoga, tous les jours. Et peu à peu, cette finesse d’observation sur mon tapis se vit aussi dans ma vie quotidienne.

Je vous invite à vous aussi lister les petites et grandes joies de votre semaine ou de votre journée, et à observer de plus en plus finement ce qui vous nourrit et ce qui vous draine. Observez au fil des semaines, et vous pourrez en tirer des conclusions… Ca va plus vite qu’on ne le croit !

Le yoga, c’est pour tout le monde !

Le yoga, c’est pour tout le monde !

Article mis à jour le 20 juin 2021

En anglais, ça sonne mieux, on peut dire « yoga for all ». En français, c’est « yoga pour tout le monde » ou « yoga pour tous » / « yoga pour toutes ».

En cette journée internationale du yoga, c’est le seul message que je souhaite porter : le yoga, c’est pour vous, c’est pour moi, c’est pour chacun de nous.

Malgré l’image que nous renvoient les réseaux sociaux et les couvertures de magazines spécialisés, le yoga n’est pas fait que pour les jeunes femmes blanches, belles, grandes, minces et souples. Non, le yoga, c’est fait pour tout le monde, quels que soient :

  • notre genre : que l’on soit femme, homme ou qu’on ne se reconnaisse dans aucun de ces deux genres, on peut pratiquer le yoga.

  • notre poids : on peut faire du yoga et être en surpoids ou obèse. Oui, certaines postures vont devoir être adaptées aux spécificités du corps. Comme pour tous les corps en fait. Le yoga peut vraiment être pratiqué quelque soit votre poids. Quand une copine me dit « j’ai essayé de faire une vidéo avec toi, mais je ne suis pas fine comme toi », mes oreilles saignent, je veux que mon enseignement puisse être suffisamment inclusif pour qu’elle s’y retrouve, elle et toutes celles qui estiment ne pas être assez minces pour pratiquer. Je travaille sur ce front pour proposer toujours plus de variations adaptées !

  • notre couleur : les femmes blanches sont sur-représentées dans le monde du yoga occidental. Très clairement, j’en suis une et du coup j’ajoute à cette sur-représentation. J’espère encore une fois être suffisamment inclusive pour pouvoir toucher des femmes et des hommes de couleur qui pourront faire leur chemin dans le monde du yoga et détrôner par leur propre exemple que le yoga, ce n’est pas que pour les blancs.

  • notre souplesse : on croit à tord qu’on doit être souple pour faire du yoga. On me dit souvent d’ailleurs « tu dois être souple » quand je dis que je suis prof de yoga. Non, pas du tout ! Là encore, on adapte les postures au corps, tel qu’il est. C’est le yoga qui s’adapte à notre corps, pas l’inverse. Oui, une pratique régulière du yoga va permettre d’assouplir certaines parties de votre corps. Mais probablement pas autant que vous l’auriez souhaité. Car en souplesse comme dans la vie, tout n’est pas qu’une question de volonté ! Pour en découvrir un peu plus, n’hésitez à explorer cet article où je vous partage un secret ou deux liées à notre (manque de) souplesse

  • nos croyances : le yoga peut être une pratique spirituelle, en fonction de ce qu’on souhaite cultiver. Mais en aucun cas pratiquer le yoga n’est une menace dans la pratique de votre religion. Je n’aurais pas pensé à en parler si on ne m’avait pas posé la question, mais je confirme qu’on peut être catholique pratiquant ET faire du yoga !

  • notre état de santé : bien sûr, la pratique est à adapter en fonction des conditions et maladies, mais on peut faire du yoga quelque soit notre état de santé, sans pour autant y chercher la guérison, ni chercher à pratiquer une grande variété de postures. Helena nous parlait d’ailleurs récemment de son expérience. Bien sûr, il est important d’être à l’écoute de nos sensations, de ne pas pousser malgré la douleur, et de respecter les contre-indications. Dans tous les cas, je vous invite à demander un certificat médical chaque année à votre médecin. Si vous avez un souci particulier, n’hésitez pas à insister auprès de votre médecin pour savoir si toutes les postures respectent votre situation particulière. Et n’hésitez pas à en parler à votre prof de yoga. Ca lui permettra de proposer des variations qui vous conviennent ! (sans pour autant vous exposer : elle/il pourra simplement dire « pour celles qui ne veulent ou ne peuvent pas mettre la tête en bas » par exemple).

  • notre style de vie : nous avons des enfants à gérer, un boulot à 1000 à l’heure, une alimentation pas du tout équilibrée… Pas besoin de manger des brocolis pour être un bon yogi, ni d’être végétarienne, ou encore d’y consacrer deux heures par jour !

  • notre âge : les enfants ont accès à des séances de yoga spécifiques pour les captiver, tandis que les plus âgés peuvent simplement rejoindre des séances de yoga doux qui vont sans doute mieux leur convenir. 

  • nos revenus : pas la peine d’avoir un super tapis ou des leggings au top de la mode pour faire du yoga. Vous pouvez faire du yoga en pyjama sur le tapis du salon avec une vidéo YouTube (assurez-vous que le tapis est bien fixé au sol malgré tout !). Vous pouvez aussi faire du yoga sans tapis ni tenue spécifique !

Bref, le yoga, c’est vraiment pour toutes et pour tous. Le yoga vous prend où vous êtes, telles que vous êtes.

Et en cette journée internationale du yoga, faisons en sorte de faire de la place pour celles et ceux qui pensent que ce n’est pas pour eux. Quand vous êtes dans une séance de yoga, indiquez à votre professeur-e vos douleurs et contre-indications, dites-lui quand une posture ne vous convient pas, quand votre ventre vient se mettre dans le chemin de la posture et que vous ne savez pas comment l’adapter. Peut-être qu’elle non plus ne sait pas l’adapter, mais elle pourra vous accompagner dans l’exploration de vos sensations pour vous y aider. En tout cas, si vous êtes en cours avec moi, je serais ravie de vous accompagner !